Après une très agréable nuit dans ma petite maison grecque, je suis réveillé par le soleil vers 6h30. Je me prépare et déjeune avec vue sur la lagune. Puis je sors de ce site en empruntant un chemin d’un kms. Je salue le couple d’allemands, aperçu hier soir, qui sont bien au chaud dans leur camping-car. Je retrouve la route bitumée et repars pour une nouvelle journée d’aventure ventée. Les joncs en profitent pour sécher avant d’être découpés et refaire des toitures.

Les vaches, elles, paissent paisiblement dans ce décor camarguais où les flamants roses ont été remplacés par des cigognes.

Je reprends ma route qui contourne la lagune. Après avoir traversé le camp militaire de Babadag, j’aperçois au loin, derrière les blés toujours berces par le vent du sud, la forteresse de Enisala perchée à 99 mètres d’altitude. Comme personne ne m’attend pour déjeuner, je décide d’y monter. Encore une belle grimpette pour accéder à l’entrée.

Bien que le guichet n’ouvre qu’à 10h, j’accède tout de même à la forteresse après avoir salué le gardien et lui avoir payé mon entrée. Du haut de cette forteresse médiévale du XIV siècle, la vue est grandiose sur tout le delta du Danube.

Je redescends puis traverse le village d’Enisala où je passe devant une de ces maisons typiques mais, cette fois-ci, avec le toit en chaume.

Arrivé dans la bourgade de Sarichioi, je déniche difficilement une cofetarie. C’est en fait une petite pâtisserie-café. Les pâtissières sont charmantes et leur gâteau est délicieux. Ce n’est pas le tout, il me faut repartir sur la route en direction de mon village espéré …

Je repars sur la route DJ222 qui mène à Tulcea à une quarantaine de kms au nord. Cependant, arrivé au village de Agighiol, je tourne à droite sur la route DJ222C. Je traverse des plaines maraîchères sous un ciel plombé. Je traverse également de petits villages où il n’y a qu’un seul commerce : Magazin Mixt. L’heure avance et je commence à avoir sérieusement les crocs. Je repère un restau sur Google Maps mais c’est un complexe hôtelier 3* dans la pampa en bord de lagune. Finalement, je me pose à Sarinasuf sous un abribus à renommer en abrivent. Ce midi, ce sera salade de crabe et fromage de vache le tout sous cellophane. J’espère que pour la progéniture de cette cigogne, présente dans chaque village, le repas sera meilleur.

Comme le ciel, je repars plombé par ce mauvais repas et, surtout, par le décès de la femme d’un ancien collègue d’AtoS avec qui j’ai bossé quelques années. Ils ont toujours été présents pour moi notamment lorsque je venais de divorcer et que j’avais ma puce Gwen en garde alternée. Je te dédie cette journée Gilbert. Je pense fort à toi et à tes 2 fistons.
Arrivé dans la grosse bourgade de Marighiol, je trouve enfin un café. J’aurais certainement trouvé un restau ici vu que cela me semble un endroit touristique avec des excursions dans le delta. J’en profite pour recharger mon téléphone. Plutôt que de continuer vers Tulcea, je descends vers les villages de Dunavatu de Sus et D. De Jos. Et j’arrive tout au bout de la route. Ce n’est vraiment pas le village que je cherchais.

Il est plus de 16h00. Je n’ai pas la gnaque pour repartir sur mes pas. Il me faut donc trouver un bivouac. Après avoir jardiné dans quelques chemins mais sans résultat, je repère un monastère à l’extérieur de cette bourgade beaucoup trop touristique à mon goût. Des hôtels haut-de-gamme ont été construits un peu partout. Bof …

Je passe devant ce monastère et continue sur le chemin qui longe la lagune. Je ne trouve rien d’extra comparé à mes derniers bivouacs. Finalement, je me pose le long de ce chemin sous quelques arbres qui me protègent du vent.

Résumé :

92kms, 5h12, 17,7km/h, 494D+ 495+, nuageux, bivouac