J11 – dimanche 11 avril – Cadaveù/Foz

Finalement, j’ai changé mes plans. Je n’ai pas dormi sous la tente ni sous l’abri à côté. Mais je me suis rapatrié dans les sanitaires. Il y avait une petite table et un banc où j’ai pu dîner tranquille. Puis bouquiner. Par contre, comme il y avait un détecteur de présence, la lumière était allumée en permanence … du fait de ma présence ! J’ai donc opté pour poser mon matelas et mon duvet dans une douche. 1,70 de long. Nickel. En tirant le rideau, je n’étais pas gêné par la lumière qui, d’ailleurs, s’est éteinte ne détectant plus ma présence.

J’ai passé une très bonne nuit. Par contre, au réveil, mauvaise surprise. Il pleut toujours. J’attends une accalmie pour aller plier la tente complètement trempée. L’intérieur était à peu près sec mais je ne regrette pas mon choix. Je déjeune, m’équipe avec ma tenue de marin-pêcheur et reprends la route vers 9h. Je n’ai parcouru que quelques mis après avoir retrouve la N-632 quand un déluge s’abat. J’ai juste le temps de m’abriter sous un abri-bus et d’attendre que l’orage passe. « Que tiempo de mierda ! ». Encore 210kms jusqu’à La Cologne. La journée va être longue.

Heureusement, la route est très peu empruntée. De plus, j’aimerais signaler que les automobilistes espagnols sont particulièrement respectueux des cyclistes. Je l’avais déjà remarqué lors de nos sorties club du côté de Cambrils ou Rosas. Ils ne doublent que quand la visibilité est bonne et respectent les 1,5m de distance. Ce n’est hélas pas toujours le cas chez nous. Sans parler des abrutis qui doivent trouver « drôle » de nous frôler vu que nous avons l’audace d’emprunter leur route ! M’enfin … Sinon, le paysage réserve toujours d’aussi agréable surprise même si la météo n’est pas de la partie.

Je suis mon petit bonhomme de chemin malgré les conditions difficiles. La N-632 se transforme en N-634 que j’avais emprunté au début. J’en suis au km 500. Il faudra qu’on m’explique ? Je m’arrête dans le port de LLuarca pour me réchauffer un peu et boire « un cafe grande sin leche ». J’en profite aussi pour enfin consulter mes messages vocaux en souffrance. Et oui, je n’avais pas encore compris qu’il fallait passer par un n° international pour les consulter (le 888 ne marche pas !). Les nouvelles ne sont pas terribles. C’est le moins que je puisse dire. Une fois réchauffé et échaudé, je repars toujours sous un ciel menaçant puis remonte sur ma route préférée. Je découvre toujours de nouvelles œuvres artistiques au détour de mes montées/descentes.

Je me rapproche de la côte pour y trouver un endroit sympa pour déjeuner. Auparavant, je passe à côté de l’hôpital de Jarrio. Je me demande si cela a un rapport avec toutes les affiches que je vois depuis un moment. A voir …

Après avoir pris des petits chemins, je finis par trouver un endroit paumé et très sympa pour y déjeuner. Par contre, je m’abrite du vent glacé qui souffle fort plein est (de Sibérie ?). J’en profite également pour faire sécher ma tente qui est trempée.

Je repars avec Téléphone et le soleil qui refait son apparition pour me booster. Le paysage devient plus plat et le vent me pousse bien. Je découvre de nouvelles habitations au toit d’ardoises maintenues par des pierres (à cause du vent j’imagine) …

… et d’autres modèles de greniers à grains.

A Figueras, j’emprunte une passerelle qui longe l’autoroute. Il ne faut être ni trop large, ni avoir le vertige ! Je regarde loin devant moi et ça passe.

Puis je décide de me rapprocher de l’océan. Bonne pioche. Le paysage devient superbe. Je longe la côte pendant de nombreux kilomètres en suivant une petite route. Au départ, c’est assez découpé puis ensuite ce sont de belles plages qui se suivent. Cela ne m’était encore jamais arrivé. J’allais uniquement de crique en crique, la voilà la jolie crique ! De plus, c’est désert à part quelques promeneurs. Je me remplis les mirettes et les narinettes.

Par contre, l’heure avance. Il me faut penser à mon hébergement. Comme il fait beau, j’opte pour un bivouac en bord de mer soit avant de passer l’estuaire Foz, soit après. Dans le 1er cas, vu le profil, je pense me taper une belle montée après avoir franchi ce ria. Dans le 2nd cas, je risque de ne pas trouver de coins si sympas. Comme je suis frais et que le vent me pousse, j’opte pour la 2nde solution et je finis par trouver mon bonheur après avoir passé Foz. Effectivement, il y avait bien une grosse montée. Cela fera ça de moins à faire demain. Je trouve un coin dans une petite forêt de pin à l’abri du vent. Je suis arrivé en Galice.

Une fois monté le campement et lavé rapidement, je pars à pied dîner en bord de mer. J’ai bien fait de bivouaquer à couvert. L’endroit repéré initialement, en bord de mer et avec des tables, est balayé par ce vent glacé. Cependant, « que suerte » de pouvoir dîner dans un tel cadre !

Résumé : 105kms, 5h40, 18,8km/h, bivouac

2 commentaires sur « J11 – dimanche 11 avril – Cadaveù/Foz »

  1. Salut Gael
    Effectivement ça caille à cette saison, je me souviens qu’on avait eu la neige pour Pâques dans notre périple cycliste sur le camino del norte du côte des Picos de Europa qu’on avait du contourner du coup.
    On avait promené les tentes sur les vélos sans les sortir une seule fois tellement ça gelait.
    Bon courage
    Vincent

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  2. Salut Gaël,
    Nous prenons beaucoup de plaisir à lire ton journal de bord et à regarder ces si beaux paysages.
    Alain est impressionné par ton périple en solitaire.
    Bonne route et belles découvertes.
    Vivement les prochaines nouvelles.
    Bises,
    Alain et Leïla

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