J4 – dimanche 4 avril – St-Jean-de-Luz(64)/Zumaia(Esp)

Quel bonheur de dormir dans un lit et bien au chaud ! Vers 8h30, la maisonnée s’agite. Je déjeune copieusement et profite de ces derniers instants à échanger en français. Concernant mon test PCR, j’ai l’explication. Le secrétariat a fait une erreur de frappe en saisissant mon adresse mail donnée dans mon dossier (geal.xxx au lieu de gael.xxx) ce qui explique que je n’ai pas reçu les infos pour me connecter au site et consulter le résultat. On verra cela la semaine prochaine. Pour l’instant je traîne et repousse l’heure du départ en espérant franchir la frontière sans encombre.

Il est 10h30 et il est temps de prendre congé de mes hôtes. Alain m’accompagne sur la route jusqu’après Socoa. En partant, je me fais tirer le portrait et profite du magnifique panorama de la baie de St-Jean-de-Luz.

Finie la platitude des Landes, je redécouvre le profil accidenté du Pays-Basque. J’ai branché mon GPS et le suis fidèlement notamment pour traverser Hendaye. L’heure de vérité approche. La passerelle parallèle à la voie de chemin de fer est fermée. Un car de CRS en garde l’accès côté français. Ça s’annonce mal … Je prends donc le pont routier d’à-coté avec un trottoir et une piste cyclable. Aucun contrôle à l’entrée. Aucun contrôle à la sortie ! Tout ça pour ça. Je suis à Irun en Espagne. « Tout se fera ! ».

Quel contraste de voir autant de monde dans les rues et aux terrasses des cafés. Je ne m’attarde pas et file en suivant mon GPS. A la sortie de la ville, je le suis sans me poser de question en apercevant un fléchage vélo pour San-Sébastian. Je ne ferai pas comme lors d’un périple à vélo avec Coco vers St-Jacques où nous avions suivi l’EV1 et donc la côte et monté la falaise par un escalier interminable en poussant nos vélos. Là, je prends la route. C’est un peu dangereux au début mais ça passe. D’ailleurs je croise des pelotons de cycliste du dimanche du matin qui rentrent se mettre les pieds sous la table et manger le poulet-frites dominical. Clin d’œil amical à mes potes du Stade Toulousain Cyclisme. Certains se reconnaîtront sûrement !

Je poursuis jusqu’à San-Séb où je m’arrêterai déjeuner. En arrivant vers le port, je longe l’endroit où les femmes de prisonnier politique tendent le portrait de leur mari en formant une haie d’honneur émouvante lors de la course pédestre Behobi-San-Séb. J’arrive en front de mer et me pose sur un banc face à la baie.

J’ai sorti ma doudoune. Il fait beau mais un vent frisquet balaie la baie. Mon déjeuner terminé, je vais me poser en terrasse pour déguster un café. Cela faisait une éternité. Je mesure ma chance de pouvoir vivre ces moments simples mais qui paraissent tellement loin. Cependant, il faut quand même signaler que le port du masque est strictement respecté même par les enfants … et les cyclistes !

Une fois restauré et mon café avalé, je sors de San-Séb direction plein ouest. Et là, je me tape mon premier col qui grimpe à Igeldo. Je suis rejoins par 2 cyclistes qui peinent à me distancer malgré mon chargement. Arrivé au sommet, la vue vaut bien les efforts fournis. Il me semble apercevoir la Rhune au fond.

Puis grosse descente dans la vallée. Je retrouve ensuite un nouveau tape-cul qui serpente dans les vignes. J’ai souvenir de l’avoir déjà emprunté. J’ai même du mal à doubler des randonneurs. Ensuite l’itinéraire devient plus plat en longeant le front de mer mais aussi la N-634 où ça circule pas mal en ce dimanche Pascal. Je traverse Getaria et sa magnifique baie aux eaux turquoises.

Il est 17h00 et il faut que je commence à me soucier de mon hébergement. Pas de évident de trouver un bivouac avec l’océan sur ma droite et la montagne sur ma gauche et pas forcément envie de grimper le peu de chemins qui s’enfoncent dans les hauteurs. Je finis par arriver à Zumaia où je repère un camping sur ma carte Maps.me. Ce sera parfait pour ce soir. J’ai les cuisses à nouveau explosées, la température n’est que de 14°C avec toujours ce vent froid. Et j’ai donc envie d’une bonne douche chaude pour me revigorer. Ainsi que d’une bonne bière fraîche pour me récompenser de mes belles grimpettes ! Je m’installe sur l’emplacement des tentes … où il n’y pas grand monde alors que le camping est complet. C’est étonnant !

Enfin je dîne dans la salle commune pour être au chaud avant de me rapatrier sous ma couette pour une bonne nuit réparatrice.

Résumé : 80kms, 5h10, 15,4km/h, camping

3 commentaires sur « J4 – dimanche 4 avril – St-Jean-de-Luz(64)/Zumaia(Esp) »

  1. yes c’est fait, la frontière est franchie, « el hombre viene , el hombre se va, por la frontera, el hombre viene, el hombre se va, por la carretera … » Manu Ciao

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  2. Bravo Gaël, c’est parti pour le périple ibérique ! Petite émotion en voyant ta phot du phare d’Igueldo : c’est là que je finissais, en juin 2018, les 1200km de la BTR « Les Phares », sous une tempête mémorable, étant parti 72h avant de Paimpol avec un vélo dieu merci bien plus léger que le tien !
    Bonne route, prends soin de toi 🙂

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