J65 – samedi 10 juin – Falerna / Calafatoni

Je viens de passer ma plus mauvaise nuit depuis mon départ ! Je ne sais pas si c’est le temps orageux, la moiteur ambiante (j’ai finalement dormi dans mon sac à viande), les démangeaisons sur les bras je ne sais pour quelles raisons, toujours est-il que la nuit a été compliquée. Je me réveille quand même à 6h du mat’ et me prépare alors que l’orage gronde sur la mer ! Le bateau de pêcheur a l’air bien petit sur cette immensité grisâtre et menaçante …

A 7h, je quitte mon cabanon et reprends ma route calabraise sur la SS18 en ce samedi matin.

Je traverse une grande plaine fruticole et maraîchère sans aucun attrait. De plus, je suis obligé de contourner l’aéroport de Lamezia Terme. Heureusement que nous sommes samedi car la route est étroite et la bande sur le côté souvent inexistante. Heureusement, j’arrive au bout de cette baie et fiburque sur la SS522 pour grimper dans la ville de Pizzo. Et là, je me régale à nouveau les yeux et les papilles. C’est une petite ville côtière édifiée sur la colline …

… avec une activité maritime également.

Je m’y arrête sur la place centrale où les Gelataria Artigianale se font une rude concurrence. En effet, je suis dans le pays où la spécialité est la Tartufo Moro. J’en commande une. C’est une glace vanille avec du chocolat fondant à l’intérieur. Délicieux avec mon café matinal !

Je profite de cette pause pour appeler mon pote Nico ainsi que ma fille Gwendoline. Puis je reprends mon cheminement sur la route SS522 toujours à flanc de montagne. Quand je vous dis que les routes sont défoncées et sales, hélas, parfois, je n’exagère pas trop !

Heureusement, ce n’est pas toujours le cas. Je continue à monter et descendre sous un ciel voilé mais il fait toujours aussi orageux. En ce samedi matin et jour de marché blagnacais, j’ai bien évidemment une pensée pour mes ami.es de L’Arche. A ce sujet, je suis dans le pays de l’oignon rouge (cipolla rossa). Je le goûterai avec ma pizza ce midi. Il est assez doux.

Puis j’arrive dans la magnifique ville de Tropea. Ce n’est pas St-Trop’ mais ce n’est pas mal du tout. D’ailleurs, il y a énormément de touristes italiens qui déambulent dans ses nombreuses rues pavées et piétonnes.

La vue du haut de la ville est vraiment superbe.

Je laisse les touristes s’installer aux nombreuses terrasses de pizzeria et restaurants. De mon côté, je m’achète ma part de pizza aux oignons et ma Peroni dans une boulangerie et vais la déguster sur un banc avec vue imprenable. Puis c’est l’heure de la sieste avant de repartir.

Alors que j’allais repartir, je vois un appel de Bénédicte. Je la recontacte. Elles sont du côté de Castelnaudary et arriveront sur Toulouse dans l’après-midi. Loïc étant dans le train pour Perpignan, ce sera finalement Jessy qui sera chargée de les accueillir et de les héberger dans mon futur appart. Merci Jessy !!! Il est temps de reprendre la route sous un soleil de plomb. Et la route va être rude. Je suis obligé de couper par l’intérieur en empruntant la SP22 et passant par Ricadi. Je suis en plein cagnard et ça grimpe dur. A la fontaine du village, j’aurais bien aimé aussi un peu de Ricardi avec mon eau (n’est-pas Nico ?).

Et une fois en haut qu’est-ce qu’on fait ? Et oui, on redescend ! Au moins, cela me permet de sécher mes fringues qui sont trempées après cette bonne suée. Un cycliste m’a doublé et m’a, à nouveau, encouragé. Ce n’est pas grand chose mais cela fait du bien au moral. Pas comme si le gars passe à côté et t’ignore complet. Le fameux BSAM (Bonjour, S’il vous plait, Au revoir et Merci) que j’ai enseigné à mes enfants. Avec ces 4 mots magiques appris dans la langue du pays, vous risquez d’être beaucoup mieux accueilli. Et un « Ciao ! », « Buon viaggio ! », « Grande ! » ou un pouce levé ou autre signe d’un cyclo est toujours sympa.

En redescendant, je traverse les villages de Coccorinello et Coccorino (j’adore toujours autant) où je m’arrête déguster ma glace. Vu que l’heure avance, je zieute les alentours pour essayer de trouver un squat mais les maisons sont vraiment trop proches les unes des autres. Je repère au loin une tour de guet (sur la 2è pointe de la photo) alors que j’arrive dans une immense baie.

Arrivé en front de mer, je repère le chemin et grimpe le raidard qui y monte. La tour est interdite d’accès à cause des risques d’éboulis mais son pied me permet d’y planter ma tente. Ce sera parfait pour cette nuit. De plus, j’ai vu sur le Stromboli au loin qui est pris dans les nuages. J’espère qu’on le verra mieux demain …

Je n’ai plus qu’à faire ma toilette de chat, me préparer mon apéro du soir puis mon dîner. Et cela clôturera une nouvelle très belle journée ! J’espère qu’il en sera de même pour mes suédoises du sud qui vont pouvoir profiter d’une bonne douche et d’un bon lit après leur 1ère semaine de périple. De mon côté, ce sera matelas sous tente sous tour …

… et lecture de l’Equipe en admirant le superbe coucher de soleil rouge flamboyant sur le Stromboli dans les nuages hélas.

Résumé : 110kms, 6h00, 18,3km/h, couvert AM / chaud PM, bivouac

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