J24 – samedi 24 avril – Alto Foz / Cabo da Roca

J’ai dormi comme un loir. Réveillé vers 7h00 alors qu’Aline est déjà préparée. Elle n’a pas beaucoup dormi. Je range mes affaires et nous partageons notre petit déj’. Puis nous quittons notre maison de fortune pour reprendre chacun sa route. En effet, Aline a décidé de prendre le train pour descendre direct sur Lisbonne où elle a réservé un WarmShower. Sacré jeune femme au tempérament bien trempé qui a déjà pas mal bourlingué malgré son jeune âge, à la recherche de rencontres et qui est sacrément mâture. Bonne route le « homard rouge » !

Je reprends donc ma route le long de la côte alors qu’Aline rentre dans les terres. Je retrouve mes toboggans avec de belles montées pour atteindre les villages perchés puis descente pour retrouver la plaine cultivée. Sur les crêtes, j’arrive enfin à immortaliser un de ces moulins exposés au vent en haut des crêtes.

Puis je redescends en bord de mer à Porto Novo où je m’arrête dans un café en bord de plage. Le vent vient du sud et ramène de gros nuages noirs. Je pense que je vais encore déguster aujourd’hui. En attendant je profite de l’instant présent et du paysage somptueux offert par Dame Nature.

Il est 10h30 et je reprends ma route toujours plein sud en espérant rouler encore au sec un petit moment. Je continue à suivre la route N-247 qui est très empruntée en ce samedi matin. Comme elle n’est pas bien large et qu’il n’y a pas de piste cyclable, je sers les miches. En effet, contrairement aux espagnols très respectueux des cyclistes, la distance de sécurité des 1,50m n’est pas souvent respectée. Beaucoup me frôle en me doublant sans ralentir alors que d’autres véhicules arrivent en face. Je continue à penser qu’il faudrait inclure du temps de circulation à vélo lorsqu’on passe son permis de conduire pour se rendre vraiment compte du danger de circuler dans le trafic routier à vélo. Je passe de village en village en admirant les panneaux d’entrée beaucoup plus coloré que les nôtres.

Dès que je peux revenir sur l’océan et m’échapper de la route, j’en profite pour admirer cette côte ô combien découpée.

Après 3 heures de vélo à monter / descendre vent dans le pif, je commence à avoir faim. Je repère des restaurants mais qui m’ont l’air un peu trop chic vu les voitures garées devant. Finalement, j’en dégote un plus abordable et me trouve une place avec vue sur mer. Je me commande une dorade grillée que je déguste après avoir pris le traditionnel apéro portugais : beurre, pain et olives. Une mousse au chocolat et un café pour bien finir. Le tout pour 12,30€ !

Je vais pouvoir reprendre la route le ventre bien rempli ! Je retrouve donc cette satanée N-247 toujours aussi empruntée. Par contre, il ne pleut toujours pas. Le ciel bleu a même refait son apparition à mon grand étonnement. Mais le vent du sud continue de souffler fort. On ne peut pas tout avoir dans la vie ! Je le prends dans la tronche et il m’arrive de faire des écarts lorsque je prends un virage. Il faut vraiment que je fasse gaffe. Plusieurs fois je gueule et je fais signe à des automobilistes me serrant vraiment trop près. J’ai des envies de sortir mon antivol en U et de péter des rétroviseurs et des gueules !!! Heureusement que je peux m’arrêter pour me calmer et admirer le spectacle de cette superbe côte.

A un moment, je bifurque à droite pour arriver à Fontanelas où je m’arrête faire mes course du samedi. Le frigo et les placards sont vides. Je trouve un commerce dans lequel sont vendus énormément de produits français (au prix fort). Je trouve même du Tipiak mais pas en sachet précuit. Dommage. J’achète aussi de quoi faire ma pause 4h et descends sur Azenhas do Mar, petit village accroché à la falaise. Je croise deux anglaises assez mûres qui me disent : « It’s wonderful. We’re too lucky ! ». J’aquiesce. Je m’installe ensuite pour boire mon Icetea et manger ma banane en admirant cet endroit.

Il me faut repartir. Et toujours pas de pluie. J’entre dans le Parc Naturel de Sintra-Cascais et me dirige vers Sintra par cette même route chérie. Mais là, ça se rétrécit et ça grimpe drôlement. D’ailleurs je croise des cyclistes qui doivent venir s’amuser dans le coin. En vue du monastère, ça se calme. Grand faux plat puis descente vers la mer en direction de la pointe la plus à l’ouest de l’Europe : Cabo da Roca. Il y a du monde. J’en profite pour me faire tirer le portrait du bout du continent.

Puis, comme l’heure avance et que j’en ai plein les bottes, j’inspecte les environs à la recherche d’un bivouac à l’abri et du vent, et de la pluie et des regards. Pas évident. Mais en cherchant bien on trouve. En suivant un sentier de randonnée qui fait le tour de la pointe, je trouve mon bonheur. Nickel chrome.

Après ma toilette de chat et l’installation du bivouac, je vais me balader sur ce chemin. Le spectacle y est à nouveau grandiose ! Dommage qu’Aline ait préféré de rejoindre Lisbonne en train …

Je prépare mon dîner froid et vais pique-niquer devant mon écran géant. Effectivement, quelle chance !!!

Résumé : 90kms, 5h50, 15,4km/h, bivouac

6 commentaires sur « J24 – samedi 24 avril – Alto Foz / Cabo da Roca »

  1. Mon pauvre Gael le temps n’est pas de la partie la photo te montre comme une poule muoillée dommage Aline pouvez te rechauffer mais bvon
    par contre top pour le kway du stade je ne sais pas s’il est bien étanceh!!!
    a plus
    j louis

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  2. Je partage cette idée… et m’empresserai de la partager dès que l’occasion se présentera : « il faudrait inclure du temps de circulation à vélo lorsqu’on passe son permis de conduire ».
    Bon vent

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  3. j’espère que la pluie va arrêter car tu as largement assez donné. Je te suis sur le même itinéraire que j’ai pris pour mon tdm et c’est très agréable de revoir avec tes photos les paysages que j’ai rencontré en 2016. J’avais fini également avec les couleurs du stade. (merci JLouis).
    Pour ne plus se faire rasé surtout lorsqu’il y avait une voiture en face, lors de mon tdm j’avais pris la décision de ne plus me mettre le plus à droite possible mais de me tenir à moitié du couloir de droite, d’une part ça évite souvent le mauvais revêtement sur le bord droit de la route, puis des amas de ce qui traîne sur la chaussée qui se retrouvent sur le bord droit. Les voitures qui veulent doubler sont obligées de ralentir pour doubler ce qui me tranquillisé. Mais tu as beaucoup d’expérience et chacun a ses petites manies pour rouler.
    Je te mets dans ce commentaire des rayons du soleil d’Arizona, tu en as vraiment besoin. Gardes, j’en ai d’autres….
    Bon vent Gael.
    Amicalement
    marcel

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  4. Me encuentro en Gijón.
    22 grados.
    Mucho sol.
    Ayer 66 km.
    No mucho sol pero todavía 20 grados.
    Te encuentres a un nivel de verdadero ciclista.
    Yo solo puedo soñar.
    Ahora rumbo Santander.
    Saludos !

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