J41 – mardi 11 mai – Aguilas / La Manga

Réveillé un peu avant 7h donc à 8h je suis déjà dans les starting-blocks. Mais personne n’est réveillé et la grille du camping est close. Comme la porte du frangin est ouverte, je vais toquer chez lui. Je le réveille et il m’ouvre le portail. Je lui laisse un billet de 10€ pour les remercier et reprends ma route.

Je me dirige vers le Cabo de Cope en empruntant la route RM-D15. Ah oui, j’ai oublié de dire que j’avais quitté l’Andalousie et que je suis rentré dans la région de la Murcie. C’est à nouveau très sauvage malgré de grandes plaines maraîchères. Le soleil tape déjà fort sur l’ermita de cope.

Ensuite, je me prends le vent dans la tronche pour remonter à l’intérieur et choper la RM-D20 qui me fait grimper un col avant de basculer dans l’autre vallée. De là-haut, la vue est splendide. On distingue bien l’immense cratère où se sont installés les maraîchers et les bords du volcan autour. D’ailleurs, les roches y sont bien volcaniques.

Dans la vallée, je prends la RM-332 qui longe l’autoroute AP-7. Il n’y a donc pas trop de circulation et je roule bon train vent dans le dos. Par contre, en arrivant vers Mazarron, la circulation devient plus dense. Je me dirige vers le port où je m’arrête boire mon café et manger ma tostada du matin. Puis il me faut repartir de cette baie de Mazarron.

J’emprunte à nouveau une petite route (la RM-E22 cette fois-ci) qui m’oblige à franchir un nouveau col. Mais que le spectacle est beau une fois arrivé en haut …

Avant de redescendre dans la vallée de Carthagène, j’adresse un dernier regard nostalgique à ces montagnes volcaniques se jetant dans la mer que je parcours depuis quelques jours. En effet, j’ai bien peur que la platitude et la foulitude ne reviennent à l’ordre des jours suivants.

Il est bientôt 13h30 et il commence à faire très, très faim. J’arrive dans la vallée et, effectivement, cela m’a l’air bien plat. Arrivé à Canteras dans la banlieue de Carthagène, je dégote un restau comme je les apprécie. Un menu del dia particulièrement copieux (consommé de poulet, salade mixte, brochettes de poulet/frites, gâteau au nougat, café) m’aide à recharger les batteries avant d’aller parcourir cette grande ville.

Mais avant de partir, il faudra bien me couvrir. Non, ce n’est pas ça. Je reprends. Mais avant de partir, un serveur vient me discourir. Il veut en savoir plus sur mon voyage. Je lui sors mes cartes et lui explique mon projet. Il en est tout abasourdi. Il me dit préférer les paysages du nord de l’Espagne. Qu’ici, la végétation est trop sèche et qu’il fait trop chaud. Tu m’étonnes, Ayrton ! On se checke et c’est reparti mon kiki. Toujours sympa ces échanges impromptus …

Finalement, je ne parcours rien du tout. C’est moche. Je n’ai qu’une hâte : en sortir ! Je passe au pied du château et du bidonville en-dessous et suis la route qui longe une voie ferrée qui nous emmène à La Union puis à la pointe de Cabo de Pelos. Il y a beaucoup de mines abandonnées dans le coin. Toutes les collines (ancien volcan) ont été exploitées.

Je contourne donc cette espèce de lagon immense avant de rentrer dans cette longue bande au loin qu’il ferme ce lagon. Par contre, ce n’est pas une barrière de corail qui ferment le lagon … mais une barre d’immeubles !

En effet, cette bande de terre, d’une dizaine de kilomètres de long sur 500m au plus large, est plantée d’immeubles et bien sûr de commerces en tout genre pour occuper les occupants des immeubles … sans oublier la plage évidemment. Pour l’anecdote, un contre-la-montre de 9 kms aura lieu ici dans le cadre de la Vuelta (le Tour d’Espagne cycliste) en août.

Côté Cabo de Pelos
Côté La Manga

Une 2*2 voies la traverse de part en part. Sur le côté a été tracé une mauvaise piste cyclable. D’ailleurs, je pense à Isadora ma douce et calme collègue de l’Arche qui m’avait envoyé ce midi une photo d’une piste cyclable improbable avec saut d’obstacle. Là, c’est pas mal non plus dans le genre. Des fois je me demande qui peut valider de telles absurdités ? Encore un autre exemple d’écologie responsable et raisonnée : mettre des obstacles sur les pistes et les trottoirs pour qu’il n’y ait pas trop de monde de dessus et que les citoyen.nes puissent continuer à prendre leur voiture …

Je finis par arriver assez tard à l’embarcadère avec peu d’espoir pour ce soir. Effectivement, la prochaine traversée sera demain matin à 10h30. J’ai donc le temps de me trouver une villégiature en bord de mer pour la soirée. Je trouve assez rapidement mon bonheur. De toute façon, même en cette saison, beaucoup d’appartements et de commerces sont encore fermés. J’imagine l’enfer en plein été ici ! Je vous présente donc mon squat pour la soirée. Il y a pire comme endroit.

Résumé : 125kms, 7h00, 17,9km/h, squat

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