J57 – vendredi 3 juin – Tarquinia / Lido di Ostia

Récupérer sous une douce nuit. Me réveiller aux aurores. Plier le bivouac. Déjeuner frugal (1/2 melon, thé & gâteaux secs). Départ matinal.

Je passe les 2 fermes sans encombre malgré les aboiements d’un vieux matou. Par contre, alors que j’arrive au bout du chemin pour rejoindre la route, j’ai la mauvaise surprise de voir le portail fermé. Heureusement, qu’il n’est pas trop haut sinon j’étais mal. Je passe mes sacoches puis le vélo par dessus et me voilà reparti pour une nouvelle journée qui s’annonce ensoleillée.

Je reprends donc la route de Tarquinia. Après à peine 10 kilomètres, j’y arrive. J’ai bien fait de m’être arrêté sur mon chemin sinon cela aurait été compliqué de trouver un bivouac. Je monte visiter cette ville fortifiée. En ce début de matinée, c’est très calme. Je me balade dans les ruelles de la vieille vill à l’intérieur des remparts. J’aurais bien aimé visiter l’acropole et la nécropole étrusque mais ce n’est pas encore ouvert. Tant pis.

Je redescends vers la mer en empruntant à nouveau la route SS1 dénommée Via Aurelia. A ce sujet, j’ai une pensée pour ma cousine Aurélia et sa petite famille ainsi que pour sa petite sœur Ilona et son grand frangin Alexis; et, bien évidemment, pour mon oncle Marc, concepteur et gourou de la morpho-coiffure, et sa compagne Christine. Je me dirige maintenant vers Rome que je vais éviter en longeant la côte. J’y suis venu une semaine avec Titouan pendant les fêtes de Noël avant qu’il ne parte au Québec. Nous avions arpenté la ville à pied.. Nous étions même allé à pied jusqu’aux catacombes. J’en garde un excellent souvenir si ce n’est cette circulation incessante de bagnoles, bus puants et scooters pétaradants. De même, j’étais déjà venu à 2 reprises à Firenze (Florence). La première avec Hélène, dans ma Lancia GPL, pour y courir un marathon en -3h. La seconde avec mes enfants, dans mon Peugeot Partner, pour une vadrouille en Toscane.

En milieu de matinée, j’arrive à Civitavecchia qui est un important port pour traîne-gogos qui embarquent se balader en Méditerranée sur de monstrueux immeubles flottants. D’ailleurs, je suis impressionné par le nombre de ces incongruités amarrés sur d’immenses quais.

Je me pose dans un café du centre historique avant de reprendre ma route toujours plein sud. Il fait super beau. Le vent me pousse dans le dos. J’avance bon train sur cette route dont la bande de sécurité me permet de rouler en toute … sécurité ! Le front de mer n’est pas spécialement terrible mais le moindre recoin est occupé. Des pontons sont installés par endroit pour combler le manque de plages.

Je double un trio de cyclistes, un homme et deux femmes, à l’arrêt. Puis, alors que je dois rouler à +25km/h, je vois le gars me doubler en aspiration derrière un camion qui doit être à plus de 60km/h ! Bout d’un moment, il se relève et attend ses compagnes. Je le salue au passage et continue ma route. Vers 12h30, je m’arrête dans une trattoria en bord de route et juste derrière l’aéroport militaire de Furbara. Le trio me rejoint à ce moment-là et me fait de grands signes de la main. C’est toujours sympa ! Je déguste un plat de spaghettis carbonara accompagné d’une bonne bière Peroni 66cl ! Avec ça, je vais repartir au taquet …

Et il me fallait bien cela pour tenir le rythme et le coup. Cette route n’a vraiment aucun arrêt. De plus, elle est dans un état lamentable. J’ai mis ma musique à fond et j’essaie de garder un bon rythme pour quitter ce coin au plus vite. Les avions volent de plus en plus bas. C’est bon signe. J’approche de l’aéroport de Roma-Fiumicino. Je finis par y arriver et emprunter enfin une belle piste cyclable qui contourne les pistes. D’ailleurs, cette piste a dû être tracée par un écologiste total : elle est large, rectiligne et sans chicane … Incroyable, non ?

A la fin de cette longue piste, je repère une supérette. Je n’ai vraiment plus rien à becqueter. Je pose donc mon vélo sur le parking le long d’une petite caravane de boulanger qui est fermée, l’attache, mets mon masque et vais faire mes emplettes. A mon retour, la boulange a ouvert. La charmante boulangère me propose un pain. Elle me baragouine en italien mais je n’y entrave queue-de-chique ! Finalement, elle m’offre une miche aux raisins que je goûterais ce soir. Je la remercie et repars.

Me voilà maintenant dans les embouteillages du vendredi soir à la sortie de Fiumicino. Il y a 2 ponts à traverser et c’est vraiment le bordel. Je circule sur les trottoirs pour éviter de me faire serrer. Je me croirais de retour à Blagnac ! D’ailleurs, en regardant les rares avions décoller, je me dis que je ne suis qu’à une heure de vol de la « maison ». Après être sorti du merdier, je rejoins la station balnéaire de Lido di Ostia. La promenade qui longe les plages est interminable. Ce ne sont que des plages privées qui succèdent à des plages publiques. De temps en temps, étonnamment, des camps de prisonniers sont intercalés entre ces plages. Ce doit être pour des délinquants avec des peines légères. Ils sont hébergés dans des cabanes en bois et passent leur temps allongés sur des chaises longues à l’abri de parasols. Je les plains quand même.

Par contre, l’heure avance et la recherche du bivouac approche. Pour me donner du courage, je me tape une bonne glace cioccolato-rum / mango. Je longe à présent la SP601 (ou Via Litoranea) qui est bordée de forêts. Mais, comme hier, elles sont impénétrables à cause de fils barbelés tout le long. Finalement, j’arrive à trouver un chemin qui accéde à une plage et son bar. Et, au bout du parking, je repère un accès sur les dunes. Ce sera parfait pour ce soir. J’installe mon campement en récupérant des troncs et des planches pour être confortablement assis. Après avoir pris ma douche, avec une bouteille d’eau préalablement chauffée au soleil, me voilà fin prêt pour l’apéro et le dîner.

Le soleil se couche. La plage se vide. Je vais pouvoir monter ma tente et m’endormir au son des vagues. Elle est pas belle la vie ?

Résumé : 120kms, 6h15, 19,2km/h, temps chaud, bivouac

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