J39 – mardi 10 juin 2025 – Szécsény (H) / Zibritov (SK)

Réveillé à 5h du  mat’. C’est un peu tôt M. DUREAU. Je replonge après avoir mis ma sonnerie à 6h30. Les sacoches sont prêtes. Je n’ai qu’à prendre une dernière douche avant quelques jours, me laver les dents et quitter ma chambrette. A 7h00, je suis dehors pour me diriger vers la boulangerie repérée hier. Je déjeune d’un café et d’une brioche au chocolat pour dépenser mes 1.200 derniers florint. Il est temps de reprendre la route.

Ma trace m’envoie sur une « piste » qui longe la rivière Ipoly délimitant la frontière Hongro-Slovaque.

Peu avant 8h, je la franchis sans encombre. Me voici arrivé en Slovaquie où j’étais déjà passé lors de mon périple Orléans/Budapest en suivant l’EV6. Je m’étais d’ailleurs arrêté à Bratislava, la petite capitale que j’avais adorée. Ce matin, il fait légèrement frisquet. La température a sacrément baissé avec l’orage de dimanche soir. Cependant, pour rouler, c’est très agréable.

En ce mardi matin, je ne croise pas grand monde dans les petits villages traversés. Par contre, je lève un lièvre aux grandes oreilles dont le bout est noir. Puis c’est une biche allongée au milieu d’un champ que je fais déguerpir. Et, en bordure de champ, un renard qui prend la fuite à travers les blés. C’est d’un calme et d’une paisible. Là, je passe devant une maison où doit habiter un fana de foot. Sur la droite, se trouve l’écusson de l’OL mais pas de PSG, ni d’OM et encore moins de SCO !

J’arrive au village de Horné Plachtince. Ma trace m’envoie ensuite sur une petite route qui s’élève à travers les vignes. Devant moi, c’est une immense forêt qui se présente. Cela m’inquiète un peu.

A présent, je me retrouve sur une piste en béton. A un moment, je suis obligé de mettre pieds à terre tellement la pente est raide. Cela doit grimper à +15%. Je continue un peu trop loin et rate la bifurcation indiquée par mon GPS. Je fais demi-tour mais ne trouve pas d’autres pistes si ce n’est l’entrée d’un champ. Je m’arrête, consulte ma carte. Je suis dans un cul-de-sac ! Soit je continue par la trace indiquée pour couper dans la forêt et basculer de l’autre côté. Soit je dois redescendre dans la vallée et contourner cette montagne par une autre route !

Je m’engage dans le merdier. Je suis obligé de tomber les sacoches puis les avancer plus loin. Et ensuite revenir chercher HakaOne et ainsi de suite pendant un long moment. Je me retrouve au milieu d’une mauvaise piste envahie d’orties. J’avance tant bien que mal avant de retrouver une piste un peu meilleure. Je suis sur un chemin de rando. Pourquoi ma trace « Cyclotouriste » m’a envoyé dans cet infâme merdier ? Mystère et boule de gomme.

Après 1h30 de galère, je débouche enfin sur une route défoncée qui dessert quelques fermes et maisons. Mais, au moins, je suis sorti de la forêt et j’ai basculé de l’autre côté de cette montagne de Kraje qui culmine à 566 mètres. Je finis par retrouver une route carrossable qui traverse quelques villages perdus dans ces petites montagnes.

Il est bientôt midi et je commence à avoir faim. Depuis ce matin, je n’ai vu aucun café. Et les commerces ne sont que dans les grosses bourgades. Ma gourde est presque vide. J’arrive enfin dans le village de Litava où se trouve une Coop. Pas de bol, elle est fermée pour inventaire. Je dois encore continuer jusqu’à la bourgade de Bzovik pour trouver un restau fermé, mais qui fait encore bar, et une Coop. J’en profite pour faire mes emplettes vu que le frigo est vide. Puis je reviens m’installer dans le bar pour y déguster une Martiner, ma première pivo slovaque et y dévorer mon sandwich.

Je termine par un café. La jeune patronne est adorable. Par contre, elle mange glace après glace et sa silhouette en pâtit. Et la CB n’est pas acceptée. Heureusement que je suis parti avec des Euros en poche. Et oui, la Slovaquie est en zone euro. Une fois déshydraté et rassasié, je remonte visiter le château fort qui domine la vallée. Là, un slovaque m’indique comment ouvrir le portillon après le pont-levis. Cela me change de mes copains hongrois.

Je fais le tour de cette imposante bâtisse bien restaurée.

Puis je reprends la route qui m’amène dans la vallée et dans la ville industrielle de Krupina. De là, je grimpe à nouveau dans la forêt pour me diriger vers la ville touristique de Banská Stiavnica. C’est d’un calme. Je monte tranquillement sur la petite plaque. A un moment, je m’arrête faire le plein des gourdes à une source bienvenue.

J’arrive dans le village de Zibritov. Je monte en haut de cette tour de guet datant de 1582. Il est bientôt 17h00. Je ne suis plus très loin de ma destination mais je n’ai pas envie d’y arriver trop tard.

Je consulte donc ma carte. Je repère un « abri touristique » sis à côté d’un point de vue au-dessus du village dans la forêt. Et c’est reparti pour 2,2kms de grimpette sur une piste forestière. Mais quel bonheur en arrivant sur place ! Je domine la vallée à 180°. J’installe mon bivouac. Et, surprise, une biche et ses 2 faons sortent du sous-bois pour venir brouter l’herbe de la prairie. J’arrête tout. Je me planque et observe le spectacle. Au bout d’un moment, je me décide à filmer en avançant doucement alors que les faons sont redescendus à couvert. J’arrive à une cinquantaine de mètres quand la biche m’aperçoit et s’enfuit gracieusement. 

Fin de cette belle journée à crapahuter dans les montagnes slovaques.

Résumé :

82kms, 6h05, 13,5km/h, 1338D+ 963D-, beau temps, bivouac


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