J36 – jeudi 6 mai – Gibraltar / Malaga

Réveillé au lever du jour par le chant des oiseaux. Il y a pire comme réveil ! Comme ma tente et ma bâche de vélo sont humides à cause de la rosée matinale, je vais déjeuner sur ma table à côté de l’accueil. D’ailleurs, c’est fermé alors que, hier soir, le réceptionniste m’avait dit qu’il y avait toujours quelqu’un. Décidément … Mon iPad est à l’intérieur. J’espère qu’il ne va pas trop tardé. J’en profite aussi pour vérifier la connectique de mon système eWerk. Je ne comprends pas. Tout semble OK mais cela ne fonctionne plus. Vers 8h45, un nouveau réceptionniste arrive enfin. Je finis de me préparer tranquillou et à 9h00 je repars sous une légère brume de ce camping vraiment atypique.

Je reprends le front de mer avant d’attaquer un gros morceau. En effet, il va me falloir basculer de l’autre côté d’un massif rocheux avant de retrouver … la Méditerranée. Et oui, j’ai quitté l’Océan pour longer dorénavant la Mer !!! Je jette un dernier coup d’œil au mont Fujibraltar dont le sommet est embrumé ce matin.

Comme prévu, ça se corse dès que je quitte le front de mer. Le réveil musculaire est pour le moins brutal. Je me retrouve sur une piste qui longe l’autoroute. A un moment, je suis obligé de poser le pied à terre devant un mur dont le revêtement est pourri. Mes pneus routes n’adhèrent pas. Je patine et risque de me casser la gueule. Un orteil pété, ça suffit ! Je laisse au loin et avec grand plaisir cette baie industrio-urbaine de Gibraltar.

Au bout d’une heure de route, je tourne à droite direction Sotogrande. Et là, le contraste est vraiment saisissant. Entre ce que je viens de traverser hier, notamment des quartiers à la limite de bidonvilles, et l’endroit où j’arrive … Déjà, il y a une barrière avec un vigile dans sa guérite qui surveille l’entrée de ce quartier. Je passe et j’arrive dans un un endroit incroyable. Des avenues à 2*2 voies sans aucune circulation bordées de magnifiques demeures. Un autre monde. Peut-être celui des premiers de cordée de notre cher Président Jupitérien. Les seules personnes que je croise sont des artisans à travailler en bas de l’échelle.

Je traverse le Rio Guadiaro , longe la marina privée, franchis une nouvelle barrière et arrive à La Paloma où je m’arrête prendre mon café matinal chez Laïla. J’en profite pour envoyer un petit coucou à mon amie et collègue d’AtoS Leïla et à toute l’équipe de l’Arche.

Après avoir quitté La Paloma, je rencontre l’A-7. Et là, pas le choix, je suis obligé de la prendre de force. Il n’y a pas d’autre alternative. Je vois d’autres cyclistes qui roulent dessus. Donc je la prends. Je roule à donf’ quand je suis dessus. Cette zone se décompose en plusieurs tranches : la mer, la plage, une zone urbanisée, l’autoroute A-7, une zone urbanisée, la montagne.

Arrivé à Estepona, je bifurque vers la côte pour y déjeuner. J’y trouve un petit restau (Boulevar Cafe-Bar) … sur le boulevard qui descend vers la mer. Je prends comme d’hab’ mon menu du jour. Alors que je finis de déjeuner, un gars vient me voir et commence à discuter. Je lui propose de s’asseoir et de boire un café. C’est un hollandais d’Amsterdam qui fait un break ici. Il voyage pratiquement toute l’année à vélo. Il a roulé en Amérique du Sud et du Nord. Il remonte en juin sur Amsterdam. Impressionnant. Il me quitte en me souhaitant un bon voyage et peut-être un de ces 4 à Blagnac pour un warm-shower … Par contre, les choses rigolotes reprennent. C’est soit trouver un peu de place le long de l’A-7 …

Soit trouver un peu de place le long de la côte …

A choisir, je préfère de loin la côte ! D’ailleurs je traverse Marbella en suivant ce type de cheminement. C’est quand même beaucoup plus agréable que d’avoir les voitures qui vous serrent les miches.

Je suis impressionné par la foule qui fréquente ces endroits. Les restaus et les terrasses de café sont blindées. De nombreux blacks, noirs, renois, personne de couleurs (*) essaient d’y vendre leur camelote de contrefaçon. Des russes ont élu villégiature ici. Leur blondeur et leur accent se différencient de la population locale. En fin d’après-midi je finis par arriver à Fuengirola. Avant d’y arriver, j’avais trouvé un superbe bivouac dans une cabane en haut de la falaise de bord de mer. Mais j’ai trouvé qu’il était vraiment trop tôt pour m’arrêter. Bien mal m’en a pris …

Après m’être arrêté boire ma bière-récompense, je poursuis donc mon chemin en commençant à chercher un endroit pour la nuit. Mais que nenni ! Les stations balnéaires s’enchaînent les unes après les autres. Même chose pour les cafés, restaus et hôtel minimum 4*. Impossible de dégoter un bivouac dans cette zone touristique. Je continue mon chemin et finis par arriver en-dessous de l’aéroport de Malaga – Costa del Sol ! En suivant la plage, je finis par tomber, d’abord sur un endroit fréquenté par les homos du coin, puis sur no man’s land où je peux enfin planter ma tente à l’abri d’un vieil eucalyptus. Il était grand temps.

Résumé : 125kms, 7h15, 17,2km/h, bivouac

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