« Coucou mes p’tits chéris ! » comme dirait mon présentateur préféré. Je plaisante. Me voilà de retour pour une nouvelle aventure et un nouveau périple plus soft que celui en Asie du Sud-Est. Après mon retour en juin 2023 de ce périple de 6 mois et plus de 10.000kms, la reprise d’une vie « normale » a été compliquée. D’autant plus que le fiston était rentré en même temps que moi pour passer 2 semaines sur Blagnac avant de repartir à Montréal. L’été a été ô combien chaud et déprimant.

Malgré tout, d’heureux changements sont intervenus dans ma vie personnelle : j’ai enfin rencontré la Belle Personne que j’espérais depuis longtemps. Cette année 2023-2024 aura aussi été marquée par deux mariages (mes nièces Eloïse et Zoé) et un enterrement (mon grand frangin parti le 5 de ce mois). Et aussi un déménagement en juin. La vie quoi …
Quant à moi, après avoir projeté de partir en Grande-Bretagne, puis en Géorgie le 8/7 (billet évidemment annulé après le coup de massue pris sur la tête suite au décès brutal de l’ainé de la fratrie), puis en Auvergne. J’ai finalement décidé il y a 3 jours de prendre un vol sec pour Dublin où je me suis posé ce matin. J’avais vraiment trop envie de changer d’air, de climat (et je ne suis pas déçu) et aussi les idées.

Évidemment, ce matin, l’enregistrement a été à nouveau compliqué pour passer le vélo que je n’avais pas pu enregistrer. Sur Aer Lingus, les vélos ne sont pas les bienvenus. J’avais anticipé le problème en arrivant de bonne heure.

Après un vol sans encombre, je récupère mon carton et mes 2 sacs poubelle. Puis j’attaque le remontage de HakaOne sous le regard intrigué des voyageurs en attente de leur bus pour les déposer dans le centre de Dublin. En effet, j’avais récupéré un carton d’1,40mètre de large chez CultureVélo et il a fallu ruser pour tout rentrer dans si peu de place.

Le ciel est bas. La pluie menace. Je suis en tenue civile. J’espère que cela va tenir. Une fois mon fidèle destrier remonté, je me rends direct chez le Décathlon le plus proche à quelques kms de l’aéroport. En effet, comme je ne peux pas passer de bonbonne de gaz en soute, je dois en trouver une mais de marque Décat’ pour mon réchaud miniature Décat’. Las ! Ils sont en rupture de stock et n’ont que des bonbonnes CampingGaz pour équiper de trop gros réchaud. Je décide donc de me rendre à celui du centre-ville alors que j’avais prévu de tailler la route direct. En sortant du magasin, il tombe des trombes d’eau. J’en profite pour manger 2 œufs durs cuits ce matin et attendre que cela se calme. Je n’ai toujours rien mangé depuis le p’tit déj’. Je branche donc mon nouveau GPS MAPY.CZ et me voilà parti en direction du centre.

Je traverse des quartiers résidentiels qui me rappellent les décors des films de Ken Loach avec ces maisons en brique alignées en rang d’oignons. Je ne croise pas grand monde en cet après-midi estival. J’ai gagné une heure par rapport à la France. Il est 16h00. Le temps est toujours aussi maussade comme le décor.

J’ai oublié de préciser que je retrouve la circulation britannique avec conduite à gauche. Cela surprend au départ. Il a fallu que je pense aussi à déplacer mon rétroviseur. Et que je pense aussi à inverser mon regard à chaque carrefour. Je file directement au AirBnb que j’ai réservé. Il s’agit d’une ancienne église transformée en plusieurs dortoirs. C’est assez original.

J’en profite pour prendre une bonne douche avant de partir à pied découvrir le centre et trouver le Décathlon. Évidemment, ils sont aussi en rupture de stock. La vendeuse m’indique un autre magasin de plein air qui se nomme BaseCamp. Cela commence à craindre du boudin. Sans gaz, je vais devoir manger froid. Heureusement, je trouve une autre marque compatible avec les bonbonnes Décathlon. Ouf de soulagement. La prochaine fois, il faudra que j’anticipe et que je me fasse livrer directement dans le magasin de mon choix. Je déambule ensuite dans les rues commerçantes sans but précis.

J’ai juste envie de marcher en me perdant dans le dédale des rues. Je note que, comme sur les panneaux et le nom des rues, il y a la traduction en gaélique. Les langues gaéliques (ou goïdéliques) forment un rameau des langues celtiques insulaires, distinct du groupe des langues brittoniques. Elles comprennent l’irlandais, le gaélique écossais et le mannois (île de Man). Je passe bien évidemment devant nombre de pubs irlandais.



Pour se repérer dans ces rues piétonnes cosmopolites, il suffit de se baser sur cette longue pointe métallique dont je ne me suis pas encore renseigné sur sa signification. On peut également se baser sur le boucan des goélands selon que l’on s’approche ou pas de la mer pas très loin de l’hyper-centre. D’ailleurs, ces oiseaux font un sacré carnage dans les poubelles; poubelles qui sont aussi visiter par un nombre saisissant de mendiants.

L’heure avance. Avant de rentrer dans ma paroisse, je m’arrête déguster ma première Guinness et manger un morceau au bar.

Cette première journée a été éprouvante. Il faut que je retrouve le rythme et aussi l’envie de narrer mes aventures. J’ai déjà hâte d’être à demain pour quitter cette capitale et découvrir, et vous faire découvrir, les routes côtières en descendant vers le sud … en espérant que le soleil fera son apparition. Mais bon, je suis aussi venu chercher de la fraîcheur après mon périple asiatique chaud patate. Il est 20h45 heure locale. Je vais regagner mes pénates pour être en pleine forme demain. « Bonne nuit mes p’tits chéris ! ».
Bravo pour ce nouveau challenge merci d’avance pour le partage! Profite!
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Encore une fois je vais te suivre. Bon vent à toi.
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Coucou Gaël, bon voyage, régale toi, c’est vraiment génial tout ce que tu fais et c’est un plaisir de te lire et ainsi que tous ces paysages sublimes ……Bises. La toulousaine Simona
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