J28 – mercredi 14 août – Fanad / Malin Head

La nuit a été pour le moins agitée. En effet, le froid m’a saisi en plein sommeil. Pour une fois, le ciel était complètement dégagé et étoilé. De plus, mon duvet n’avait pas entièrement séché dans le sèche-linge. Je ne m’en suis rendu compte qu’une fois à l’intérieur. J’ai donc dû me rhabiller pour pouvoir dormir. De plus, entre ma bière et ma tisane, je me suis levé 3 fois pour pisser. A ce sujet, l’ouverture sur le côté est très pratique. Cela permet d’uriner à genou sans sortir dehors. Bah oui … cela fait aussi partie du voyage !

Ce matin, je me réveille vers 6h30. L’horloge biologique est réglé sur cette heure. Je me prépare puis pars déjeuner à la terrasse du café-office bien évidemment fermé mais où une table à l’abri du vent et au soleil m’accueille. Vers 7h30, je reprends la route. Je passe devant une de ces superbes fermes, au toit de chaume, entièrement restaurées.

Alors que, ce matin, le ciel était dégagé et ensoleillé, il se couvre à nouveau d’un voile grisâtre. J’emprunte ma trace sur des petites routes non peintes (vraiment petites !).

Sur cette route au milieu de nulle part, je longe un mausolée dédié à Ste-?

Puis, j’arrive dans la superbe baie du village de Portsalon.

A la sortie de cette baie, il me faut grimper un petit col pour franchir cet éperon rocheux au-dessus de la mer. Je dois basculer derrière le point blanc que je pensais être une cabane mais qui est en fait un camping-car qui a trouvé le sport de rêve. Et ce n’est vraiment pas facile pour eux. Mais chacun sa galère …

Une fois là-haut, je peux admirer la belle plage de sable fin de cette baie.

Je rejoins ensuite la route régionale R? qui longe l’estuaire côté ouest. Comme déjà vu dans d’autres estuaires, une ferme maritime élève saumons. Peut-être celui que j’ai mangé en salade hier midi venait d’ici …

Peu après 10h, j’arrive au port de Rathmullan. Je vais directement consulté les horaires des traversiers. Le dernier est parti à 9h40. Pas de regret. Le prochain sera à 11h00. Parfait. Cela me laisse le temps d’aller déjeuner. En descendant au port, j’ai repéré un bakery-coffee. J’y retourne. Je vais chez Belles. Je pense que ce sont des belges vu la carte. Je commande une variante du F.I.B. sous forme de burger avec du bon pain maison. Délicieux.

A 11h, j’embarque sur le traversier qui nous emmène de l’autre côté de l’estuaire à Buncrana. Une trentaine de minutes plus tard, je débarque.

Il me faut à nouveau monter de sacrés tape-culs pour sortir de cette bourgade. Puis je retrouve mes routes sans peinture qui mène jusqu’à Clonmany. J’y arrive vers 14h.

Je m’y arrête pour faire des emplettes. Heureusement que mon Bel Amour m’a rappelé que, demain, c’est le 15 août et que c’est férié. Les jours passent. Ils se ressemblent tous. Comme souvent dans ces voyages au long cours, je finis par perdre la notion du temps. J’y déjeune également d’une salade composée de légumes. J’en ai trop envie. Puis il me faut repartir pour boucler les 29kms restants.

Je trace au plus court pour arriver enfin à cet endroit le plus au nord de l’Irlande. Il me faut escalader une dernière bosse avant d’arrriver  à la tour qui marque le lieu.

Je pars ensuite explorer les environs à la recherche d’un bivouac et pour aller voir le Hell’s hole.

Alors que je prends la photo avec mon iPad, celui s’éteint et terminé ! Impossible de le rallumer. Je rédige donc ces lignes depuis mon téléphone. Autant vous dire que c’est beaucoup moins évident sans clavier.

Je vais donc essayer de continuer à publier jusqu’au 22 août, date de mon retour. Mais je serais beaucoup moins prolixe. Je vous montre quand même mon bivouac qui se trouve juste devant la tour qui marque la pointe terminale de l’Eire.

La terre se termine ici. Devant c’est l’océan à l’ infini.

Bon allez, après cette longue journée harassante avec presque 1.200 m de dénivelé positif, il est temps d’aller au dodo.

Résumé : 90kms, 5h38, 16km/h, 1.158D+, éclaircies, bivouac


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