J26 – mercredi 28 mai 2025 – Pietra Neamt / Falticeni

Je me réveille vers 7h du mat’. Je tire les rideaux. Le ciel est toujours aussi plombé. La journée s’annonce à nouveau humide. Le temps de déjeuner et de me préparer, je décolle vers 8h. Je quitte ma chambrette à la salle de bain « asiatique » (douche/robinet et WC dans la même pièce).

Il ne pleut pas mais cela ne va pas durer hélas … La température est glaciale. Il doit encore faire 5°C en ressenti. Je remonte de gran’s boulevards toujours bordés par des immeubles tristounes. La pluie se remet à tomber. Je sors de cette grande ville de Pietra Neamt (mon traducteur me donne Pierre Allemande) sans charme. Je prends dorénavant la route nationale DN15C. En sortant de la ville, j’ai le choix de contourner la colline ou de couper en direct. J’opte pour la grimpette. Heureusement que j’avais fait quelques kms avant pour me chauffer les gambettes parce que ça grimpe sec. Par moment, je suis obligé de monter en danseuse alors que je suis tout à gauche. En regardant le profil Open runner, il y a effectivement des passages entre 10 et 15% !

De plus, la pluie tombe toujours aussi drue. Je rejoins la DN15C qui vient d’être refaite. Au niveau photo, ce sera soft ce matin. Il pleut vraiment trop fort. Je m’arrête juste à l’entrée de ce village au nom qui m’adresse un message subliminal …

Arrivé à l’entrée du village suivant au nom de Cracaoani, longeant la rivière Cracau, je m’arrête dans un café-bar très sympa. C’est l’heure de ma pause et celle-ci est vraiment bienvenue vu que je suis bien trempé. La patronne est à nouveau fort sympathique. Elle essaie de comprendre, avec ses quelques mots d’anglais, ce que je fais ici par un temps pareil.

Après réflexion, j’aurais dû rester dans ma pension jusqu’à ce midi et ne prendre la route que cet après-midi. Je viens de voir que la pluie cessait vers 13h. Mais il est trop tard. Je vais reprendre ma route humide. Auparavant, la patronne me donne le mot de passe très mnémotechnique de sa wifi. Je réussis à la rentrer du premier coup !

Je renfile ma tenue de marin-pêcheur et je repars sur ma route détrempée. J’enchaîne les montées et descentes plus ou moins prononcées. Vu ce qui tombe, c’est compliqué de sortir ma tablette ou mon téléphone. Cependant, je m’arrête quand même pour immortaliser cette maison typique de la région avec son toit en zinc. 

Je continue ma route jusqu’au Targu Neamt. Il est midi passé. Je recherche un restau mais repère une pizzeria. Cela fait longtemps et cela me tente bien. Je pose HakaOne sous le auvent et entre dans Pizza Club. Il y a du monde. C’est bon signe. Effectivement, je commande 2 parts de pizzas différentes découpées dans de longues pizzas. Le prix est au poids. Je me régale. En fin de repas, ma serveuse préférée m’aide à régler mon café, à 3 LEI (0,60€), dans ces foutues machines qui n’acceptent que des biftons. Si vous n’avez pas la somme exacte, la machine garde la monnaie.

Après cet agréable intermède, il me faut repartir. La pluie a cessé. Mais elle reprendra de plus belle juste après avoir passé ce panneau d’entrée dans le Judetul de Suceava

C’est-à-dire dans le comté de Suceava qui est la ville principale où je me rends. De ce fait, toutes les plaques d’immatriculation de ce comté commenceront par SV (abréviation de SuceaVa). Pour le comté de Bucarest, ce sera B, celui de Pietra Neamt MT, …

Et, dans ce comté de SV et sur cette route DN15C, c’est l’enfer (tout relatif mais ça y ressemble). En effet, je roule sur ma bande de 20 cms de large. Je me fais doubler par moult véhicules. Je me fais asperger et arroser de tous les côtés. Au moindre écart, cela peut être fatal. Les conducteurs les plus respectueux sont les chauffeurs de poids lourds avec remorque qui tranportent du bois. Ce sont les rares qui respectent les 1,50 mètres voire qui se déportent sur la file de gauche pour me doubler. Il pleut tellement que les rivières débordent. Le ciel est toujours aussi bouché.

Je décide de bâcher plus tôt que prévu et ne pas filer jusqu’à Suceava. Je suis rincé à tout point de vue. Entre les bosses et la flotte, je sature grave. A peine entré dans la ville de Falticeni, à une vingtaine de bornes au sud de mon objectif initial, je me pose sous un auvent et consulte Booking.com. Je trouve un studio à louer à 200 mètres d’ici. Je réserve et m’y rends direct. Ce superbe studio se trouve au 4è étage sans ascenseur d’un immeuble comme ceux de ce boulevard principal.

Je pose mon vélo sous l’escalier après l’avoir attaché puis monte mes 4 sacoches. Je trouve mon appt 59 avec une boite à code pour récupérer la clé d’entrée. Je vais pouvoir faire sécher mes affaires et me prendre une bonne douche bien chaude, après avoir rallumé le chauffe-eau. Je profite de la TV pour regarder l’arrivée du Giro. Romain BARDET échoue d’un rien, devant le nouveau phénomène mexicain de Isaac DEL TORO âgé de 21 ans seulement, dans sa quête de remporter une étape avant de partir à la retraite dans un mois. Dommage. Et à RG, je vous conseille de suivre le jeune italien Matéo GIGANTE.

Il est 18h. La vue, depuis le balcon de l’appartement, est sympa avec l’école en bas et la cathédrale au fond. Mais, vu la pluie qui tombe toujours, je n’ai même pas envie de ressortir pour faire des emplettes. Je me contenterai d’un reste de soupe lyophilisée avec du pain et du fromage de vache. D’après la météo, le beau temps devrait revenir à partir de vendredi. J’ai vraiment hâte parce que cele devient plombant. Fin d’une journée qui ne restera pas dans les annales. Ou, alors dans celles de mes journées vraiment pourries !

Résumé :

76kms, 4h40, 16,3km/h, 746D+, 732D-, pluie, hôtel


Laisser un commentaire