En ce samedi matin, je n’ai même pas droit à la grasse mat’. A 4h40, le soleil levant me tire de mon sommeil. C’est un peu exagéré. Je replonge jusqu’à 6h. C’est un peu plus raisonnable pour un jeune retraité. Puis je profite de ce lever de soleil avant que des nuages cotonneux ne viennent le cacher pour prendre mon p’tit déj’ et plier les gaules avant de remonter sur la digue, retrouver la route en contrebas et repartir pour une nouvelle journée d’aventures.

Alors que je viens de rejoindre la route bitumée et de parcourir quelques kms, une biche me nargue du haut de la digue avant de plonger côté fleuve. La journée commence bien ! Je longe ensuite cette digue jusqu’au hameau fantôme de Biala Gora. De là, je rejoins la confluence de la rivière Nogat . Un ancien pont-levis avec deux tours de chaque côté de la route devait faire office de péage.

Puis j’attaque mon début de journée pour rejoindre la ville de Malbork par la traversée d’une immense forêt. Je vais alors emprunter différents types de routes. Tout d’abord, une route bitumée où je ne croise que 2 véhicules.

Puis ce sera une piste forestière où je ne croise personne …

… avant de me retrouver au milieu des champs de céréales sur un chemin de tracteurs, où je croise un gars en gravel.

Puis ce sera une dalle de ciment pour sortir du hameau perdu au milieu des bois de Parpary.

Ensuite j’emprunte une monotrace parallèle à la rivière Nogat où ronces et orties essaient de me faire circuler le sang un peu plus vite.

… avant d’arriver par une magnifique voie cyclable/pédestre jusqu’à destination où là, je croise quelques joggeurs promeneurs. Au loin, j’aperçois la forteresse de cette petite ville.

J’y débarque peu avant 10h alors qu’une course à pied est en train de se dérouler sous les remparts. Souvenir-souvenir …

Je serai également passé devant quelques club hippiques où, dans l’un d’eux, j’aperçois un fjord norvégien.

Et, également, devant une charmante maison en brique en bord de forêt et au milieu de nulle part !

Après cette magnifique chevauchée sauvage, j’arrive donc en ville où j’y accède par une sévère rampe le long du chateau. En haut, je m’installe dans le café d’un hôtel chic en bord de rivière. Je prends quelques pâtisseries pour accompagner mon café. On verra combien la serveuse me fera payer ces gourmandises. Et bien, c’est à nouveau offert par la maison. Trop sympa.

Puis je file à la citadelle. Je prends mon billet à un distributeur. Et, vu la queue, je ne prends pas l’audio-guide. Mais, à l’entrée principale, le gardien ne m’autorise pas à entrer sans. Je retourne au guichet. Finalement, il y a un guichet spécial pour le retirer. Je me dirige ensuite vers cette imposante citadelle. En voici « quelques » photos …











Dans certaines pièces de l’intérieur du château se tiennent des expositions (armes et armures, blasons, vitraux, …) dont une, très instructive, sur l’ambre. Comme chacun sait, l’ambre est une résine fossile sécrétée il y a des millions d’années par des conifères, forts nombreux dans ces contrées, . Il est utilisé depuis la préhistoire dans la bijouterie et pour des vertus médicinales alléguées mais jamais prouvées. Il a été l’objet de nombreuses convoitises durant cette période moyenâgeuse.

Dans celles des armes,on y évoque notamment de la bataille de Grunwald en 1410 qui figure, à côté de celles de Vienne en 1683 et de Varsovie en 1920, parmi les plus mémorables de l’histoire de la Pologne. La tradition de Grunwald devint une des composantes qui forgea l’identité nationale polonaise. Elle opposa l’ordre teutonique à une alliance menée par le royaume de Pologne et le grand-duché de Lituanie.

Après cette fort intéressante visite, qui m’a obligé à un petit détour mais que je regrette absolument pas, il est l’heure de casser la croûte. Pour faire simple et rapide, ce sera kebab et baklava. Puis, je force ma trace à remonter en direct vers Tczew le long de la route nationale 22 qui me permet avec, Peter Gab‘, de débrancher le cerveau et d’avancer. Sinon, je serai passé sur le même chemin que je vais emprunter demain depuis Gdansk.

Mais, finalement, alors que je commençais à remonter le long de la Motlawa en suivant de petites routes et traversant de nombreux hameaux, j’ai bifurqué pour passer un dernier bivouac en bordure de la Wisla. Quand on aime … A 16h30, je pose le bivouac vraiment au bord !

Puis, je m’installe à mon bureau, les pieds dans le sable et une bière Zubr à portée de main, pour rédiger ces lignes.

Demain, je serai à une trentaine de bornes de Gdansk et de la mer Baltique. Cela en sera fini de cette longue traversée de la mer Noire à la mer Baltique. Ce n’est pas l’EV9 mais l’EVvieux ! Excellent Maître Capello. En attendant, je bouquine mes quotidiens en attendant que le soleil se couche sur la Wisla. Fin d’une courte mais intense journée de cyclotourisme. Terme qui porte bien son nom entre le cyclo ce matin et tourisme cet aprèm’
Résumé :

70kms, 4h18, 16,3km/h, 360D+ 370D-, nuageux, bivouac