J10 – samedi 10 avril – Perono/Cadaveù

10è jour déjà de mon périple ! Dès que je me suis couché, il s’est mis à pleuvoir comme vache qui pisse (normal vu le nom de la pointe !). Et ce matin, rebelote ! Je plie la tente sous la flotte. Ce n’est pas le plus drôle. Mais cela fait aussi parti du voyage. Je profite d’une petite accalmie pour déjeuner vite fait et à 9h j’ai repris la route. Je taille direct à l’intérieur des terres pour rejoindre Avilés.

La punta de vaca avant la pluie

Arrivé à l’entrée de la ville, je suis surpris par le nombre de cyclistes qui roulent en groupe. L’accès au centre par le pont principal est fermé. Je tente ma chance auprès de la Guardia Civil mais n’insiste pas. Je fais donc un détour dans la zone industrielle pour choper un pont plus loin. Lorsque je reviens vers le centre, je comprends pourquoi tout est bouclé : un triathlon se court ! Ce sont les jeunes qui sont sur le circuit alors que les adultes s’échauffent en périphérie avant d’en découdre. Forcément, cela me remémore de sacrés moments à encourager ma championne …

Le temps est toujours aussi menaçant. Après hésitation, j’emprunte une petite route qui coupe à travers la campagne. C’est très bucolique mais ce n’est pas de tout repos : alternance de montées et de descentes. Au bout d’un moment, je décide de rejoindre la N-632 en espérant que son profil sera plus tranquille. Je traverse quelques villages. Il est presque 13h et les asturien.nes sont déjà en terrasse les veinard.es.

Ils me donnent faim. Je décide de descendre en bord de mer pour déjeuner après avoir fait quelques emplettes. Après 2kms de descente, je déniche à nouveau une crique super sympa. Parfait pour casser la croûte. D’autant plus que j’ai du spectacle. En effet, il y a 2 papys qui jouent au tennis sur la plage. Sans filet, sans tracé. Mais ils sont bons ! Ils s’envoient des pains et rattrapent tout ! Impressionnant. Et puis, il y a aussi une joggueuse en maillot de bain qui fait des a/r en courant dans l’eau et, quand elle a fini, elle se tape un plouf ! Impressionnant aussi. C’est le village d’Astérix ?!?

Une fois mon déjeuner avalé, je sens que ça va être costaud. Effectivement, la route continue et grimpe sec pendant 2 bornes. Tout à gauche et debout sur les pédales. Je décide de poursuivre sur cette petite route où passe d’ailleurs le Camino del Norte. A nouveau, je tombe sur un village magnifique qui se nomme Cudillero. Mais il se mérite aussi !

La bruine a fait son apparition. Dommage. Je retrouve la N-632 et le Camino del Norte que je vais suivre jusqu’à mon étape. Il n’y pratiquement personne sur cette route vu que l’autoroute A8-E70 est parallèle à cet ancien axe. D’ailleurs, tout l’après-midi, je ne vais faire que descendre dans des vallées pour franchir un rio puis remonter sur les hauteurs où se trouvent un village. J’en profite aussi pour admirer les « ouvrages d’art » qui permettent à l’autoroute d’être toujours relativement plat. Tout ceci a dû couter sacrément bonbon !

Il se met à pleuvoir. Je suis rincé à tout point de vue. J’espère trouver une auberge ou, au moins, un camping où je puisse me mettre au sec. D’autant plus que je tombe sur une fermeture de la N632 et, plutôt que de faire un long détour, j’emprunte le Camino. A un moment, je dois mettre pied à terre tellement la descente est casse-gueule. Même à VTT, je me serais peur ! Et là, pas envie de me prendre une gamelle et de rester planter au milieu de nulle part.

Arrivé à Cadaveù, je repère un camping. Il est « abierto ». J’en ai plein les bottes. Je me pose. Je serai le 1er « pélerin » depuis 7 mois. En parlant de 1ère fois, j’ai vu mes 2 premières voitures immatriculées en France : un combi VW en 64 et une berline en 22. Il n’y a que quelques personnes dans leur caravane. Dommage, ce camping est pourtant très clean et les propriétaires très accueillants. Par contre, il continue de pleuvoir. Je me suis posé à côté d’un endroit où je pourrais me rapatrier au sec si ça continue de tomber. J’aurais bien voulu aussi voir le match Real-Barça (le vrai Classico) mais il passe sur une chaîne payante évidemment. Tant pis.

Résumé : 85kms, 5h40, 15km/h, camping

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