J48 – mardi 18 mai – Cap Roig / Cunit

Réveillé à 6h30 par une envie-pipi très pressante, je sors de la tente pour profiter aussi du lever du soleil. Malheureusement, le plafond est bas ce matin. Je me recouche mais impossible de me rendormir. Je plie donc mon barda et déjeune avec vue sur la baie. Au moment où j’allais partir, j’entends un couple de promeneurs de chien échanger en français. Je leur adresse un bonjour matinal et nous commençons à discuter. Ils sont de Fontenay-Le-Comte en Vendée mais ont travaillé très longtemps en Suisse. Puis, vu le niveau de vie élevé, ils ont décidé de s’installer ici pour passer leur retraite. L’homme est cycliste et prépare un brevet en Andorre (21 cols au programme sur 3 jours) pour juin. Je les quitte en disant au revoir à mon bivouac hôtelier.

Il est à peine 8h et j’attaque par une petite route tape-cul mais très jolie qui longe la côte. Ce n’est pas évident au réveil de devoir monter des bosses tout à gauche alors que les muscles sont encore froids. J’y vais mollo pour ne pas péter un de mes 2 moteurs Cuissou1 ou Cuissou2 voire exploser une durite.

Après une heure de montagne russe, il me faut reprendre la N-340 après avoir coupé la voie de chemin de fer en bordure de mer puis l’autoroute AP-7. Les riverains doivent être contents ! Je file à meilleure allure sur la grosse plaque. Au niveau de l’Hospitalet-de-l’Infant (en français dans le texte) dont je me rappelais avec ses grosses centrales électriques en bord de mer, je me fais rattraper par un cycliste avec qui je tape la causette pendant un moment. Et je finis par arriver vers 10h30 à Cambrils sous un ciel toujours plombé.

Je connais bien cet endroit pour y avoir effectué un stage cycliste avec mes potes du Stade et organisé de main de maître par Bruno. Il connaissait l’endroit comme sa poche et nous avait fait découvrir des coins superbes dans l’arrière-pays.

Je continue à suivre la piste cyclable jusqu’à Salou où je m’arrête déjeuner. J’y déguste una escudella dont je n’ai pas trouvé la traduction. C’est une soupe très consistante composée avec des choux, pâtes, pois chiches, poulet, boeuf, … qui ressemble un peu à notre garbure pyrénéenne. Avec ça dans le corps, je peux rouler tout l’après-midi !

Après Salou, il me faut reprendre la N-340 et contourner la zone chimique à l’entrée de Taragona. Auparavant, je passe devant Port Aventura et ai une grosse pensée pour ma fille qui avait l’habitude d’y passer une semaine tous les ans.

La traversée de Taragona est pénible : aucune piste cyclable et de grands boulevards urbains. Je fais quand même un détour pour aller voir l’ancienne ville romaine.

Par contre, je m’arrête à Altafulla pour aller voir le château perché tout en haut de ce village …

… ainsi que ses charmantes ruelles médiévales. On se croirait déjà en Italie !

J’essaie au maximum de suivre la côte mais ce n’est pas toujours évident. Il me faut de temps en temps revenir sur la N-340. C’est évident que je préfère le calme de ces petites stations balnéaires désertes au bruit des bagnoles même si la circulation n’y est pas très dense.

Et parfois, je suis un peu joueur et je m’embarque sur des cheminements réservés aux piétons. Mais, comme il n’y a personne, je ne gêne pas trop. Le risque est de tomber sur des marches ou un cul-de-sac. Mais c’est tellement agréable …

D’ailleurs, je m’arrête devant le port de Creixell pour y boire mon Schweppes Tonic. Puis je reprends mes pérégrinations en suivant les promenades le long des stations balnéaires. Le problème est que l’heure avance et que les stations balnéaires s’enchaînent les unes après les autres. De plus, ce sont de petits immeubles de 3 étages max qui sont en front de mer et vraiment difficiles à squatter. Enfin, contrairement aux autres stations, il y a beaucoup de résidents. Je finis par trouver un terrain vague à Cunit le long de la voie de chemin de fer. Ce n’est vraiment pas génial. Je me lave et dîne. Pendant ce laps de temps, de nombreux trains passent dans les 2 sens. « Ça va pas le faire ! » comme disait Coco. Je sors mes cartes d’état-major et décide de monter sur les hauteurs. Finalement à 3 bornes, je tombe sur des sentiers de rando qui monte dans la garrigue. Je déniche un coin peinard avec vue sur la mer au loin. Le temps de monter le bivouac et le soleil tire sa révérence. Moi également !

Résumé : 115kms, 7h00, 16,4km/h, bivouac

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