J18 – dimanche 18 avril – Figueirido/Caminha (POR)

A 0h35, grosse envie de pisser et matelas dégonflé. Je sors, me soulage et regonfle. « Crevaison lente » dirait-on à vélo. A 8h, je suis sur le dur et me prépare. A 9h, je suis le cul sur ma selle et je repars. J’attaque d’entrée par 1km à 8%. À froid, c’est chaud ! Je suis mon GPS qui m’emmène parfois dans des endroits improbables.

Ce froid matinal me rappelle le trek au Maroc avec Coco il y a 16 ans déjà. Nous étions partis avec Lahsen Ahansal, multiple vainqueur du Marathon des Sables. Le matin, il faisait un froid glacial comme là et dès que le soleil montait, la chaleur également. Ils avaient dû nous laisser pour des impératifs commerciaux et étions restés avec Idir son jeune cousin berbère qui n’avait jamais été à l’école mais parlait 6 langues et Mohammed, un autre cousin berbère qui s’occupait des chameaux. Semaine ô combien dépaysante et merveilleuse.

Je serpente sur de petites routes pentues jusqu’à Ponte Sampaio où le petit pont est y très joli.

J’arrive à Calita de Grande qui délimite l’entrée de cette immense baie. Je m’y arrête pour boire mon café matinal au café Rodéo en face le pont de Grande. Ce pont traverse cette baie et permet à l’autoroute de tracer tout droit. Il est, lui, fort impressionnant.

En ce dimanche matin, j’aurais croisé des marcheurs.euses, des randonneur.euses, des coureurs.euses (à pied et à vélo), des chasseurs (en 4*4), des pêcheurs.euses (à la confesse et à la ligne), des moto-crosseurs (pétaradeurs) et aussi beaucoup de parleurs.euses (espagnol.es).

J’arrive à Vigo avec toujours cette appréhension lorsque je rentre dans un grand centre urbain. D’autant plus qu’il doit s’agir d’une ville gérée par un écologiste responsable et raisonné. En effet, il n’y a pratiquement aucune piste cyclable. Je circule donc au milieu du trafic routier qui, heureusement, n’est pas trop important en ce dimanche matin. J’imagine si j’étais passé en semaine … Il faut dire aussi que cette ville portuaire est établie sur des collines qui plongent dans l’océan. Il ne doit pas être évident non plus de pratiquer le vélo au quotidien. Je me balade dans le vieux quartier aux ruelles étroites et charmantes.

Cependant, à la sortie de la ville, je découvre un panorama insolite avec ces 2 îles à l’entrée de la baie. On croirait Les Saintes !

Puis, comme c’est dimanche, je m’offre un petit plaisir : un Burger King pour refaire un peu de gras ! Je reprends ma route en début d’après-midi direction la frontière portugaise. Toujours le même choix : je coupe ou je longe. Comme de toute façon, le bac de À Guarda à la pointe de la péninsule est fermé, je décide de couper. Je file donc jusqu’à Baiona (c’est loin Bayonne !) puis je prends la route EP-3102. Ça monte sec pendant 6 kms mais la vue sur la baie est superbe.

Puis je redescends de l’autre côté de la montagne et arrive enfin sur la rive espagnole du Rio Mino qui marque la frontière. Ce nouveau moment de vérité est arrivé. Passera / Passera pas ? La route PO-553 qui arrive sur le pont est déserte. Des branches d’eucalyptus l’encombrent. On se croirait dans un film pendant la Guerre Froide. Personne. J’arrive au bout du pont côté portugais. Des barrières, tenues par une chaîne, sont disposées de part en part de la route. J’en dégage une, enjambe la chaîne avec mon vélo et me voilà entré au Portugal ! Aucun contrôle comme lors de mon passage Franco-Espagnol.

Me voilà arrivé à Vila Nova de Cerveira. J’inspecte ma carte. Il me faut remonter la rivière pendant 18kms pour retrouver la mer. De toute façon, je ne vois pas où je pourrais bivouaquer dans ce village. J’emprunte donc une belle piste cyclable qui longe la rivière pour arriver à Caminha en bord de mer. Je suis au Portugal et ça se voit de suite à l’architecture des maisons et des églises.

Je regarde à nouveau ma carte et repère une forêt en bordure d’océan. Je m’y rends mais il y a beaucoup trop de promeneurs. Par contre, je tombe sur le camping 3* de la ville. Il est ouvert. Il n’y a pratiquement personne. 8€ pour la nuit. Cela m’ira très bien. Je suis fourbu ! Et en plus j’apprends que je gagne une heure. J’ai donc du temps pour tenter de réparer mon matelas gonflable. Fin de la journée.

Résumé : 95kms, 6h15, 15,2km/h, camping

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