J1 – samedi 3 mai 2025 – Istanbul / Sinekli

Après une courte nuit dans mon coquet loft, je me réveille vers 6h30 du mat’. La fourmilière géante commence à grouiller. Je me bois mon premier çai (thé turc) au prix européen. Puis je me vais me changer dans les toilettes en laissant mon campement en plan. Ensuite il est temps de sortir du loft pour l’opération remontage de HakaOne.

Il est temps de prendre la route. La température est fraîche mais le ciel est d’un bleu immaculé. Après être sorti de cet immense aéroport, je suis la trace qui doit m’emmener au Décathlon afin d’y récupérer ma bouteille de gaz commandée par le fiston. Je passe devant la mosquée de l’aéroport puis prends une grande rocade avant de bifurquer sur une petite route.

J’arrive dans un cul-de-sac avec une entrée sur un dépôt de bus. Un gars me propose de l’eau et me fait comprendre qu’il faut que je reprenne la grande route. Je redescends la pente et teste mon sifflet sur 3 chiens errants. Ça marche ! Ils se figent sur place. Merci Dédé pour le conseil.

Mon GPS me dit de suivre un chemin qui devrait me faire passer à travers champs pour passer sous les 2 autoroutes. Je m’y engage. Mais un muret m’empêche de suivre la trace. Je décide de suivre ce muret en espérant pouvoir bifurquer plus loin. Pas possible. Demi-tour. Au moment où je me décide à franchir ce muret, un 4×4 de la Police Turque débarque. Vu que je longe une colline au_dessus de l’aéroport, ils ont dû me repérer de loin.  Les gars me demandent de faire demi-tour, de prendre la rocade puis d’emprunter l’autoroute pour rejoindre Istanbul !

Je rejoins à nouveau la rocade et consulte mes cartes. Finalement, je décide de filer directement vers Edirne sans passer par la case Décathlon d’Istanbul. Après quelques kms de 2×2 voies, j’arrive enfin sur une petite route à l’entrée d’un village. Ce doit être le point de ralliement de tous les chauffeurs du coin.

Je me retrouve ensuite sur un réseau de toutes petites routes qui évitent les axes principaux. Par contre, c’est hyper pentu. La remontée se fera tout à gauche (petite plaque et grand pignon pour celles et ceux qui ne me suivent pas). Ça attaque fort ! Au loin, j’apercois la Mer Noire.

Malheureusement, la campagne est, elle aussi, grignotée par le béton. De grandes cités s’élèvent au milieu de nulle part. Je plains le pauvre paysan qui se retrouve avec cette vue imprenable sur béton-city. C’est alors une noria de camions qui viennent déverser leur chargement. De ce fait, la route est complètement défoncée.

Heureusement, plus je m’éloigne de l’aéroport, plus la campagne garde sa virginité. Je préfère grandement ces collines même si elles sont déboisées.

Vers 12h30, je m’arrête dans le restaurant du petit village d’Izzettin alors que je suis sur un itinéraire cyclable. Ce sera toast+gâteau sous cellophane. Dommage. Par contre, le jeune serveur parle anglais et un peu français. Normal, il fait ses études à Toronto. Après avoir avalé cet en-cas et bu un bon café turc, je reprends ma route. Après quelques kilomètres bitumés, ma trace m’envoie dans la pampa pour éviter la ville de Catalca. Je me retrouve sur une mauvaise piste bien défoncée par les roues de tracteurs. Cela doit faire un moment qu’il n’a pas plu vu la sécheresse.

Après sorti de ce chantier, j’emprunte à présent une très belle route bien bitumée. Elle suit la ligne de chemin de fer qui va à Edirne. Cette route est tellement agréable par rapport à mon champ de patates que j’arrive à l’entrée de Kurkali où je ne devrais pas passer. J’ai raté l’embranchement. Demi-tour.  Forcément, vu l’état de la route, je ne pouvais que la rater. C’est une piste qui sert de desserte pour une carrière. Je croise quelques camions et bouffe pas mal de poussière au passage.

Cela me rappelle mes pistes laotiennes. Sauf que là, je traverse une immense forêt dont la crète est couverte d’éoliennes.

Vers 16h30, j’arrive dans le petit village de Sinekli. J’en fais rapidement le tour. Il n’y a hélas ni commerce, ni café. Je n’ai presque plus d’eau et rien à manger. Heureusement, à l’entrée du village, j’ai repéré un stand. J’y retourne et y achète quelques légumes et une bouteille d’eau. Ce sera mon dîner.

La mosquée est à côté. Je me rends aux toilettes et trouve un robinet afin de remplir mes 2 autres gourdes pour ma toilette. Puis je trouve le lac que j’avais noté. En ce samedi, il y a foule. Toutes les tables sont occupées et les BBQ fument. Je suis une sente praticable à vélo et trouve une clairière où poser ma tente à l’écart des merguez.

Je retrouve mes habitudes pour monter mon campement. Par contre, le repas sera à nouveau frugal. Ce sera quelques tomates accompagnées d’un petit concombre et d’un oignon. En dessert, une barre énergétique. Je pars ensuite sur la crête admirer le coucher de soleil en pratiquant mon Qi Qong quotidien. A 8h00, je suis dans mon duvet pour un peu de lecture et un gros dodo réparateur après cette 1ère journée très dense à tout point de vue.

Résumé :

90kms, 6h00, 15km/h, 1.554D+, beau temps, bivouac


2 réflexions sur “J1 – samedi 3 mai 2025 – Istanbul / Sinekli

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