J67 – lundi 12 juin – Galati Marina / Galati

A nouveau réveillé aux aurores et après une nuit qui porte souvent conseil, j’ai finalement décidé en accord avec moi-même de rebrousser chemin et de revenir sur le continent. En effet, j’aurais voulu visiter pas mal d’endroits en Sicile et je ne pourrais pas tout voir. J’ai donc la crainte d’être dans le speed et la déception. J’y reviendrais plus tard pour y passer plus de temps. Et puis, j’ai aussi appris, en prenant un peu de bouteille et en apprenant de mes erreurs passées, à faire demi-tour, à ne pas s’entêter bêtement et à écouter sa petite voix intérieure. Donc retour à la case départ.

Après avoir eu de la compagnie hier soir (le chaton de ce couple n’a pas voulu se faire photographier), j’ai donc quitté ce bivouac sicilien dès 7h du mat’ et à 8h j’étais dans le traversier pour revenir à Vila San Giovani.

Au cours de la traversée, quelle surprise de croiser un sous-marin sur notre route (la masse sombre à droite de la proue) !

Je reviens donc à mon point de départ et reprends ma route SS18 en direction de l’est. Après avoir parcouru 13kms en Sicile ce matin uniquement en milieu urbain, je continue ce périple urbain sur le continent. J’ai la chance de circuler à un moment sur la Croisette de Gallico Marina ce qui très agréable.

Par contre, après avoir contourné l’Aeroporto di Reggio Calabra de Ravagnese par de très mauvaises routes encombrées de poubelles, j’emprunte enfin une piste cyclable urbaine. Cependant, entre les énormes plots jaunes en béton et les séparateurs noirs qui sont déplacés tout le long, il faut vraiment avoir envie de rouler à vélo dessus. D’ailleurs, je ne vois que très peu de cyclistes urbains. Ou alors, certains circulent sur d’énormes vélos électriques. Je ne parle évidemment pas des scooters qui sont omniprésents dans toutes les villes.

Finalement, après une cinquantaine de bornes en milieu hostile, je finis par arriver en milieu naturel en empruntant la route SS106 qui longe le bord de mer. Je profite de ne plus avoir de constructions devant moi pour immortaliser l’Etna qui se dresse du côté sicilien. Les nuages accrochent son sommet comme si une éruption allait se produire !J’espère pouvoir y retourner et y monter un de ces jours. Par contre, aucun regret par rapport à mon choix matinal.

Ensuite je passe le Capo dell’Armi qui marque le point le plus à l’ouest de la péninsule italienne. On aperçoit le phare blanc au milieu de la photo.

Le changement de décor est total. Après les montagnes couvertes de pins et à la végétation luxuriante grâce aux orages fréquents (sic !), c’est un décor très minéral que je découvre. Ce doit être par là qu’a été tourné le film « Le bon, la brute et le truand » ce western spaghetti de Sergio Leone.

Par contre, la circulation est beaucoup moins dense. Et la région m’a l’air beaucoup plus pauvre. D’ailleurs, même si nous sommes lundi, j’ai beaucoup de mal à trouver un commerce ouvert, je veux dire qui n’a pas définitivement mis les clés sous la porte. Finalement, je trouve un Lido (grec) à Annà di Melito. Je suis le seul client sur cette immense terrasse. J’y déjeune d’une salade poulet/tomate/mozzarella accompagnée d’une Heineken (pas de Peroni !).

Puis je me trouve un banc à l’ombre pour siester … une bonne heure quand même ! Comme le matin, je ne m’impose aucune contrainte horaire. Je me lève quand je suis réveillé. Pour la sieste, c’est pareil. Si je dors une heure, c’est que mon organisme a besoin de dormir une heure. C’est l’avantage d’être vraiment LIBRE : aucune contrainte, aucun impératif horaire, aucune destination précise. Tout à l’impro et au feeling. Je repars donc sur ma route SS106 qui longe la mer et la voie ferrée. Parfois, il y a de mauvaise surprise …

… dans ces cas-là, on ne s’énerve pas, on reste calme, on ne rouspète pas après la voirie italienne ANAS qui pourrait quand même prévenir que le pont est fermé, on regarde sa carte et on trouve un pont plus haut pour franchir cette rivière à sec !

J’ai vraiment l’impression d’aller encore à un bout du monde. Il n’y a plus grand monde dans ce talon de la botte italienne. J’adore ces endroits perdus de bout du monde …

Je m’arrête quand même dans le village de Palizzi pour y faire des emplettes. Le frigo et les placards sont à nouveau vides. Puis je continue mon chemin jusqu’au Capo Spartivento qui est le cap le plus au sud de la botte italienne : le dessous du pied bien sec sous le gros orteil !

Évidemment le phare (le petit point blanc à droite de la pointe) est squatté par l’armée. Je m’installe donc sur la plage en-dessous après avoir acheté une bière Peroni bien fraîche de 66cl au village de Spropoli (et non pas Propolis). Il est l’heure de l’apéro bien mérité après cette longue journée ensoleillée. Au dîner ce soir, le chef m’a concocté une Zuppa di Fagioli e Tonno all’Olio di Oliva. Des fayots au thon en somme !

Pour l’anecdote, vous remarquerez que ce matin, je suis parti de Galati Marina en Sicile pour arriver ce soir à Galati en Calabre. Amusant non ?

Résumé : 120kms, 6h05, 19,7km/h, temps chaud, bivouac

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