J12 – lundi 12 avril – Foz/Ortigueira

Lundi, une nouvelle semaine commence. Il est presque 8h. J’ai une pensée pour mes ami.es de l’Arche. Guillaume ou Carmina ne vont pas tarder à expliquer les consignes de la matinée à toute l’équipe (excepté ceux qui ont fait le marché samedi) et une grosse journée va débuter pour préparer les commandes de semi-gros. De mon côté, ma nouvelle « routine » ne change pas. Réveillé un peu avant 8h (c’est incroyable je fais des nuits de 10h !), je me prépare et vais déjeuner en bord de mer. Le vent d’est est toujours présent et ça caille toujours autant. En parlant de Carmina, je vous livre le passage qu’elle m’a envoyé sur la Solitude.

Cette introduction et ma journée contrastée d’hier m’a inspiré ce texte :

Une journée comme d’habitude …

Levé gelé, mâché, questionné : Incertitude.

Roulé trempé, rincé, lessivé : Lassitude.

Ni isolé, ni abandonné, ni en manque : Solitude.

Pourtant, parcours tracé, chemin désiré : Certitude.

Soleil et ciel bleu arrivé, superbe paysage traversé : Plénitude.

A mes enfants, mon amour, ma famille, mes ami.es : Gratitude.

Je reprends la route direction toujours plein ouest. Au départ j’emprunte la N-642 mais, vu le trafic important de ce début de semaine, je bifurque rapidement pour retourner la côte. C’est moins direct mais tellement plus agréable. Par contre, du côté de Burela, je tombe sur un immense complexe industriel. Moins sympa. De toute façon, c’est ici que je bifurque pour traverser une proéminence. La route est superbe mais ô combien accidentée. Je ne traverse que de petits hameaux ruraux avec leur église et leur cimetière typique. Pas de café à l’horizon.

Ce n’est seulement en retrouvant la côte que je trouve mon bonheur. Il est déjà 11h30. Je me pose un peu. Je suis dans une baie superbe. Par contre, c’est le calme plat. Il n’y pratiquement personne. Beaucoup de maisons et de commerces sont à vendre (Se vende).

Je continue d’emprunter la N-642 qui suit la côte. Comme d’hab’, ça monte et ça descend. Le temps est au beau. Le vent souffle dans le dos. Il va bien le Dureau. Par contre l’heure avance. Après m’être arrêté faire quelques courses, je trouve une nouvelle baie sympa pour casser la croûte. Le coin est vraiment sauvage.

Il va le devenir encore plus lorsque j’arrive dans la baie immense de Barqueiro. Je repars avec Sir Elton John à fond les ballons.

En effet, je décide de retourner au phare de Bares qui est le point le plus au nord de la péninsule ibérique. J’y étais venu avec le fiston il y a une quinzaine d’années à l’époque où je me baladais dans mon Partner équipé en mini camping-car. Il y a 5kms depuis la baie jusqu’au phare à travers une forêt d’eucalyptus qui plonge dans la mer. Personne. Je suis seul au monde ! Et le bout de ce monde est particulièrement venté. Mais que c’est beau !!!

Je reprends la route AC-100 qui me ramène à Barqueiro. Maintenant, c’est direction plein sud. Fini l’ouest. J’ai dû faire environ 1.100kms depuis Gradignan. J’attaque la descente vers la pointe de Sagres au sud-ouest de l’Espagne. Mais c’est une autre histoire …

Autre sujet. Je ne vais pas tarder à arriver à Ferrol qui est le terminus de la ligne de train Gijon-Ferrol que je longe aussi depuis pas mal de jours. C’est ligne est superbe et serpente à travers la campagne mais semble à l’abandon. Quel dommage vu les « ouvrages d’art » construits tout au long de cette ligne. L’autoroute et la voiture ont tué cette ligne comme beaucoup de lignes intérieures françaises d’ailleurs. Dans les années 1970, un député avait sorti un rapport à ce sujet. Il préconisait de ne garder que les grandes lignes et les gares des villes desservies et d’abandonner les petites lignes. Ce rapport avait été enterré … mais suivi au pied de la lettre. Ce député travaillait aussi pour un grand groupe pétrolier. Sans commentaire.

Toujours pas de camping, ni d’auberge à proximité. Ce sera à nouveau bivouac. J’analyse mes cartes devant une bière « Estrella Galicia » dans un bar tristounet où la patronne regarde une série TV sur grand écran. Ça hurle, ça se frappe, ça pleure. Génial comme ambiance ! Je vais essayer de m’approcher de cette immense baie et je devrais bien trouver un coin tranquille pour planter ma guitoune.

Trouvé ! Je monte le bivouac, me lave à l’ancienne puis me dirige vers le restaurant « La vieja barca » où j’ai réservé pour 19h30. Je commande des calamars aux tomates, un fromage de brebis et un yaourt et ses petits cookies. Tisane et vieux rhum pour terminer. Dîner succulent. Je vais pouvoir rejoindre mes pénates et dormir du sommeil du juste.

Auparavant, je vais lire l’Equipe et notamment les commentaires sur mon club du SCO qui s’est fait étriller à Lyon. On ne boxe pas dans la même catégorie. A ce sujet, après le renvoi du directeur sportif Olivier Pickeu l’an dernier, le départ de notre emblématique entraîneur Stéphane Moulin (10 ans de présence au club … record européen) à la fin de cette saison et les procès en tout genre qui s’annoncent, l’avenir du SCO s’annonce bien sombre.

Résumé : 100kms, 5h45, 17,2km/h, bivouac

3 commentaires sur « J12 – lundi 12 avril – Foz/Ortigueira »

  1. … mais après le rhum, il y a la lecture de l’Equipe ! Où que tu sois dans le monde Gaël, il y a toujours une petite pensée affectueuse chez toi pour notre bon vieux club commun du SCO d’Angers, dont tu connais l’histoire sur le bout des doigts. Ah, le foot, c’est le langage universel avec les populations quand on voyage 😉
    Bonne route brother !

    J'aime

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