J36 – samedi 7 juin 2025 – Miskolc / Markaz

Alors que j’étais tranquillement en train de dîner, j’ai eu la visite d’une joggeuse puis d’un VTTiste puis de 2 promeneurs de chiens. Et, cette nuit, c’est une biche ou un cerf qui n’est passé pas très loin en poussant ce cri rauque reconnaissable. A nouveau réveillé aux aurores, je prends un copieux p’tit déj’ en prévision de la matinée qui m’attend. Ce sera Roobois (plus de thé noir), yaourt myrtille et biscuits chocolatés concassés (je ne trouve pas de müesli bio), tartines au miel roumain des montagnes, banane. A 6h30 pétantes, je prends une piste qui me ramène directement sur la route n°2505.

J’entre de suite dans le Hütt National Park dont la superficie est de 431km2 et le sommet Balvany culmine à 957 mètres. Je traverse d’abord des endroits touristiques (train, tyrolienne, remonte-pentes, lacs avec barque, …) avec un superbe hôtel dominant la vallée.

Puis la route serpente à travers une immense forêt. Je monte tranquillou tout à gauche à 7 ou 8km/h. Ce n’est pas la peine de me mettre dans le rouge. La montée va être longue. Je me régale. Il n’y a pratiquement aucune circulation. Je suis à l’ombre. Je monte en écoutant les chants des oiseaux. Du pur bonheur !

Après deux heures de grimpette, j’arrive à l’Observatoire. Malheureusement, le café n’ouvre qu’à 9h30. Alors que je passe devant l’embranchement qui descend au village de Reapashuta, des jeunes ont planté la tente sur une aire de repos. De bon matin, ils carburent déjà à la beuh et l’alcool. Quant à moi, je continue à monter au ciel, mais différemment que les djeunes, avant de basculer dans la descente qui me mène au village de Felsötarkany. Je croise quelques cyclistes du samedi.

Arrivé au village, je cherche un café où me poser. Alors que je regarde à droite et à gauche, un VTTiste me double par la droite sans me prévenir. La frayeur ! Même pas un mot, ni un geste. Rien. Le gars file bon train. Allez zou ! Je le prends en chasse histoire de mettre un peu de fun. Je le suis à une centaine de mètres à presque 25km/h. De plus, comme il connait l’endroit, je le laisse me guider à travers le réseau de pistes cyclables. A l’entrée de la ville, je le laisse filer pour me diriger vers le centre historique. Je m’arrête devant la place principale pour y déguster mon café matinal.

Avant d’aller visiter le château qu’on aperçoit au fond de la place, je pars me balader dans les petites ruelles fort agréables de cette charmante ville.

Puis je monte au château très bien restauré. En ce samedi matin, il y a énormément de visiteurs roumains. A l’intérieur, les vestiges de l’ancienne fortification sont protégées. De nombreuses salles retracent l’histoire de cette fortification.

Il est temps de partir de cette agréable ville à dimension humaine. Comme depuis ma sortie du  Hütt National Park, je circule sur le réseau cyclable. A ce sujet, hier, j’ai aperçu des panneaux avec EV11 (Euro Vélo n°11) sur une des pistes empruntées. Ce matin, c’est l’EV14 que j’emprunte. (Cf les plans de ces EV en fin d’article).

Quelques kms après être sorti de la ville, je passe devant un mega-complexe hôtelier construit en pleine cambrousse. Il y a piscine, spa, … Et c’est blindé de monde. C’est clair que je n’irai pas passer mes vacances ici, ni même une journée de « repos ».

Je file jusqu’au village de Egerzlalok où j’ai repéré un restau sympa avec Google Maps. Je m’y dirige. Plutôt que de rester en terrasse avec joueur de guitare, je file à l’intérieur dans une cave voutée fraiche. Quel pied ! Et là, je me tape à ouveau la cloche. Certainement, un des meilleurs restaus depuis mon départ. J’attaque par un plat d’abats de canards servis avec des légumes frais, des oignons frits et du risotto. Un délice ! Le tout accompagné d’une bière roumaine de 0,5L. Faut bien se réhydrater …

Puis j’enchaîne par le dessert maison accompagné d’un expresso. Le dessert me rappelle le papanasi roumain avec ces pâtes mi-beignet, mi-crêpe Je me régale. Après ce délicieux repas, il est temps de trouver un endroit pour faire une sieste bien méritée.

Je me pose sur un banc d’un parc u peu à l’écart. J’en écrase pendant 30′. Puis il me faut repartir. Dur dur de remettre la machine en route surtout que le soleil tape toujours autant. De plus, la route que j’emprunte est particulièrement vallonnée avec des enchaînements de raidards suivis de fortes descentes. C’est un vrai casse-pattes ! Je suis accompagné par Dire-Straits. Je suis toujours sur l’EV14. Je me fais doubler par quelques cyclistes. Un d’eux  à un dossard. Je ne sais si c’est une course ou pas.

Dans les villages traversés, je fais la pause ravito à ces fameuses pompes bleues. D’ailleurs, les cyclos font de même. J’ai aussi la chance de déguster mes premières cerises cueillies sur l’arbre. Un régal ! J’arrive enfin dans le village bien pentu de Markaz. J’y avais repéré un lac avec l’espoir d’y planter mon bivouac du soir. Je me pose dans un café boire une bonne bière bien fraîche. En étudiant à nouveau mes cartes, je repère un point de vue au-dessus du village. Cela m’évitera de faire quelques bornes en plus sans être sur de trouver un endroit sympa.

Par contre, les deux magasins Coop du village sont fermés. J’ai l’impression que c’est un week-end férié vu la pancarte sur la porte. Je vais devoir taper dans mon Tipiak de réserve. Comme quoi, il faut toujours garder une poire pour la soif et un Tipiak pour la faim. Je plante la tente à l’ombre et dans le sens du vent.

La vue est effectivement sympa. Je domine le village, le lac, la vallée … et la centrale électrique de Mátra au fond à droite.

Encore une magnifique journée de cyclotourisme à travers ce parc national et ces collines verdoyantes. D’ailleurs, j’ai passé le cap des 3.000kms et, demain, je ne devrais pas être très loin de la Slovaquie !

L’Eurovélo11 :

L’EuroVélo14 :

Résumé :

97kms, 6h08, 15,8km/h, 1417D+ 1441D-, beau temps, bivouac


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