J44 – samedi 11/7 – Zwankendamme(Bel) / Neeltje Jans(PB)

Après avoir entamé le livre « L’éducation sentimentale » de Gustave Flaubert (après l’élève Maupassant, je passe au maître), je me suis endormi dessus et me réveille aux aurores après avoir roupillé comme une marmotte. Je déjeune de l’autre côté des blockhaus au soleil, assis sur une bite d’amarrage puis fais sécher tente et barda sur la piste cyclable, déserte en ce samedi matin, avant de tout plier et de reprendre la route. Bien m’en a pris de m’arrêter là hier soir parce que pour sortir de cette zone portuaire de Zeebruges, ce n’est pas une mince affaire même avec le GPS. En effet, la piste que je suivais s’interrompt brutalement avec grilles et fils barbelés; j’imagine pour stopper un flux de migrants.

J’arrive à me sortir de ce guêpier et retrouve le magnifique réseau cyclable. Pour illustrer mon propos d’hier, voici un exemple d’aménagement de carrefour et je ne suis pas entre Blagnac et Toulouse mais au milieu de la campagne. Vous remarquerez que le STOP est avant la piste et permet ainsi aux cyclistes de ne pas devoir s’arrêter continuellement comme c’est le cas chez nous.

L’exemple qui me vient à l’esprit est cette belle piste cyclable qui relie Blagnac à presque Mondonville entrecoupée de « Cédez-le-passage » et de « Stop » … pour les cyclistes. Et il y a intérêt à s’arrêter sinon on se fait découper en deux ! Autre exemple, pourtant vanté par le maire de l’époque M. Keller, la piste cyclable qui longe les pistes de l’aéroport pour aller de Blagnac à Cornebarrieu où vous devez traverser 3 fois l’axe routier hyper emprunté pour suivre cette piste et aller d’un rond-point ultra dangereux (entrée de la zone commerciale) jusqu’au rond-point d’entrée de Cornebarrieu où vous vous retrouvez dans le flux automobile ! Et cela fait 15 ans que les associations d’usagers du vélo et de la marche « 2Pieds2Roues » et environnementale « l’ABAVE » ont dénoncé ces aberrations mais rien a changé depuis. Je vous assure que c’est vraiment désespérant quand on s’implique pour essayer de faire bouger le schmilblick d’où aussi mon implication politique aux dernières municipales sur Blagnac. On verra bien si notre superbe score de 15%, malgré la forte abstention, fera bouger les lignes …

Je fais un détour par Knocke-le-Zoute où il ne pleut pas, n’ai pas la bite sous l’bras mais écrasée sur la selle et ne danse pas encore le tango (pour les d’jeunes, cf Google avec Jacques Brel) puis m’arrête devant la boulangerie bondée à cette heure. Tiens non, c’est un loueur de vélos !

Toujours à ce sujet, mais plutôt côté bouffeurs de bitume en lycra moulant (dont je fais aussi parti), je me fais doubler par un club de cyclos, scindé en 2 groupes d’une vingtaine de coursiers, roulant à bonne allure sur la route mais encadrés par 2 motards du club. Dès qu’une voiture veut doubler un des pelotons, le motard de queue précède la voiture, double le groupe et se replace derrière. Une idée pour Jean-Louis le président émérite de mon club du Stade Toulousain Cycliste. Clin d’œil au passage à toute cette bande de joyeux drilles.

Je contourne ensuite les polders qui séparent la Belgique des Pays-Bas et tombe sur l’EV12 du nord de l’Europe que je vais essayer de suivre en fonction de l’itinéraire emprunté.

J’arrive à De Brabander, station balnéaire zélandaise où je m’arrête boire mon café tant attendu. Je viens d’effectuer 40kms uniquement sur de la piste cyclable. OK j’arrête. Je sais que « ça saoûle » mais quand on roule toute l’année sur un réseau cyclable de merde et que nos demandes légitimes sont tellement lentes à mettre en œuvre …

Je continue ma route en longeant les plages sur ce magnifique réseau cyclable, m’arrête acheter une barquette de frites-mayo puis pause-déjeuner sur cette chaise bien confortable avec vue sur la mer du Nord où j’engloutis aussi les œufs durs donnés par Tiss.

Je reprends ma route jusqu’à Breskens et m’y arrête pour prendre le ferry en direction de Ritthem. C’est d’ailleurs l’itinéraire indiqué pour l’EV12 et je suivrai aussi le conseil de Stéphane, co-fondateur de notre atelier vélo de l’Arche.

Une fois la traversée effectuée, je débarque dans cette charmante bourgade et me sens vraiment aux Pays-Bas !

Si ce n’est que, après avoir débarqué, je colle la roue à une bande de jeunes roulant en Solex (pour les d’jeunes, consulter Wikipédia). Il faut dire que le vent d’ouest frisquet souffle fort dans ma direction.

Au bout d’un moment, ils finissent par s’arrêter pour laisser passer le vieux avec ses sacoches qui continuent sa route en suivant toujours la côté ouest et la « CustRoute EV12 » et longeant de belles plages protégées par des dunes immenses qu’il faut grimper à pieds avant de pouvoir poser sa serviette.

Et, à chaque accès à une plage, le parking vélo est complet comme les pistes empruntées où c’est compliqué de doubler tellement il y a de circulation. Vraiment impressionnant ! Je décrète unilatéralement que cette journée sera « la journée du vélo ».

Même à l’entrée des villages traversés, où les terrasses sont bondées vu le soleil rayonnant et le ciel bleu azur, les parkings vélos sont saturés.

En remontant vers le nord-ouest de cette presqu’île, j’emprunte une belle piste en forêt avant d’arriver à Breezand où je me pose pour boire une bière bien fraîche … et manger une calzone par l’odeur des pizzas alléchées. Ce sera ma 1ère pizza depuis celle partagée avant mon départ avec mes potes de confinement Jessy, Eric & Nico. Ensuite je traverse un bras de mer sur lequel a été construit un immense barrage avec d’énormes vérins pour fermer les vannes et constituer ainsi une mer intérieure : Veerse Mer.

Je file sur la piste qui m’emmène au nord, quand au beau milieu de nulle part (en fait je suis sur une minuscule presqu’île nommé « Neeltje Jans »), je repère des sortes de caissons posés sur le terre-plein.

J’inspecte les lieux et me réserve la chambre 17. Pas de tente à monter. Pas de cuisine à faire. A l’abri au cas où. Ce sera parfait pour la soirée et la nuit …

J’ai même droit à un concert de mouettes en la majeur et vue sur la mer du Nord. Royal ! Cette belle journée dédiée aux vélos et aux cyclistes s’achèvent par un beau coucher de soleil.

Résumé : 100kms, 5h45, 17.0km/h, bivouac

Un avis sur “J44 – samedi 11/7 – Zwankendamme(Bel) / Neeltje Jans(PB)

  1. Gael tes comptes rendus son précis et les photos super be lle de plus apres jp pernaud sur tf1 au journalte voa a la une de la depeche blagnac
    j’ai l’impression que tu rencontre pas ml de personnes et c’est supeR NOUS PARLONS DE TOI AU STADE TOULOUSAIN CYCLISME
    JE VOIS QUE TU ARBORE LE MAILLOT BRAO
    bISES APLUS

    J'aime

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