J16 – vendredi 16 avril – Fisterra/Boiro

Malgré une nuit plus courte que d’habitude causée par la rédaction de ma diatribe et du cerveau en ébullition après cet exercice difficile, je me réveille frais et dispo pour un nouveau départ. Mes vêtements sont propres. Mon vélo également : patins de frein changés, lavage au jet, nettoyage des galets encrassés, révision. Je n’ai plus qu’à quitter cette auberge et son proprio bien sympathique puis reprendre la route de la Costa do Morte. Le vent souffle fort et froid. Cependant, j’ai archivé mes gants, jambières et veste d’hiver.

J’emprunte la route côtière AC-550. Les paysages sont à nouveau grandioses notamment la pointe et la baie de Fisterra.

Comme tous les jours depuis mon passage en Espagne, ça monte et ça descend. Par contre, cette fois-ci, je dois aussi composer avec le vent tempétueux. D’ailleurs, ça moutonne sacrément en mer. Dans les montées terrestres, il est parfois compliqué de rester sur la bande d’urgence que j’utilise fréquemment. Je suis balayé et peine parfois à avancer ! Dans les descentes vent de face, j’atteins péniblement les 25km/h. Et puis, parfois, les baies abritées ne sont pas terribles non plus …

Mais je dois faire avec les conditions météo et je n’ai pas trop à me plaindre vu les couleurs somptueuses de la mer et du ciel ! Je m’arrête à 11h faire ma pause. Le spectacle est toujours autant grandiose. Je dois dire que je m’arrête plusieurs fois prendre des photos de la pointe Fisterra et que j’hésite sur mon choix. Finalement, ce sera celle-ci.

Mais j’aurais aussi pu choisir celle-là !

Je continue mon petit bonhomme de chemin quand, au loin, j’aperçois un cyclo avec des sacoches. Forcément, on se fait un grand signe. Et on s’arrête le long de la route pour tailler la bavette. Au départ en Espagnol (vu qu’il porte le maillot de la sélection) puis très rapidement en Français. Et oui, Henri est belge originaire de Gand. Cela fait 6 mois qu’il est parti depuis chez lui. Il a traversé la France, une partie de l’Espagne puis remonte par le Camino del Norte. Un sacré vadrouilleur … Il me montre des photos prises lors d’une tempête de neige dans les Pyrénées. Par contre, il voyage sans réchaud, ni tente. Et s’arrête dans les hébergements qu’il trouve sur sa route. Nous échangeons nos coordonnées et reprenons chacun notre route. Bonne route Henri …

J’arrive ensuite dans le Consello de Carnota en-dessous de la péninsule de Fisterra. Les collines s’adoucissent. La végétation luxuriante fait place à de grandes étendues de genêts et de gros blocs de granits. Les pins refont leur apparition. Le vent s’apaise également. Le soleil frappe fort. J’ai l’impression d’avoir basculé du côté méditerranéen ! Je m’arrête pour casser la croûte en bordure de mer dans un cadre à nouveau idyllique.

Puis je reprends mon chemin avec mes potes de Led Zeppelin pour m’accompagner. Ça me file la pêche ! Évidemment quand arrive « Stairway to Heaven », je me chope encore la chair de poule et pense fort à mon neveu Valérian le guitariste qui me fait verser une larmichette dès qu’il joue ce morceau. Pensée également pour son frangin Hugo le batteur (et accessoirement bossant dans l’événementiel culturel et cinématographique … c’est pas mal ça ?). Par contre, je crois qu’il y a aussi de l’eau dans le gaz avec leurs compagnes. Nous ne sommes pas prêts d’être grand-père ! Grosse pensée aussi pour mes nièces Zoé (future bibliothécaire) et Eloïse (bossant dans la restauration et en partance pour suivre son chéri à Brest). Bisous. Bisous. Et toujours ces paysages dont je ne me lasse pas …

En arrivant dans une nouvelle baie, je découvre des plateformes arrimées au large. Mais impossible de savoir ce que c’est …

Arrivé dans la baie de Noia, je décide de couper à travers champs. En ce début de week-end, la circulation devient plus dense dans cette grosse ville et j’ai peur qu’il en soit de même si je fais le tour de cette péninsule. Avant d’attaquer cette traversée, une petite pause restauration s’impose à l’ombre d’une fontaine.

Bien m’en a pris. 8kms de montée, 8kms de descente ! Je suis fourbu lorsque j’arrive dans la baie de Boiro. L’heure avance et il me faut à nouveau trouver un bivouac. Je fais le tour de cette petite péninsule et déniche un coin tranquille pour passer la nuit. Je dîne assis sur les marches qui mènent à une petite plage. Je ne vais pas faire long feu ce soir. La nuit précédente a été courte et la journée fort longue …

Résumé : 110kms, 6h00, 18,3km/h, bivouac

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