J9 – dimanche 11 mai 2025 – Burgas / Obzor

En ce dimanche matin, je traînasse un peu au lit. Il faut dire que je n’ai pas mes p’tits zozios pour me réveiller. Je range mes sacoches puis descends pour filer un coup d’éponge sur HakaOne qui morfle pas mal sur ces mauvaises routes boueuses. Peu après 8h00, je quitte mon appart’ après avoir laissé le badge de l’entrée dans la boîte aux lettres.

Je rejoins le front de mer avec encore un monument immense à la gloire du travailleur. Comme dans beaucoup d’endroits au monde en ce dimanche matin, les gens promènent leur chien, marchent, courent, roulent.

En sortant de la ville, je suis d’ailleurs surpris de voir des coureurs faire des mouvements de Qi Gong. En fait, la sortie de la ville est marécageuse avec des marais salants. Et il y a des nuées d’insectes qui viennent saluer coureurs et cyclistes matinaux. Heureusement que j’ai mes lunettes de soleil. J’emprunte ensuite une mauvaise piste pour éviter la route 9 qui longe la mer. Je longe alors une voie ferrée désaffectée en bord d’une friche industrielle. Tristoune. Après 20kms de plat, je monte à Kableshkovo avant de redescendre vers Aheloy puis Nesebar et la côte.

A 10h30, c’est la pause syndicale pour mon café matinal en bord de mer. L’ambiance est cubaine en ce dimanche matin. Par contre, les rares commerçants ouverts font grise mine. Il n’y a pas grand monde dans le quartier.

Je pars ensuite visiter la vieille ville de Nesebar qui, comme Sozopol, est bâtie sur un éperon rocheux. Justement au bout de cet éperon, un couple de jeunes mariés se fait tirer le portrait sous tous les angles et, notamment, devant cette vieille église orthodoxe. Il y a plus moche comme décor.

Je me balade à nouveau dans les charmantes ruelles de ce vieux village avec, toujours, ces maisons en bois très bien conservées.

Après cette visite touristique, je sors de la vieille ville pour entrer dans la nouvelle. Il n’y a pas photo. C’est très moche d’un côté et splendide de l’autre. Les hôtels, resorts, complex, palaces, … se font la concurrence de la laideur dans tous les styles et toutes les couleurs. Sans parler des casinos et autres boites à Paris qui font florès. Après avoir  traversé Sveti Vlas tout aussi moche, je redescends vers la mer. Au passage, j’aperçois cette Coccinelle VW immatriculée en IRLande. Souvenir, souvenir …

J’arrive à la sortie de Sveti Vlas. Et là, c’est le comble avec cet immense bâtiment de béton qui fait face à la mer. En-dessous de ce chateau des temps modernes, un lotissement de petites maisons est habité par la diaspora ukrainienne. Ma trace m’envoie dans ce lotissement. Auparavant, j’arrive à dénicher un boulanger ouvert à qui j’achète 3 chaussons fourrés différents. Ce sera la surprise. Las, une barrière avec garde assermenté me barre l’accès à mon chemin.

Je parlemente. Il me laisse rentrer. Je n’aurais peut-être pas dû ! En effet, j’emprunte une piste forestière qui doit me faire longer cette pointe. Je trouve  une clairière pour casser la croûte avant d’aller me casse les pattes sur ce mauvais chemin défoncé.

Après 2 bonnes heures de crapahute, j’en vois enfin le bout. En redescendant sur le village d’Emona, j’ai dû traverser un troupeau de vaches en liberté mais gardé par 3 molosses. Le sifflet a encore fait son effet mais cela a été chaud quand même.

J’arrive enfin à ce village perdu au fond de cette pointe. Je trouve un café-restau ouvert. Je m’y arrête pour déguster une bonne bière bien fraîche et amplement méritée avec vue sur le phare Emona. Je n’ai pas le courage d’y descendre. J’ai en effet prévu d’aller bivouaquer sur l’autre pointe.

Par contre, à la sortie du village, je suis obligé de m’arrêter auprès d’une grande flaque d’eau tellement HakaOne est dégueulasse. Je démonte les roues pour enlever la boue qui s’est agglutinée sur le … garde-boue. Oui mais je lui demande pas de la garder la boue ! J’y passe une bonne heure.

Je descends la colline avant de retrouver ma route 9. Et là, en ce dimanche de fin d’aprèm’, ça circule beaucoup. Je sers mes miches et finis enfin par trouver la petite route que j’ai repérée. Elle dessert un camping (fermé) puis descend vers la plage. Je m’arrête avant vu la pente infernale pour atteindre la plage. Je plante mon bivouac en haut de la falaise avec vue imprenable sur mer.

Je peux enfin sortir mon réchaud pour me préparer un bon Tipiak accompagné de thon et haricots. Cela faisait longtemps ! Le soleil se cache déjà derrière la forêt. Il est temps de faire ma pratique de Qi Qong avec vue sur mer avant d’aller me coucher et de bouquiner. Encore une bien belle journée de vadrouille …

Résumé :

83kms, 6h00, 13,9km/h, 941D+ 945D-, beau temps, bivouac


Une réflexion sur “J9 – dimanche 11 mai 2025 – Burgas / Obzor

  1. en voyant ce que tu manges, je comprends que je n’arrive pas a maigrir quand je fais le meme genre de trip que toi LOL …..

    Ps : j’ai achete un sifflet anti-chiens , reste a le tester 😉

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