J20 – mardi 20 avril – Vila Châ / Toreira

20è jour déjà ! Pour fêter cela, la nuit a été arrosée. Comme pressenti, un gros orage a éclaté hier soir et il a plu drû. Ce matin, je me suis levé dans l’humidité : matelas, blouson, tente trempée. Je reprends la route à 8h30 après avoir plié tant bien que mal mon bardas …

… et je quitte cette petite ville portuaire.

Je retrouve mes cheminements le long de la mer. Avec ce ciel orageux, le paysage n’en est que plus beau.

Après une heure de mise en jambe côtière, j’approche de Porto. Pas le choix, je dois traverser cette ville et, de prime abord, cela ne donne pas trop envie.

Heureusement, un réseau cyclable longe la côte. Il n’y a qu’à suivre la piste. Excepté, qu’après être rentré dans le port, le pont qui franchit le Rio Leça est fermé ! Je consulte mes cartes mais le détour est vraiment important.

Je demande alors aux passants comment traverser sans ce pont. Un homme me dit qu’il faut prendre un bus et m’indique l’arrêt. J’emprunte donc ce bus qui contourne la zone portuaire. Puis m’arrête prendre mon café matinal alors que le crachin s’est mis à tomber.

Je reprends mes pérégrinations dans Porto. Je traverse un grand parc puis je remonte une avenue (Av de Boavista) interminable et, tout en haut, se trouvent des magasins de luxe (Rolex, Gucci, …). Ce sont peut-être les Champs-Elysées de Porto ? Plutôt de filer vers le centre historique, mon GPS m’envoie sur le pont le plus près de la côte afin de franchir le Douro. Je me retrouve sur un passage le long de l’autoroute avec une sortie rocambolesque dans la zone des hôtels commune à chaque métropole (Ibis, Formule1, …). D’ailleurs, en regardant l’autoroute, je repère un panneau avec une sortie Braga pas très loin d’ici. Évidemment, j’ai une énorme pensée pour Marine, la fille de Coco, dont la famille paternelle était de ce coin. Nous y avons passé de bons moments …

Je ne verrai pas le vieux-centre mais j’y suis déjà passé plusieurs fois donc pas de regret. Au sujet du Douro, je me rappelle qu’à mon époque tourangelle, j’aimais aller dans un restaurant portugais nommé le Douro et situé dans le vieux-Tours. Lorsque j’appelais pour réserver, le propriétaire me demandait à quel nom : « Dureau » lui disais-je. « Douro ? » me répondait-il alors. « Non Dureau » répétais-je. « Ah Douro … OK ! » finissait-il. Cela me fait toujours rire !

Bon trêve de plaisanterie, je sors enfin de Porto et retrouve la côte en suivant une magnifique piste cyclable au bitume rouge. Depuis le temps que je demande à nos politiques responsables de coloriser les pistes comme cela se fait dans tous les pays nordiques ! Cela assure la continuité, la sécurité et la visibilité du réseau. Les automobilistes visualisent mieux les intersections et les piétons également ce qui évite de marcher dessus et de créer des conflits d’usage. Mais bon, à force d’à force, peut-être qu’un jour cela se fera aussi sur Blagnac et ailleurs … On peut toujours rêver …

Il commence à faire faim. Je m’arrête le long d’un cheminement après avoir acheté quelques victuailles. J’en profite pour étendre toutes mes affaires trempées. Cette zone balnéaire semble assez cossue. La réaction des promeneurs promenant leur toutou est assez amusante. Pas un regard, pas un bonjour. Le clodo dénature le paysage !

Je continue ma route en suivant cette belle piste. Je tombe sur un village de pêcheur avec la traditionnelle barque en bordure de plage. Cliché assuré !

Après la piste cyclable, je retombe sur un réseau Ecovia toujours aussi pittoresque.

Puis j’abandonne le bord de mer. Les stations balnéaires ont fait place à des villages. La côte devient beaucoup plus sauvage.

Je suis obligé de rentrer dans les terres et de suivre la N327 coincée entre la rivière, des marais et des cultures. C’est beaucoup moins folichon. Là, il faut débrancher le cerveau et pédaler. Je bifurque à Toreira pour faire une pause Schweppes en bordure de plage avant de trouver un endroit où me poser.

Je repars mais le cœur n’y est plus. J’ai déconnecté. De plus, le vent souffle plein ouest de la mer. Et, comme hier, de gros nuages noirs s’y amoncellent à l’horizon. Je n’ai pas envoie de me reprendre la saucée. Je sors mon détecteur de bivouac en dur. Et, au bout de quelques kms, je repère une grande maison, à une centaine de mètres de la route sur la droite, qui a l’air à l’abandon. J’y vais et inspecte les lieux et les alentours. Cela m’a l’air parfait. Toutes les huisseries ont été dérobées mais l’intérieur parait sain. Ce sera parfait pour cette nuit.

Résumé : 90kms, 5h05, 17,7km/h, bivouac

2 commentaires sur « J20 – mardi 20 avril – Vila Châ / Toreira »

  1. salut Gaêl
    Je vais commencer à rentrer des images sur ton périple, car c’est le même itinéraire de mon tdm que tu fais au Portugal. Sympa !
    Par contre tu as le même mauvais temps que moi pour ma traversée du Canada, et je te plains car plier la tente sous la pluie, ne pas pouvoir la faire sécher, au bout d’un moment comme tu dis on cherche le bivouac en dur. (je faisais même sécher ma tente dans la chambre avec l’air conditionné°.
    J’espère un peu de chaleur et du soleil pour toi.
    Bon vent
    marcel

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