J30 – vendredi 30 avril – Luz de Tavira / Vila Real de Santo Antonio

30è jour de ce périple de Tour d’Europe à Vélo. J’ai encore dormi comme un bébé dans une chambre sans fenêtre de cette maison à l’abandon. C’est incroyable les nuits que je fais : de 9 à 10h de sommeil ! Je pense que le corps a besoin de récupérer. A 8h, je quitte mon gîte sans déjeuner.

Je vais devoir me taper 150 bornes pour rejoindre Lepe en Espagne alors qu’il n’y a que 45 kms … en prenant l’autoroute A22. Je vais donc devoir monter au nord à Pomarao pour prendre le pont traversant le Rio Guadiana qui marque la frontière avec l’Espagne. De plus, je ne suis même pas sûr de pouvoir traverser sans un test PCR. On verra bien !

Je retrouve mon Ecovia qui me fait progresser tranquillement sur de mauvais chemins à travers les orangeraies et les citronneraies (sic!). A Conceiçao, je m’arrête en bordure de la lagune pour y déjeuner.

Vers 10h30, je m’arrête dans un café à Vila Nova de Cacela. Comme partout, la TV tourne en permanence. Je passe ma commande et jette un œil sur les infos : le 4è déconfinement est annoncé et la frontière avec l’Espagne rouvre demain matin ! J’ai vraiment le cul bordé de nouilles. Je vais pouvoir monter jusqu’au nord, passer la nuit là-haut et traverser la frontière tranquille comme Baptiste.

Dans ce café, je rencontre un couple de parisiens avec une amie qui s’est installée dans le coin. Ils cherchent également à descendre au soleil. Ils me disent qu’il y a un ferry à Vila Real de San Antonio. Et également que je peux passer avec mon vélo pour traverser le pont de l’autoroute qui n’est plus payant à cet endroit. Un autre client portugais leur dit que je peux aussi prendre le bac à Alcoutim au nord. Bon, cela fait beaucoup de possibilités mais pas encore de solution. Je file donc vers V.R. de San Antonio, ville très sympa construite comme nos bastides du sud-ouest.

Je trouve le ferry mais il est bien évidemment fermé. Je décide de poursuivre jusqu’au pont de l’autoroute voir comment ça se présente. Malgré une interdiction aux vélos et aux charrettes, je prends la bande d’arrêt d’urgence alors qu’une voie est neutralisée et j’arrive jusqu’à la frontière. Les policiers portugais me disent que c’est fermé mais que je pourrais passer demain matin. Demi-tour. Je salue au passage une collègue cycliste qui admire le paysage.

Je décide de réserver une chambre pour ce soir et de me poser cet après-midi. Pour l’instant, il fait faim et je me trouve un « restau ouvrier » à Castro Marim où je me régale d’un plat de riz aux poulpes.

Pendant que j’y pense, il y a un truc dont je voulais parler depuis un moment avant de quitter le Portugal. Il s’agit de ces radars à l’entrée des agglomérations qui détectent la vitesse des véhicules. La vitesse y est limitée à 50km/h. Si le véhicule passe trop vite, le feu tricolore placé plus loin passe au rouge ! Je trouve ce système très pertinent pour obliger les conducteurs à respecter la limitation. A méditer …

Après-midi consacré au lavage de linge, au rasage de singe et au reposage de méninge. Par contre, toujours pas de dynamo.

Résumé : 50kms, 3h00, 16,7km/h, chambre

3 commentaires sur « J30 – vendredi 30 avril – Luz de Tavira / Vila Real de Santo Antonio »

  1. Sacré Gaël

    On avait des chaînes au parvis⛓️😁

    Bon ne t’inquiète pas il pleut aussi à Blagnac.

    J’attends le prochain journal.

    Amitiés Stéphane

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