J53 – lundi 31 mai – Ca’ di Vara / Montignoso

Il a fait frisquette au petit matin. Cela faisait un bail que je ne m’étais pas blotti dans mon duvet. D’ailleurs, j’ai eu du mal à m’en sortir. Finalement à 8h je quitte ce bivouac sans déjeuner.

Je m’arrête quelques kilomètres plus loin à Brugnatto. En repartant, je remarque une étrange « sculpture » à la sortie de ce village. Peut-être est-ce une manière de recycler les vieux biclous ? Il faudra que j’en parle à mon ami Stéphane de l’Arche pour notre atelier vélo.

A partir de là commence jardinage de la matinée pour me rendre à Vernazza dans les Cinque Terre, ces fameux 5 villages magnifiques. Celui-ci est apparemment le plus beau des 5. Au départ, je suis mon GPS qui m’envoie sur des chemins de traverse à travers la montagne. Je préfère faire demi-tour pour prendre une route plus praticable sachant qu’il va y avoir un sacré dénivelé à grimper. Je lui force donc les points de passage vu que je n’arrive pas à localiser Vernazza pour y aller en voiture. Mais, après une belle grimpette, je me retrouve dans un cul-de-sac dans le village de Corvara où je m’arrête prendre mon café matinal dans une charmante auberge au pied de l’église.

Après il faudrait à nouveau prendre des pistes forestières … ou suivre le GR qui passe par là. Il me faut revenir à Pignone pour reprendre la route SP38. Je grimpe un nouveau col avant d’arriver enfin à la bifurcation qui mène à Vernazza.

Apparemment, cela va le détour et ce jardinage matinal. Ce village est en effet classé dans les plus beaux villages de la Terre ! Je prends donc la petite route qui m’emmène dans cette destination ô combien courue. Je retrouve la mer dans un paysage vraiment superbe.

Des vignes sont plantées à flanc de montagne alors que des villages sont comme accrochés sur la crête des forêts luxuriantes. Alors que j’attaque une montée, un daguet surgit de la forêt sur ma gauche. Il me voit, freine des 4 fers alors qu’il est déjà sur le bitume, dérape du train arrière, patine sur ses sabots et fait demi-jour pour revenir d’où il venait ! C’est mon premier animal sauvage aperçu depuis mon départ. Et pourtant que de chemins et de pistes empruntés …

Dernière bifurcation avant une méchante descente de 4,5kms. Je freine à mort pour ne pas prendre trop de vitesse vu la pente, l’étroitesse de la route, les virages serrés et les véhicules qui remontent. Je me dis que la remontée va être terrible. Il doit y avoir des passages à 15 voire 20% ! Je finis enfin par arriver. Et effectivement cela valait vraiment le détour !

C’est un petit village de pêcheur (à l’origine) établi dans une crique à flanc de montagne. Des ruelles aux marches en ardoise permettent d’accéder à la tour de guet et aux maisons perchées sur les collines. Par contre, je ne suis pas le seul touriste à me balader dans les parages. J’imagine un dimanche en pleine saison. Ce doit être l’horreur. D’ailleurs l’accès est fermé aux véhicules et des parkings payants (2€ l’heure, 15€ la journée) enrichissent leurs propriétaires. A l’entrée du village, j’attache mon vélo et pars me balader à pied dans les ruelles de cet écrin.

Je déjeune d’un sandwich puis décide de prendre le train pour rejoindre La Spezia. En effet, une ligne ferroviaire serpente le long de la mer à travers de nombreux tunnels. Un train passe toutes les 15’ et le transport du vélo est gratuit. Vers 14h30, je rejoins cette ville puis retrouve la route SS1 pour me diriger vers Pisa.

Par contre, en repartant sur mon destrier, je ressens de drôles de sensations comme si les sacoches arrières flottaient. Je m’arrête. C’est tout simplement mon pneu arrière qui est « légèrement » dégonflé. C’est bien la première fois que je crève avec mes supers pneus Schwalbe Marathon Plus. D’autant plus que celui-ci est neuf. Bizarre. Peut-être un plaisantin s’est-il amusé à dégonfler le pneu ? Je trouve un vélociste, regonfle à bloc puis repars. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, il me faut admettre que j’ai une crevaison lente. Je m’arrête donc pour réparer dans une petite rue. Un vieux monsieur sort et me demande si j’ai besoin de quelque chose. Je lui réponds que non. Mais il revient m’apporter une bouteille d’eau fraîche. Sympa ! Surtout que le thermomètre affiche 30°c à l’ombre. Je finis par réparer puis repartir pour me retrouver sur un méchant chemin empierré et flaqué (sic!) qui longe la rivière Fiume Magra.

Décidément, c’est vraiment journée jardinage. Demi-tour et je reprends la route SS1. Je m’arrête à Luni dans une panetteria – bar pour ma pause Schweppes – achat pain. Je repars et bifurque à droite en sortant de ce village pour rejoindre le littoral. D’ailleurs je m’aperçois que je viens de quitter la province de Ligurie et entrer en Toscane. Mais l’heure avance et le bivouac du soir approche. Je longe la côte après avoir repéré des parcs mais ceux-ci sont en fait d’immenses campings étoilés. Je finis par trouver mon bonheur dans le Parco Ugo Pisa. Beaucoup de joggeurs s’entraînent sur des chemins souples couverts d’aiguilles de pins. Mais je déniche un coin tranquille pour la nuit. Fin de cette harassante journée.

Résumé : 85kms, 5h20, 15,9km/h, beau temps, bivouac

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