Et bien ce matin, ce sont les avions qui me réveillent aux aurores. Comme il n’y a pas le feu aux lacs du Connemara, je trainasse un peu. Bon, il faut quand même y aller pour cette journée quelque peu stressante. Il me faut en effet impérativement trouver un carton pour embarquer HakaOne. Je profite de mon dernier lever de soleil irlandais sur mon champ de blés fauchés.

Comme presque tous ces rares matins ensoleillés, les nuages vont vite rafraîchir l’atmosphère. A 7h30, je rejoins sans encombre la route côtière. Je file jusqu’au village de Rush, avant le rush final (facile !), pour y déjeuner. Je me pose sur un banc dans un parc public devant ce superbe tableau. Pour une dernière, je suis gâté !

Ensuite, je dois emprunter des routes régionales très empruntées en ce mercredi matin. Ça file bosser vers Dublin et sa périphérie. Je serre à nouveau les fesses lorsque je n’emprunte pas un trottoir à gauche voire à droite de la route.
J’arrive à Swords vers 9h30. Je passe devant un vélociste qui n’ouvre qu’à 10h. Je file en ville où j’en trouve un second mais il n’a pas de carton. A 19h, je reviens au premier mais il est toujours fermé. J’appelle le numéro. Le bois me dit qu’il ne viendra pas avant midi et qu’il n’est pas sûr d’avoir de carton.

Je prends la décision de filer vers le Décathlon, où le fiston avait appelé lundi, situé après l’aéroport, mais sans être sûr qu’il y ait un carton. Je verrais bien. En sortant de la ville et passant devant une grande zone commerciale, j’aperçois un panneau d’une enseigne de vélos électriques.

Je m’y dirige. Bingo ! Des cartons n’attendent plus que moi.

Je monte au bureau pour demander au boss s’il peut me le garder jusqu’à 16h. Il acquiesce. Je n’ai plus qu’à revenir en ville pour déjeuner et me poser. Ce matin, ce sera Turkish Eggs : délicieux ! Et vous remarquerez que j’ai le numéro de commande n°31. Un signe …

Je me rends ensuite dans un magasin de réparation électronique repéré en cherchant le vélociste. Je fais examiner mon iPad par un irlandais d’origine asiatique. Il semblerait que ce soit un problème hardware (changement du poussoir de l’interrupteur si j’ai bien tout compris). Cela me coûterait 100€. Je vais attendre d’être rentré sur Toulouse pour aviser. Avant cela, je vais visiter le château parfaitement restauré de cette agréable ville aéroportuaire. Un petit Blagnac en quelque sorte …

Pour en revenir à la casse de l’iPad, ça lâche de tous les côtés. Ce matin, c’est ma bonbonne de gaz qui est arrivée au bout de sa vie. Hier, c’est la fermeture éclair de ma veste d’hiver du STC qui a rendu l’âme (je viens de la poubelliser). Mon coupe-vent, rouge bien pâle du STC, est également au bout du rouleau. Quant à mes chaussures VTT, elles éclatent de tous les côtés. Sans parler de mon matelas gonflable qui, malgré les rustines, recommence à fuir. Autant dire que je vais rentrer plus léger !
En attendant, je m’installe dans la salle à manger du château. C’est beaucoup plus calme et agréable que dans les commerces du centre-ville …

… à part quand les voisins du dessus marchent sur le parquet de cette pièce à la très belle charpente et au lustre ciselé. Et, comme j’ai un peu de temps devant moi et étant dans un lieu historique, j’aimerais revenir sur ce conflit irlandais que je n’ai pas encore évoqué.

L’IRA (Irish Republican Army) est le nom porté, depuis le début du XXe siècle, par plusieurs organisations paramilitaires, luttant par les armes, contre la présence britannique en Irlande. Le processus de paix a été signé lors du Vendredi saint de 1997, notamment par le bras politique du Sinn Féin. Les armes furent définitivement déposées en 2005 … bien qu’une branche armée soit toujours active. La photo ci-dessous a été prise en sortant de Belfast et honore un combattant britannique tué au combat.

Après avoir fait quelques emplettes et m’être posé dans le magasin Centra de la Main Street, je retourne au eBike Shop. Et devinez quoi ? Il bruine ! C’est un running gag. Je suis en tenue civile. Tant pis. J’y vais. Je choisis un carton identique à l’aller de 1,50m de long. Il me faut démonter le porte-sacoche avant, sans parler des pédales, roues, selle et aussi du cintre à dévisser. Mais je gère.
A 16h, l’opération emballage est terminée. Il me faut maintenant trouver un grand taxi. Je remonte à l’étage et demande au boss s’il connait une compagnie. Il passe plusieurs appels infructueux. Puis, finalement, propose de me déposer à l’aéroport avec le Traffic de la société. Trop sympa. A 16h30, je suis à l’aéroport de Dublin.

Quand je vous dis que « Tout se fera !« . Je n’ai plus qu’à me poser, essayer de mettre à jour mon tableau de résumé géré sous Apple … et attendre mon vol de demain à 7h du mat’.

En mettant à jour cette dernière ligne, mon compteur kilométrique m’indique 3.003 kms. J’aurais voulu le faire exprès, je n’y serais pas arrivé. L’an dernier en Asie, c’était 10.010.
Résumé : 36kms, 2h20, 14km/h, 175D+, nuageux / pluie, bivouac