J11 – lundi 8/6 – Notre-Dame-de-Monts(85)/Bouin(85)

Comme d’hab’, je suis réveillé aux aurores. Je consulte la pendule et, trouvant l’heure vraiment trop matinale, me rendors. Préparatifs habituels pour un départ à 9h. Le temps est couvert et il fait relativement frais. Après avoir emprunté les sentes sablonneuses de la veille, je retrouve l’EV1 au pied de la forêt et reprend mes pérégrinations vers l’île de Noirmoutiers.

Des travaux empêchent l’accès à la piste cyclable du pont jusqu’à début juillet. Il faut donc faire un détour pour emprunter la voie de circulation. Heureusement, le pont n’est pas très long car ce n’est pas très agréable d’avoir les véhicules qui vous rasent les miches, surtout avec le vent latéral.

A l’arrivée sur l’île, deux fléchages pour le vélo proposent les mêmes directions : le vert de « La Vendée à vélo » et le bleu de « L’île de Noirmoutiers à vélo ». Je décide de suivre le bleu et je pense au final que l’itinéraire proposé par ce dernier était plus attractif.

Je pars du côté est et suis le chemin sous la digue qui protège les marais et la réserve naturelle du polder de Sébastopol. Pas grand monde en ce lundi matin si ce n’est quelques promeneurs et pêcheurs à pied.

J’arrive en fin de matinée à Noirmoutiers où se déroule une cérémonie pour la fin de la guerre d’Indochine vu le discours prononcé. Cette bourgade me paraît très chic au vu des belles demeures et voitures disséminées autour des quartiers du vieux centre.

Je finis par m’arrêter boire mon petit café dans le quartier du Grand Vieil et repars car j’aimerais déjeuner à L’Herbaudière. Pour l’anecdote, regardez-bien ma sacoche posée sur la table … eh oui, j’ai retrouvé mon badge Ecosol, avec notre emblématique hirondelle, que j’avais laissé sur mon GJ (gilet jaune pour les non-initiés). Je profite de cet interlude pour saluer amicalement toutes mes colistières et tous mes colistiers. J’ai donc les logos 2P2R (2Pieds-2Roues pour les mêmes) et Ecosol (liste Citoyenne, Écologique et Solidaire) à l’avant et la flamme de l’Arche-en-Pays-Toulousain à l’arrière. Ne manque plus que celui de l’ABAVE (Asso Blagnac A Vivre Environnement). Je roule aussi aux couleurs du Stade Toulousain Cyclisme. Que du beau monde et de belles personnes qui m’accompagnent en pensée !!!

En effet ce port me rappelle mes vingt ans où je travaillais comme prestataire au Crédit Agricole de Tours. A cette époque, des salariés, passionnés de voile, louaient un voilier à Pornichet et je commençais à naviguer avec eux. Les destinations étaient les îles d’Houat, d’Hoëdic, Belle-Ile et ce port de l’Herbaudière. Hélas, si j’avais su que 15 ans plus tard, je rencontrerais une voileuse, Hélène la mère de mon fils Titouan, je me serais un peu plus intéressé à la navigation. J’étais jeune et insouciant. Et j’aimais aussi l’ambiance à bord et les soirées bien arrosées dans les ports de marin !

Une fois arrivé, je trouve un rôtisseur et me commande une andouille, pommes de terre (spécialités de l’île) et ratatouille que je dégusterai à la pointe de l’Herbaudière à l’abri d’un blockhaus nombreux à et endroit.

Et oui, le vent s’est levé chassant les nuages mais ralentissant la progression des cyclistes ! Une fois ce copieux et délicieux déjeuner avalé, je redescends vers la sortie de l’île pour retraverser le pont. J’aurais bien aimé emprunter le passage du Gois mais l’heure des marées ne me le permet pas.

Je rejoins le continent et me retrouve à nouveau à pédaler à travers vents et marais ! Cela devient lassant à la longue. D’autant que je rate un panneau EV1 et me retrouve sur une route assez empruntée, vent de face évidemment. Je commence à fatiguer et arrivé au village de Bouin, j’aperçois un panneau indiquant une ferme-auberge avec camping. La route pour sortir des marais est encore longue et je n’ai pas envie de bivouaquer un plein vent. Finalement, je me pose dans cet endroit pour le moins bucolique. Je suis accueilli par une femme d’un certain âge avec une dentition en mauvais état et par son berger allemand. Elle me propose de m’installer dans le champs derrière sa ferme pendant qu’elle nettoie les sanitaires vu que je suis son 1er client de la saison. Il me faut attendre que le chauffe-eau me permette de prendre une douche bien chaude. J’en profite pour écrire et vais aller voir ce qu’il en est.

La douche était tiédasse mais cela fait du bien quand même. Je dîne de mon traditionnel Tipiak accompagné d’une délicieuse terrine de foie gras aux herbes de Provence maison. Puis je finis la soirée dans les sanitaires où j’en profite pour recharger mes appareils et appeler les potes. Notamment mon vieux pote Housni qui a changé de boulot pour aller bosser à St-Nazaire. Malheureusement il est en télétravail sur Toulouse cette semaine et je ne pourrai pas lui rendre visite. Dommage. J’appelle aussi mon vieux pote Christian le corrézien que je connais depuis que je suis arrivé sur Toulouse il y a presque 30 ans déjà. On papote un long moment. Peut-être me rejoindra-t’il sur le parcours si son genou blessé à VTT lui permet. Bon, il est tard, le soleil se couche sur Bouin. Il faut que je reprenne des forces. Dodo …

Résumé : 110kms, 6h00, 18km/h, camping à la ferme

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