J38 – lundi 9 juin 2025 – Szécsény

Hier soir, l’orage a fini par s’éloigner et les agapes se terminer. En effet, un groupe de personnes d’un certain âge voire d’un âge certain (dans mes âges quoi !) fêtait un évènement sur la terrasse au-dessus de ma chambrette. Vers 22h, je pense que le couple de motards autrichiens a dû piquer une beuglante pour calmer l’ambiance. Le calme est revenu. Mais vers 7h du mat’, ce groupe occupant plusieurs chambres a plié bagage fort bruyamment en ce Lundi de Pentecôte (d’où certains commerces fermés tout le week-end !). De toute façon, j’étais déjà debout. Mais je préfère quand même être réveillé par les mélodies des oiseaux au milieu de la nature …

Ma chambrette est au fond à gauche.

Après avoir pris un p’tit déj’ salé et cochonné accompagné d’un expresso malgré avoir demandé un americano ou café long (hosszú kávé), j’étends mon linge au vasistas en espérant que tout sèche d’ici demain matin. Il a bien fallu que je me tape la lessive à l’ancienne : évier, eau chaude, savon et huile de coude ! Et cela n’a pas été simple pour la rincer avec le poignet toujours en vrac …

Puis je pars laver HakaOne à la station de lavage la plus proche. Il en avait bien besoin le pôvre.

Avant de rentrer à l’hôtel, je m’arrête pour prendre un café long et un gâteau au chocolat dans une pâtisserie (cukrászda) qu’il ne faut pas confondre avec la boulangerie (pékség). Je tombe à nouveau sur ces affiches anti-européennes. « OK. Ils admettaient l’Ukraine dans l’UE, mais nous en paierions le prix. VOTONS NON !« .

Et les populistes … il faudrait revenir au temps des palais hongrois, comme celui de la ville tout proche de l’hôtel, et de la monarchie. Et, surtout, ne pas toucher aux euros versés par l’Europe. Parce que, vouloir, le beurre, l’argent du beurre et la crémière en sus, c’est un peu facile !

Quant à moi, pour ce midi, je déniche un restau sympa sous les remparts. Je n’ai pas envie de laisser un forint de plus à mon hôtel.

Je me tape la spécialité de la maison accompagnée d’un verre de vin rouge de Matra dont j’ai traversé les vignes hier. C’est un vin obtenu à partir des cépages Kékfrankos, un des cépages rouges les plus cultivés en Hongrie, et Cabernet Sauvignon. Il me rappelle nos vins du Sud-Ouest.

Et, en dessert, je choisis aussi le dessert maison ressemblant fort à celui d’hier (Somlói galuska). C’est un gâteau composé de plusieurs couches de génoise, garni de confiture et de raisins secs, accompagné de crème à la vanille et d’un coulis de chocolat. C’est délicieux. Et, pour ne pas quitter la Hongrie avec regret, je me fais un petit plaisir en dégustant un verre de Tokaji aszú. Ce Tokaj est un vin fortifié acide, aux arômes intenses de miel, d’abricot et de marmelade d’orange. Son cépage est le Furmint. Il est élaboré avec des baies atteintes par la pourriture noble (botrytis). L’addition, avec le pourboire laissée à la charmante serveuse, est salée. Mais quel plaisir des sens … 

Je vais profiter de cette journée de repos pour mettre à jour mes articles avec les traces et dénivelés OpenRunner. Je trouve qu’elles sont plus lisibles que celles de Mapy.com. Demain, je basculerai en Slovaquie dont la frontière la plus proche est à 6 kms. A ce sujet, voici mon tracé depuis mon départ d’Istanbul le 2 mai.

Mais avant cela, un topo sur la Hongrie.

« La Hongrie (Magyarország) est une république constitutionnelle unitaire située dans le sud-est de l’Europe centrale. Elle a pour capitale Budapest. Sa monnaie est le forint (1€=400FT). Sa superficie est de 93.030km2 (6 fois plus petite que la France). Sa population est de 10 millions d’habitants. Le salaire moyen est de 707€ brut / mois. ». Cependant, j’y trouve la vie presque aussi chère qu’en France. D’ailleurs, le litre d’essence est à 580FT (1,45€).

Je termine mon après-midi en me baladant dans le centre ancien. Je passe, notamment, devant la vieille église où se déroule la messe de Pentecôte. Puis je rentre à l’hôtel. Je profite de ce temps libre pour passer un coup de fil à mon ami Loïc le vadrouilleur. Puis à mon amie Laurence, ma « petite soeur » que je n’ai jamais eue, toujours au taquet. Hier, c’était Marie-Pierre et Régis, les néo-ariégeois fidèles parmi les fidèles. Et, avant-hier, mon bro Riri l’aventurier toujours par monts et par vaux. Ce matin, c’est ma tante Gene, très présente dans ma jeunesse, qui vient de passer le cap des 70 piges, que j’ai eu au bigophone. C’est une de mes plus ferventes lectrices. Mais, hélas, sa santé se détériore.  Je te dédie cette journée et pense très fort à toi. Gros bisous à toutes et tous.

Résumé : beau temps, hôtel


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