J42 – mercredi 12 mai – La Manga del Mar Menor / Guardamar del Segura

Réveillé au lever du soleil, je me lève pour profiter du spectacle …

… puis me recouche en attendant que le soleil donne vraiment sur mon campement de fortune.

Vers 8h00, je quitte ma villégiature et me dirige vers le premier café ouvert dans l’attente de mon ferry de 10h30. Je vais essayer d’avancer sur mon article sur l’Ecologie Totale. A ce sujet, merci à Joël et Pascal mes contributeurs écosoliens.

A 10h15, je suis devant l’arrêt du ferry. Il est bien là mais de l’autre côté du chenal. Je vois un gars dessus et le hèle pour lui demander si c’est bien celui-là. Il me dit que oui mais que le ferry ne fonctionne que le week-end par manque de monde. J’insiste et lui dis que je dois traverser. Mais il me répond qu’il est vraiment désolé. Et moi donc !

Le panneau de l’autre côté !

Par contre, juste sur le ponton d’à côté, j’entends parler français. J’interpelle la femme. Elle est effectivement Lyonnaise et aménage un bateau pour faire du « traîne-gogo ». Cela fait 4 ans qu’elle a largué les amarres. Elle s’appelle Angélique (Marquise des Anges ?). Comme elle connaît du monde dans le port, elle appelle un de ses amis qui pourrait me faire la traversée. Hélas, il est sur un chantier et ne peut pas. On discute un long moment de nos parcours respectifs. Puis je dois me résoudre à rebrousser chemin. Heureusement, le vent ne s’est pas encore levé. Au bout d’1h30 et 28kms, je suis sorti de la baie et revenu à Los Nietos, mon point de départ d’hier en fin d’après-midi. J’y retourne mes superbes promotions d’immeuble. Je n’ai plus qu’à contourner la baie pour poursuivre ma route vers le nord-est.

Vers 13h, je m’arrête pique-niquer à Los Narejos au bord du lagon. C’est incroyable le nombre d’habitations inoccupées. A ce sujet, Angélique me disait que beaucoup d’appartements à La Manga appartenaient à des madrilènes et que, à cause du confinement par région, il ne pouvait pas venir.

A 14h30, j’arrive enfin à San Javier au-dessus de l’aéroport, station où j’aurais dû arriver avec le ferry vers 11h00.

Je reprends ma route vers le nord en enchaînant les stations balnéaires. En plus de Gibraltar, les anglais ont aussi colonisé cette partie de l’Espagne. Les publicités, les menus, les devantures des magasins sont en anglais. D’ailleurs, pour les reconnaître, il suffit de regarder leur peau : ils sont soit tout blanc comme des cachets d’aspirine, soit tout rouge comme des écrevisses ! J’essaie un maximum de suivre la côte mais ce n’est pas évident car elle est assez découpée.

De plus, le paysage y est parfois très agréable. Vous remarquerez que, cette année, la mode est à l’échancrure !

Sinon, je suis obligé de suivre la voie cyclable qui zigzague en longeant la route N-332. Il faut reconnaître que le paysage y est beaucoup moins attrayant !

Je commence à fatiguer de cette route et de mes tentatives d’excursion le long de la côte même si les baies sont toujours ainsi belles.

Arrivé dans le secteur de la lagune de La Mata, je repère une zone de dunes. Je vais jeter un œil pour voir si je peux m’installer un bivouac pour la nuit. Il y a un chemin qui mène à la plage et des dunes accessibles sur les côtés. Il n’y a plus qu’à trouver un endroit à l’abri du vent et ce sera parfait pour cette nuit.

Résumé : 100kms, 5h30, 18,2km/h, 4.000kms, bivouac

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