J46 – mardi 17 juin 2025 –  Kraków / Kazimierza Wielka

Le réveil est très matinal. A 5h du mat’ ! Je n’avais pas de rideaux aux fenêtres mais juste des persiennes. Comme la chambre est exposée plein est, le soleil m’a tiré de mon sommeil. Mais il est quand même un peu tôt pour visiter la ville. Je replonge sous les draps. J’émerge vers 7h00. Après un p’tit déj’ pris dans l’appart, je file à vélo me balader dans le centre de Cracovie. Je passe devant la magnifique église  en brique rouge Ste Catherine d’Alexandrie.

Puis j’arrive sur la place principale avec son beffroi, son marché couvert …

… sa petite église St-Aldabert qui appelle à la prière, les camions qui charbonnent pour livrer les restaurants, les badauds qui se baladent …

… et la basilique Ste-Marie-de-Cracovie.

… sa sculpture Scena pod Ratuszem qui scrute je ne sais quoi.

Puis je rentre dans mon quartier en passant par Kasimierz Le quartier juif aux 7 synagogues. Voici la principale. Ce quartier est pavé et me secoue bien les miches de bon matin. Il y a énormément de petites boutiques d’art et de bouche. Ce doit être sympa le soir. Mais, hier, j’étais vraiment trop crevé pour sortir à nouveau.

Après m’être acheté de la mousse à raser (se raser au savon, c’est pas top !), je me fais la barbe et les poils des pattes pour ne pas qu’ils s’accrochent aux rayons. Puis il est temps de prendre congé et de reprendre la route. Il est à peine 10h. Je quitte cet hôtel-résidence étudiante sans charme extérieur mais aux chambres fonctionnelles.

Il est temps de retrouver ma piste cyclable le long de la rivière. Je sors facilement de la ville et croise beaucoup de cyclistes qui vont en ville. Avant d’attaquer la cambrousse, j’essaie de trouver un café. Mais je m’y prends trop tard. Je ne trouve qu’un petit commerce dans le village de Mogila. Le patron n’a pas de machine à café mais se propose de m’en faire chez lui. Trop sympa.

Je m’installe pour boire mon café et déguster une pâtisserie. Il est bientôt 11h. Le temps file décidément beaucoup trop vite. Une jeune femme est installée avec ses 2 jeunes fils sur le banc après avoir acheté un bagel. Elle engage la conversation en anglais. Le patron sort également. Je raconte à nouveau mon périple. La jeune maman me pose des questions très pertinentes. Elle m’apprend qu’elle a aussi voyagé à vélo avant d’avoir ses enfants. Je comprends mieux.  Cette fois, il est temps de repartir.

Je retrouve ma belle piste cyclable WTR (Wislana / Trasa /Rowerona) qui longe toujours la Wisla.

Auparavant, il m’a fallu franchir ce pont fermé à cause d’un  éboulement de la dalle. Ce n’est pas cela qui va m’arrêter. Je n’ai pas envie de faire un détour pour choper le pont suivant.

Midi sonne aux cloches de l’église d’un des rares villages que je traverse. Il faut que je commence à repérer où trouver un endroit pour déjeuner. Finalement, ce sera dans le village Wola Batorska. C’est un petit restau avec seulement 5 tables de 4 personnes. Mais il y a du monde. C’est toujours bon signe. Je me prends la soupe de betterave et le fameux plat « De Volaille » avec pommes de terre et crudités. Par contre, il n’y a pas de pain, pas de bière, pas de dessert. Je suis puni ! Allez zou, après un bon repas, passé au téléphone avec le fiston, je reprends la piste.

J’avance toujours bon train avec ce vent du nord  qui me pousse 3/4 au cul. A part quelques cyclistes et deux patineuses de vitesse, je ne croise personne. Comme dans tous les pays, c’est le temps des moissons. Ici, c’est quand même un peu industrialisé qu’au nord de la Roumanie où c’était encore à la faux et à la fourche.

Je passe aussi devant beaucoup de haras. Au moins, ces chevaux ont la place et les pâturages pour se balader. Ce n’est pas le cas partout hélas … Comme tous ces pauvres chiens qui sont attachés au bout de 2 mètres de laisse. Cela devrait être interdit.

Arrivé après le village de Ispina, je suis obligé de bifurquer à gauche, emprunter un pont mono-voie, suivre la route 775 et monter plein nord vers la ville de Nowe Brzesko. En effet, si je continue à suivre la Wisla, je ne pourrais plus la traverser avant le pont qui mène à la ville de Koszyce. Sans compter que je devrais aussi faire un sacré détour pour traverser la Raba un des affluents.

Par contre, le profil n’est plus le même. Je monte à nouveau des collines plantées de cultures maraîchères. Ici, je traverse un camaïeu de verts composés de champs de navets, blés, poireaux, oignons et pommes de terre !

Arrivé dans le village de Koscielec, je m’y arrête faire mes emplettes quotidiennes. A nouveau, la patronne est très sympa. Puis, à la sortie du village, je tombe sur la piste cyclable EuroVélo11 (la route de l’Europe de l’Est). A nouveau, je me régale. D’ailleurs, à un moment, je longe un champ de blé. Il me semble voir une tête qui dépasse de la platitude des épis. Effectivement, c’est une biche ! Elle me voit également, me regarde et s’éloigne tranquillement en marchant à travers les blés. J’adore !

Cependant, l’heure avance toujours. Je repère un lac à côté de la ville de Kazimierza Wielka (traduit par Super Casimir !). Etonnant … c’est le même nom que mon quartier juif de ce matin. Je m’arrête dans une station-service faire le plein d’eau et m’acheter une bière Zywiec bien fraiche. Je m’installe au-dessus d’une aire de jeux pour enfants. Ce n’est pas le top mais je n’ai pas envie de continuer vu l’heure. Par contre, j’installe mon bivouac un peu à l’écart. Après l’apéro, il va être l’heure de dîner.

Résumé :

80kms, 4h20, 18,5km/h, 373D+ 387D-, beau temps, bivouac


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