J70 – jeudi 15 juin – Capo Colonna / Villapiana Scalo

Réveillé aux aurores dans mon palais en ruine, je déjeune devant mon balcon avec vue sur mer. Puis je plie mon campement de fortune installé dans cette immense pièce au plafond très haut. A 7h00, je suis déjà en route alors que le soleil cogne fort de bon matin.

Par contre, après avoir tracé ma route hier soir, je me suis aperçu qu’il y avait 450 bornes entre les 2 pointes de cette immense baie. 4 jours de vélo et cela n’a pas l’air folichon quand je vois le profil. Je vais attaquer ce matin et je verrais. Je rebrousse chemin pour sortir du Capo Colona et arrive dans la baie de Crotone.

La promenade est agréable. J’y croise de nombreux promeneurs et joggeurs. Puis, à la sortie de la ville, je prends une petite route (SP49) qui m’évite la route principale SS106. Je traverse d’immenses zones viticoles, agricoles, fruticoles … et maraîcholes !

Mais je passe également devant les fermes où les chiens sont en liberté. Ils me coursent au risque de se prendre un coup de savate au passage. J’essaie également le truc de les arroser avec ma gourde; soit disant que cela leur fait penser à un jet de serpent … et bien il ne doit pas y avoir beaucoup de serpent dans le coin ! Il me faut rejoindre à nouveau cette route SS106 ultra dangereuse où je me fais serrer trop souvent à mon goût. J’ai bien envie de prendre le train pour éviter tout ce secteur sans aucun attrait. Je m’arrête donc à la stazione di Strongoli. J’essaie de déchiffrer les horaires et les contraintes mais sans succès. Il n’y a personne pour me renseigner. Je continue jusqu’à la prochaine gare.

Photo horaires ???

Je m’arrête ensuite à Torre Melissa, tout d’abord pour prendre mon café et consulter la wifi, dans un bar très cosy tenu par una bella regazza. Elle me présente ses 2 filles de 10 et 15 ans qui sont aussi charmantes que leur maman. Nous essayons d’échanger mais ce n’est pas évident lorsqu’on ne maitrise pas la langue. Pour les petits canaillous, je maitrise très bien la mienne !

Je rejoins ensuite la gare. Le train est annoncé à 12h10 mais avec 15’ de retard. Allez banco je tente le coup. Par contre, la gare est fermée et je ne trouve aucun guichet automatique. J’essaie donc de réserver par Internet. Je demande conseil à deux autres voyageurs. Le temps que j’arrive à me connecter, à essayer de piger l’italien et à saisir les infos, le petit train (2 wagons) entre en gare. Le contrôleur descend du train, me voit avec mon vélo, me dit qu’il n’est pas possible de rentrer avec, agite son drapeau vert et le train repart … sans moi ! Je reste planté comme un con sur le quai en regardant le train s’éloigner …

Je m’étais fait à l’idée de zapper cette partie et d’avancer un peu plus vite pour franchir cette immense baie. Tant pis, je n’ai plus qu’à débrancher mon neurone et appuyer sur les pédales. De plus, il fait un cagnard pas possible. Heureusement, le vent me pousse dans le dos. Je m’arrête dans une panetteria qui est en train de fermer. Mais la patronne très sympa me vend quand même une pizza et une bière bien fraîche. Je vais déguster le tout en bord de mer. Les lidos n’ont pas tout à fait le même look que ceux des autres baies. D’ailleurs, il n’y a pas un chat dans le secteur. Je déjeune puis sieste à l’ombre avant de repartir tête dans le guidon et musique dans l’oreille gauche.

Je roule. Je bois toutes les 15’. Je me mouille la tête dès que je trouve un point d’eau. J’avance à bonne allure. Mais que c’est chiant !!! Certainement ma journée la plus rude depuis le départ.

Je finis par arriver en fin d’après-midi à Sibari, terminus de mon train. Je tombe sur un Décathlon dans la zone commerciale à l’entrée de la ville. Je m’y arrête pour acheter une bonbonne de gaz Décathlon 450g fabriquée en Italie. Et bien non, ils n’ont pas cela en magasin. Un comble ! Décidément quand ça ne veut pas le faire … J’achète quand même mes barres énergétiques « banane-datte » et une bouteille de Powerade bien fraîche que je m’enquille d’un trait. Puis je sors de la ville pour trouver un bivouac dans la pinède derrière la plage et ses lidos. Je dîne sur un banc en front de mer. Fin de cette très, très, très longue journée.

Résumé : 135kms, 7h05, 19,1km/h, temps très chaud, bivouac

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