Après une bonne nuit dans ce grand lit, ce n’est ni l’humidité, ni le froid, ni le soleil, ni le chant des oiseaux qui me réveille ce matin. Tout simplement mon horloge biologique réglée sur 6h30 du mat’. Je tire un peu au flanc et j’émerge finalement vers 7h30. Le temps de déjeuner, de me préparer, de ranger les sacoches, il est un peu plus de 8h00 quand je quitte ce bel appart’ dans un cadre pas forcément folichon. Mais l’important n’est pas l’enveloppe mais ce qu’il y a à l’intérieur.

Ma trace m’envoie dans la banlieue à Cornu avec de belles grimpettes pour me mettre en jambe. Je passe devant ce camion planté au milieu d’un champ. Avant-hier, lors de mon bivouac près de la rivière, j’en avais déjà vu un. Je pensais que c’était un camion abandonné. Mais, après m’être fait piquer par une abeille, j’ai percuté que c’était un camion apicole.

Après 10 bornes de balade dans la pampa et les quartiers résidentiels, je rejoins « enfin » la route principale DN1 qui monte à Brasov. Comme prévu, le temps est couvert. J’ai sorti mon ciré jaune pour être bien vu et pour repousser la pluie. J’emprunte tout d’abord une 2*2 voies jusqu’à la bourgade de Comarnic. La pluie arrive. La route se rétrécit et commence à grimper sérieusement. Je prie ma bonne étoile qu’un abruti ne me serre pas trop les miches et m’envoie dans ce décor montagnard. La circulation y est particulièrement dense entre poids lourds, bus, voitures, motos. Mais, comme c’est bizarre, aucun vélo !

Vers 10h30, j’arrive enfin à Sinaia considéré comme un des plus beaux sites roumains. A l’entrée, je passe au-dessus de la rivière Prahova qui doit prendre sa source pas loin d’ici. Cette ville étendue dans une vallée est en fait une grande station montagnarde. D’ailleurs, il y a une station de ski au-dessus, accessible par un télésiège, dont le sommet (mont Furnica) culmine à 2.103 mètres. Cette ville me fait penser à Bagnères-de-Luchon. Je me pose dans un café branché en plein centre. Je retrouve les prix occidentaux à 6€ l’américano/muffin.

La pluie a repris. J’attends que ça se calme avant de me rendre au Castelul Peles. Et ça grimpe sec ! J’ai du bol. Une belle éclaircie m’accompagne pendant ma visite.

Avant d’accéder au parc, je traverse l’ancien village aux superbes maisons transformées en hôtel-restau de luxe.



Puis je redescends visiter le Manastirea Sinaia dont la basilique principale est en réfection. Mais à l’intérieur, l’ancienne basilique est splendide. Je profite notamment des explications d’un guide avec un couple de français sur les anciennes peintures couvrant les murs.

Il est temps de reprendre la route vers Brasov. Mais avant cela je m’arrête déjeuner dans un Mesopotamia (fast-food roumain ?) ! J’ai d’ailleurs pu récupérer un morceau de papier sur lequel je vais en profiter pour faire ma procuration à notre AG ECOSOL de ce samedi. En tant que trésorier, c’est la moindre des choses. Je grimpe toujours en passant par de petites stations de montagne avec, à l’entrée et sortie de ces villages, des stands de vente de produits locaux.

Alors que je roule encore sur cette DN1 avec toujours autant de circulation, je me fais doubler par le train dont la voie ferrée longe cette route.

Avant la station de Predeal, je bifurque à gauche pour descendre sur Rasnov. J’emprunte alors la DN73A. La circulation y est beaucoup moins dense. Tant mieux. Je traverse ensuite le village de Pârâul Rece où se trouvent de nombreux sanatorium complètement isolés du monde. A partir de là, c’est tout schuss, avec de nombreuses épingles, jusque dans la vallée. J’arrive enfin à Rasnov où je m’arrête faire des courses vu que je n’ai plus rien à becter. Il est bientôt 17h. L’heure du bivouac à sonner. Je prends la route en direction de Bran. Je laisse les monts enneigés sur ma gauche.

Sur la route de la vallée, je repère un mont qui domine la bourgade de Tohanu Nou. Je m’y dirige. Après une belle grimpette sur un mauvais sentier, je trouve un emplacement en bordure de chemin, à l’abri du vent et avec vue sur ce sommet enneigé. Il fait grand beau quand je plante mon bivouac. Mais le temps de boire l’apéro et de casser la croûte, de gros nuages s’amoncellent sur les sommets. La pluie est de retour. J’ai juste le temps de tout ranger et de rentrer mettre à l’abri. Il est 19h00. Je suis déjà rentré ! L’orage éclate.

Je n’ai plus qu’à me glisser dans mon duvet, rédiger ces lignes, lire mes magazines et récupérer de cette journée avec le plus fort dénivelé depuis mon départ.
Résumé :

87kms, 5h18, 16,4km/h, 1371D+ 1112D-, nuageux / pluie / beau temps, bivouac
super Gael. Alix et moi étions passé à Sinaia il y a 20 ans. Beaux souvenirs du château Pelés mais attention aux ours. Bon voyage à toi. Continue de nous faire rêver.
Jean-Philippe
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