J25 – dimanche 25 avril – Cabo da Roca / Comporta

Vers 6h00, je suis réveillé par le bruit du vent malgré les boules Quiès. Ça bufle ! Je me rendors jusqu’à 7h30 puis décide de plier mes gaules et d’aller déjeuner à l’abri du vent. Je trouve mon bonheur, dans le village d’Azoia à la sortie de la pointe, à l’intérieur du lavoir. Eau, banc, abri … parfait. Par contre, le réveil musculaire est à nouveau costaud vu qu’il faut remonter sur le plateau et que ça grimpe. Je me demande parfois comment ma mécanique arrive à fonctionner aussi bien vu ce que je lui inflige. Ensuite je retrouve la N-247 qui redescend vers la côte. En ce dimanche matin, il n’y pas de circulation automobile. Par contre, c’est un défilé de cyclistes et de coureurs.

Ce sont des dizaines et des dizaines de cyclistes que je croise ou qui me doublent. Enfin pas tout à fait puisque j’ai retrouvé ma piste cyclable rouge mais qui est utilisée par les coureurs et les marcheurs. D’ailleurs, j’ai failli me prendre une VTTiste qui accompagnait 2 gars allant bon train et qui a eu la mauvaise idée de vouloir passer devant au moment où j’arrivais sur eux ! C’est passé mais juste. Belle frayeur !

Je croise donc des cyclistes en mode solo pépère, solo à bloc, triathlète tête dans le prolongateur, club de compétiteurs se tirant la bourre, club de retraités taillant la bavette (salut les copains du Stade !), duo de femmes, duo d’hommes. De tout. Idem pour les runners … Il faut dire que le cadre est grandiose pour faire son sport dominical. Je finis par arriver à cette grande et belle station balnéaire de Cascais où je m’arrête prendre mon café dans un bar chic en front de mer. Que de monde en ce dimanche matin …

Je retrouve ma piste cyclable rouge que je vais parcourir … jusqu’à Lisbonne pratiquement sans discontinuité. Sinon il m’aurait fallu emprunter la N-247 puis la N-6 qui sont passées en 2 * 2 voies. Beaucoup moins sympa. Je longe donc la mer en rythme de croisière et profite de tout ce monde qui se balade, courre, pédale, surfe … Le temps passe vite. Cependant, certains runners prennent la piste cyclable pour une piste d’athlétisme. Heureusement qu’ils ne sont pas aux Pays-Bas !Il faut quand même rester sur ses gardes.

Je roule tranquille pépère le long de ces stations balnéaires. Le paysage a complètement changé. Depuis que j’ai rejoins la côte après le cap, c’est devenu tout plat. Je retrouve aussi ces fortins qui devaient protéger la côte des envahisseurs. Pour celui-ci, ce sont les surfeurs qui essaient de le prendre d’assaut.

J’aperçois au loin le célèbre pont qui enjambe le Tage. Je n’ai qu’à suivre la piste en évitant les obstacles en tout genre.

Vers midi, j’entre dans Lisbonne et passe justement sous ce pont ô combien impressionnant. Je rejoins ensuite la gare maritime et prends un ticket pour Seixal en face. J’ai juste le temps d’aller acheter du pain et une salade de pâtes à la gare routière en face. Puis de la manger avant qu’une policière ne vienne me dire que c’est interdit. Je mangerai mon dessert de l’autre côté.

Je profite du WiFi gratuit pour tenter d’appeler mes enfants et des amis. Mais personne ne me répond. Tant pis, il est 13h30. J’embarque. 20 minutes plus tard, je suis de l’autre côté de la baie. Je profite d’une prise électrique pour recharger mon iPhone et appeler mes enfants qui s’inquiètent de mon orteil. Tout va bien. J’en profite aussi pour finir mon déjeuner et je repars en laissant derrière moi Lisbonne. J’y reviendrais plus tard pour y passer un long week-end mais sans vélo, ni sacoches.

Je prends direction Setubal en coupant direct. Et là, par rapport à ce matin, c’est le jour et la nuit. Autant ce matin, ça grouillait de monde dans un paysage superbe. Autant cet après-midi, je ne vois personne et c’est d’une tristesse sans nom. Je traverse des cités HLM, des zones industrielles, des paysages moches où les maisons sont à vendre ou en ruine.

Une éclaircie quand même dans cette journée alors que je roule sur une petite route. Une Merco me double, klaxonne et se gare un peu plus loin. Le gars sort de sa voiture, me fait signe de m’arrêter et me dit avec l’accent : « Mais tu es de Toulouse ? C’est pas possible ! ». Et on se met à discuter sur le bord de la route. Il m’explique qu’il a vécu de 5 à 52 ans à Cugnaux. Il avait monté sa boite de transport et sponsorisait le club de cyclo de Cugnaux. Puis a travaillé pour Tisséo (la régie de transport en commun de l’agglo) et pour Verdier (bus scolaire notamment) avant de revenir au pays passer sa retraite. Il me propose de m’héberger à Motijo où il a un pied à terre qu’il aménage. Bizarrement, pendant qu’on discute, une averse tombe de nulle part ! Il est encore tôt et ce n’est pas ma direction. Et puis ce signe du ciel peut-être … Je ne sais pas mais je décline son invitation et continue ma route. J’arrive à Palmela où un château domine la vallée et la baie.

De ce côté, des vignes ont fait leur apparition et le paysage y est plus bucolique. Par contre, mon GPS me fait passer par un sentier destiné aux pompiers en cas d’incendie en contrebas du château. C’est abrupt, raviné et caillouteux. Je manque me casser la binette. Manquerait plus que cela. Je finis par arriver à Setubal, agréable ville à l’entrée de la baie et du rio Sado. Je me dirige à nouveau vers la gare maritime pour une nouvelle traversée en ferry vers Soltroia. Il est 17h00. Le ferry est à 17h30. Juste le temps de goûter et le ferry est déjà là.

A 18h00, le ferry accoste à Soltroia. J’ai pu admirer la baie de Setubal malgré le trafic maritime et ce château perché sur son promontoire.

A la sortie du ferry, je prends l’unique route qui traverse cette longue bande de terre séparant l’océan de la baie. Nouveau changement de décor. Ce sont des résidences de luxe qui se succèdent les unes après les autres. Tout est grillagé, fermé, cloisonné, bunkérisé. Impressionnant. De toute façon, je n’ai pas prévu de dormir là ce soir. De plus, j’ai l’impression d’avoir changé de pays. Le ciel est resté plombé sur les terres de l’autre côté alors qu’ici c’est grand ciel bleu. Étonnant.

Il me faut maintenant trouver un chemin qui mène à la mer. Le problème est que tous les chemins sont sablonneux. Il m’est impossible de m’aventurer là-dedans avec ma patte folle. Je continue espérant trouver un chemin plus praticable. Nada. Finalement, je finis par dénicher une sente en dur qui s’éloigne de la route. Même topo qu’hier soir mais je ne verrai et n’entendrai la mer que de loin. Tant pis. Ce sera parfait pour ce soir. La journée a été longue.

Résumé : 100kms, 5h50, 17,1km/h, bivouac

3 commentaires sur « J25 – dimanche 25 avril – Cabo da Roca / Comporta »

  1. Fue mi intención de pasar por Lisboa.
    Pero me fui por Santiago de Cachem.
    Y Alcocer do Sal.
    Mucho menos tráfico.
    Estoy disfrutando del sol a la playa.
    No he salido todavía.
    Será otra vez un día flojo.
    Mire WhatsApp.
    Tiene Facebook ?
    O dirección mail ?

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