J54 – mercredi 25 juin 2025 – Nowosiadlo / Wloclawek

Réveillé vers 6h du mat’ comme d’hab’, je me lève et me prépare. J’avale un bon p’tit déj’ alors que les nuages ont refait leur apparition. De plus, en partant, j’ai eu la mauvaise surprise de ne pas retrouver mes lunettes de soleil Décathlon. Avec la fatigue hier soir, je n’ai pas fait gaffe. Je pense que j’ai dû les perdre alors que je suivais mon GPS pour trouver ce bivouac. J’ai dû les remonter sur la visière de ma casquette et, avec les forts coups de vent, elles ont dû s’envoler malgré la lanière. D’ailleurs, je reçois à nouveau une alerte météo.

Pour les lunettes, je n’aurais plus qu’à faire marcher le commerce. Je retrouve mon chemin de 1,5kms qui me ramène sur la route.

Une fois sorti de cette piste sablonneuse, je reprends ma charmante petite route qui longe la Vistule à main droite. Je ne croise personne en ce mercredi matin.

Puis, plutôt que de suivre au plus près le fleuve qui n’est longé que par la route 575 puis la route nationale 62, je pars à l’ouest dans les collines boisées. Avant d’y arriver, je passe devant de magnifiques champs fleuris.

Je m’arrête prendre un café glacé et une pâtisserie dans un sklep (magasin) à Lack. Comme je ne traverse que hameaux et villages, il n’y a ni pâtisserie et, donc, ni café. Seuls ces sklep (comme les M.M) font office de magasin mixte. Vers 10h30, j’entre dans une immense forêt dans laquelle se trouvent de nombreux lacs. Au début, ce n’est que du bonheur : une belle piste bitumée et des arbres qui m’abritent du vent violent. Je me fais doubler par un gars en gravel. Un petit signe au passage et adieu ! S’il avait pu me dire ce qui m’attendait …

En effet, après quelques kms sur la grosse plaque en me disant que, à cette vitesse, j’allais vite rejoindre la Vistule, je tombe sur ce panneau. Je ne m’arrête pas pour le traduire en passant qu’il signalait un passage difficile. En fait, il veut dire « Changement de surface ». Ça, je vois bien que la surface a changé. Il est 10h48. Effectivement, c’est plutôt sablonneux !

J’essaie de suivre la trace du gravel mais c’est impossible avec mes sacoches. Je marche plus que je ne pédale ! Pour me reposer un peu les bras (c’est un comble !), je m’offre une pause-détente au bord du plus grand lac. Puis je reprends ma poussette-party. Cela n’en finit pas !

Au milieu de cette forêt immense, j’entends un bruit de moteur. C’est un papy sur une vieille moto pétaradante qui débarque de je-ne-sais-où avec un sac de course à la main. Il s’arrête en me voyant pousser mon vélo et doit me demander en polonais (enfin j’imagine) ce que je fous là ! Bonne question votre Honneur ! 

A 11h57, après plus d’une heure à galérer, je sors de la plage ! Et, pourtant, en vérifiant ma trace, ce chemin est blanc (sauf la 1ère partie) donc, en principe, carrossable et cyclotourismable ! D’ailleurs je suis sur la trace VM20 (VeloMazovia)

Comme je suis au milieu de nulle part, je mets déjà une croix sur le restau de ce midi. Dommage car je viens de prendre mon premier gros grain de la journée. Cependant, je passe devant un mini-zoo où des bus scolaires sont arrêtés. Hélas, il n’y a pas de restauration. Je file donc jusqu’à la ville de Kowal alors qu’il est déjà 13h30. Après quelques tergiversations, je trouve cet endroit (chill out&food) pour déjeuner. La jeune patronne, malgré un maquillage excessifà mon goût, est charmante. Elle baragouine quelques mots d’anglais.

Après m’avoir essuyé table et chaise complètement trempées, je dévore sa baguette maison. Ce n’est pas facile à manger mais c’est délicieux. A l’intérieur, il y a une farce avec des courgettes. Je me régale. Après, je pars à nouveau à la pêche au café. Ce sera à nouveau dans un sklep.

Une fois ce copieux déjeuner avalé et un café beignet chocolat avalé, je repars en forêt de pins mais en prenant les routes carrossables. Peu après cette forêt, j’entre dans un nième hameau. Un daguet vient de passer dans un bande de blés entre deux maisons ! Alors que je le regarde s’éloigner, un deuxième traverse la route et me passe 10 mètres devant.  Il rejoint son pote. Je vois alors 2 têtes dépassées au-dessus des blés à chaque saut pour prendre la tangente. J’adore !

Le ciel se couvre à nouveau brutalement. Un méga grain me tombe dessus en quelques secondes. J’ai juste eu le temps d’enfiler mon ciré jaune. Heureusement, je trouve par hasard un garage à la porte ouverte. Je m’y abrite en attendant que le grain passe. Quelques cyclistes passent devant. Ils sont complètement trempés. J’en profite pour consulter ma carte et la météo. De la pluie est prévue toute la fin d’après-midi. De plus, je ne suis plus très loin de la ville de Wloclawek

Au vu de ma journée une nouvelle fois harassante entre vent, sable et orage, je décide de réserver une chambre en ville. Je trouve un petit hôtel Arsenal   pas très loin d’une grande caserne. La réceptionniste, une femme d’un certain âge, est très prévenante. D’autant plus après m’avoir vu arriver légèrement trempé avec mon vélo chargé comme un mulet. Je pars faire des emplettes dans le sklep le plus près. Puis, après une bonne douche chaude (la température a sacrément chuté) je m’installe dans la salle commune pour rédiger ces lignes et boire ma bière bien méritée devant cette carte d’Europe symbolique !

Résumé :

91kms, 6h30, 14km/h, 370D+ 370D-, nuageux / pluie, hôtel


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