J45 – samedi 15 mai – Cullera / Moncofa

Réveillé à l’aube, je traîne un peu dans mon grand lit. Aucun bruit dans l’appartement. Je déjeune sur mon petit balcon et me prépare avant de partir sans avoir pu saluer Christine et Noelia. La vue depuis mon balcon diffère un peu de celle que j’ai d’habitude mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie !

Je quitte l’appart sans bruit et descends légèrement angoissé. En effet, hier soir, j’ai lu un article très émouvant dans l’Equipe Magazine sur un vol de vélo et cela a un peu perturbé ma nuit. Mon vélo est toujours là. Ouf ! Je peux charger mes sacoches avants et reprendre ma route.

J’emprunte une charmante route (CV-500) qui traverse le Parc de l’Albufera. Pour la petite histoire, des rizières sont dans ce parc. La paëlla avec le riz extrait de ces rizières a été inventé ici ! Je tiens cette anecdote de Marco, un pote cycliste de Pinsaguel qui m’a contacté hier soir. Il garde ses petits-enfants au nord de Valence. On va essayer de se croiser par Géolocalisation Whatapps ! A ce sujet, j’ai raté à deux jours près mon pote tarbais d’AtoS, Éloi, qui a une maison au-dessus de Motril. Et également un autre pote d’AtoS Thierry qui lui a une maison au sud de la Catalogne.

Je finis par arriver à Valence après avoir croisé des centaines (je confirme !) de cyclistes. Quelques-uns m’ont doublé, mais la plupart filait plein sud, dont un triathlète qui allait vraiment bon train mains sur les prolongateurs et que j’ai croisé ensuite alors qu’il courait à vive allure. Comme beaucoup de triathlètes, son nom est gravé en bas du dos : Lopez. Après consultation de Google mon ami, je pense qu’il s’agit de Carlos Lopez Diaz, champion d’Espagne de triathlon XL. Comme d’habitude, je rentre dans cette mégalopole (la 3è ville espagnole avec 2 millions d’habitants) par des pistes cyclables colorées en rouge. Que du bonheur !

Je m’arrête faire un tour dans la Cité des Sciences à l’architecture pour le moins surprenant.

L’Aquarium n’est pas mal non plus dans son genre …

Je m’arrête dans un café branché pour ma petite pause matinale et en profite pour brancher ma géolocalisation par Whatapps. Comme cela, Marco peut me repérer et on va essayer de se voir avant qu’il ne parte déjeuner avec sa famille. Alors que je rencontre un jeune cyclotouriste argentin en vadrouille dans le coin, Marco m’appelle pour me demander de l’attendre. Je laisse Pueblo continuer sa route. Il me dit de venir un jour chez lui, qu’il y a mucho campo (beaucoup de campagne) par rapport à où nous sommes. Nous prenons l’apéro avec Marco, sa femme et ses deux petits-enfants, Titi et Mimi, qui ont vécu quelques années à Montréal. Marco a su que j’étais dans les parages grâce à Marcel que je salue. Marcel est un grand vadrouilleur à vélo devant l’Eternel établi désormais aux States et que je connais par mon pote Vincent Gaugau, autre grand vadrouilleur. Marco a alors appelé Jean-Louis, mon président vénéré du Stade pour lui demander mes coordonnées. Et voilà. Que le monde est petit !

Je sors de Valence et continue ma route vers le Nord en suivant toujours des pistes cyclables colorées. Par contre, contrairement aux pays nordiques, les cyclistes ne sont, hélas, pas encore prioritaires. Et je dois dire que, en ville, quand il faut s’arrêter tous les 50m, cela devient vite pénible. Et oui, à chaque fois, il faut relancer la machine et appuyer sur les pédales. Imaginez une femme avec un enfant sur son siège ou tirant une carriole … Quant aux barges qui circulent avec des sacoches à l’avant et à l’arrière, je n’en parle même pas ! En voiture, l’appui sur la pédale d’accélérateur ou de frein est quand même beaucoup plus facile. Je doute vraiment de voir de mon vivant à Blagnac et alentours les cyclistes prioritaires sur de belles pistes cyclables colorées, continues et sécurisées. Ou alors c’est que les écologistes responsables et raisonnés auront fait d’énormes progrès !

Le temps devient lourd et orageux. Le paysage est monotone dans cette campagne plate sans attrait. Le Gaëlou trouve le temps long. Je me rapproche de la mer pour y déjeuner. Mais même les stations balnéaires et la plage ne sont pas terribles. J’arrive, je ne sais trop comment, dans le zone industrielle de Salunt. Et là, ça devient franchement déprimant : de grands boulevards, des entrepôts immenses, des usines, une cimenterie …

Allez courage, je ne vais pas tarder à retrouver la plage et la mer. Mais, même là, ce n’est pas terrible. Je m’arrête boire un Schweppes Tonic pour me refiler la patate du côté de La Llosa. Non … je n’ai pas dit la loose ! Mais l’envie n’y est vraiment plus. Il faut que je trouve un magasin pour dîner ce soir et commencer à chercher un bivouac.

Après avoir traversé un immense quartier à l’abandon (rues tracées, électricité et eau branchées, lampadaires installés, fondations en cours …), je finis par arriver à Moncofa, une station balnéaire un peu plus grande que celles déjà traversées. Je trouve mon commerce. Il y a bien des maisons avec auvent, en bordure de promenade, qui ne demanderaient qu’à être squattées pour la nuit, mais je trouve qu’il y a beaucoup trop de passage. Je m’éloigne donc de la ville en espérant trouver un coin tranquille pour bivouaquer et je tombe sur un petit camping familial qui donne sur la mer. Je me pose et pars dîner côté face mer ! Fin de cette longue journée.

Côté pile
Côté face

Résumé : 100kms, 5h30, 18,2km/h, camping

3 commentaires sur « J45 – samedi 15 mai – Cullera / Moncofa »

  1. Eh oui Gaêl je me demande comment les gens peuvent disparaitre des radars
    Puisque grâce ou à cause des moyens de localisation dans le monde on trouve tout le monde quand on veut
    Dis moi si,tu ,as mes commentaires
    Bonne continuation
    j louis

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  2. Heureux de t’avoir envoyé Marco, surtout qu’avec lui tu n’as qu’à lui dire bonjour, et lui fera le reste…..😀😆😀 Je continue de te suivre sur des routes qui me rappellent ma fin du tdm. Continues à nous régaler de tes commentaires et surtout à te faire plaisir. Bon vent Gaêl.

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