J17 – dimanche 14/6 – Etel(56)-Moëlan/Mer(29)

Finalement, j’ai très bien dormi. Bien que j’ai eu une envie extrême d’aller uriner, j’ai dû me lever et sortir à loilpé. J’en ai profité pour replanter un piquet du auvent de la tente arraché par la force du vent, remettre la housse du vélo en place et la caler avec une chaise et surtout sortir mes boules Quiès que j’avais remis en place dans la trousse de toilettes. Une fois de retour dans mon duvet bien calé sur un côté de la tente au sec vu que l’autre prenait le vent et la pluie et collait à la paroi; et cela bien que j’avais orienté la tente dans le sens du vent qui avait dû tourner pendant la nuit. Un peu comme un voilier qu’on met en fuite (juste le tourmentin comme voile, vent dans le dos, l’ancre qui traîne pour freiner sa vitesse) en cas de tempête …

Je me réveille donc à 7h30 et me prépare sous un ciel gris mais le vent est tombé et il ne peut plus. Je peux donc faire sécher mes affaires le temps de p’tit-déjeuner et de tout ranger. Départ à 9h direction Lorient avec Géovélo comme guide. Mais celui-ci a décidé de m’emmener sur des sentiers de traverse, certes très sympa mais pas très cyclable avec mon barda !

Je finis par rejoindre Port-Louis après avoir croisé et m’être fait doubler par mal de cyclos du dimanche matin (Pensée amicale pour mes potes du Stade et Jean-Louis son capitaine). Il me faut attendre une petite demi-heure le prochain bac qui m’emmènera à Lorient sans avoir à faire tout le tour du Blavet. J’en profite pour boire mon café matinal et rappeler mes charmantes suédoises du sud qui se sont mises à l’abri au sec à Montaigu en Vendée. Nos routes ne se croiseront plus. Dommage …

Une fois débarquée en face du quai des plaisanciers, où nous étions rentrés en catastrophe pris dans la tempête au large, il y a de cela fort longtemps lors d’une sortie de 5 jours à voilier avec les potes du CRCAM37, j’en profite pour visiter l’ancienne base de sous-marin transformée en musée de la mer avec, notamment, les fameux Pen-Duick (II et VI) de Tabarly et le quai pour les maxi-catamarans de compèt’. Quel étrange contraste !

Je traverse ensuite Lorient en suivant un bel itinéraire cyclable avec l’excellente idée de donner des numéros à chaque axe.

Il n’y a qu’à suivre la bonne ligne cycliste et je me retrouve comme qui rigole à Larmor-Plage en plein marché où j’en profite pour acheter mon 1er melon de la saison et discuter avec une dame charmante âgée de 75 ans qui vient de se faire voler son 2è vélo, autre plaie de la pratique cycliste avec les problèmes de réseau non sécurisé.

Je retrouve l’océan et décide de suivre l’itinéraire rouge et blanc du GR du sentier côtier. Cela a l’air pratiquable à vélo et, comme cela, je peux rouler en voyant la mer sous un ciel à nouveau bleu azur. Pause pique-nique en face l’île de Groix (souvenir aussi de belle nav’).

Il est 15h. Je repars en longeant le sentier côtier partagé entre piétons et cyclistes. Le spectacle est grandiose. La mer émeraude, les petits villages et ports typiques, le ciel bleu et moi qui circule en douceur au milieu de ce tableau géant. C’est SEA, CYCLE & SUN !!!

Je suis en mode balade et je profite du spectacle offert par Dame Nature. Mais un petit couinement se fait entendre. Léger au début. Je tends l’oreille, essaie de déceler d’où vient ce bruit. J’enlève les patins AV puis AR, toujours ce bruit; ce ne sont pas les patins de freins. J’arrête de pédaler, toujours ce bruit; ce n’est donc pas non plus le pédalier. Je m’arrête, vérifie les sacoches. Rien ne touche. Je repars. Ce n’est pas normal. Un vélo ne doit pas faire de bruit en roulant. Et plus je roule, plus ce bruit s’amplifie. Je m’arrête à nouveau, vire toutes les sacoches, inspecte les garde-boues. Et je trouve !

La vis d’attache du porte-bagages arrière gauche s’est fait la malle. C’est la vis du garde-boue affaissé qui touche la roue. Et merde. Je sors ma trousse de secours et en enlevant la sacoche, je découvre qu’une vis s’est aussi barrée. Je pense que ce doivent être les vibrations sur les petits chemins de ce matin qui ont provoqué ce bordel. Pourtant, j’avais tout vérifié avant de partir. Comme quoi mon destrier est lui aussi soumis à rude épreuve. Bon il me faut réparer avec les moyens du bord sachant que cette fois-ci je n’ai pas pris de vis de rechange avec moi. Mauvaise pioche. Heureusement, j’ai toujours un morceau de ficelle, ma bitte et mon couteau avec moi. Ça devrait le faire.

Je remplace donc la vis-écrou manquante sur la sacoche avant par une ficelle et celle de l’attache du porte-bagage par 2 serre-joints. Je desserre également les garde-boues arrières pour les réhausser en espérant que tout cela va tenir au moins jusqu’à mardi, les vélocistes risquant fort d’être fermés demain.

Après ces émotions, je m’arrête acheter un paquet de pains d’épice dans une fabrique artisanale de gâteaux et me fait une petite-pause avant de repartir vers Guidel-Plage. Encore un souvenir dans ce village où j’avais passé une semaine de vacances début juillet avec ma puce lorsqu’elle était pitchounette. Nous n’avions pas vu ni le soleil, ni la plage de la semaine … que de la pluie ! Heureusement, je l’avais inscrite à un centre avec d’autres enfants pour qu’elle puisse s’amuser. De mon côté, j’avais passé la semaine à arpenter le secteur à VTT et en courant.

Par contre, le bac que j’espérais prendre pour traverser les 50m de la Laïta afin de rejoindre Le Pouldu n’est toujours pas en service. Il me faut donc remonter au nord pour choper le pont avant de redescendre et de rentrer dans le département du Finistère. Mais comme il y aura d’autres rias sans bac pour traverser, je décide de filer plein ouest vers Moëlan-sur-Mer bien que ce soit dans les terres. Va comprendre Charles ! Il commence à se faire tard et il me faut trouver un bivouac, le temps étant toujours clément. Je file vers Riec-sur-Bélon (le nom du ria) et m’engage sur le sentier côtier au-dessus de l’anse de Kéristinec et trouve mon bonheur à l’écart de la civilisation. Des chênes, des oiseaux, le ria en-dessous, un espace clair et un petit muret pour poser mon séant. Parfait. Bivouac 3*. Over pour aujourd’hui.

Résumé : 85kms, 5h15, 16.0km/h, bivouac

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