J73 – dimanche 20 juin – Maruggio / Fontanelle

A nouveau réveillé aux aurores, je plie mes gaules dès potron-jacquet. A 6h30, je suis sur la plage pour déjeuner … froid. Alors que j’allais repartir, un vieux monsieur vient me taper la causette. On discute en anglo-italien. Il habite ici et fait sa promenade matinale alors qu’il va sur ses 80 ans. Il est hyper alerte. Il me raconte ses voyages en France. Et moi mon périple. Il n’en revient pas et veut me prendre en photo avec mon matos. Je lui demande également de m’immortaliser devant ma petite plage.

Je suis toujours aux couleurs du Stade qui s’est qualifié dans la douleur apparemment face à nos amis bordelais. Décidément, ils doivent nous maudire : 4 rencontres, 4 défaites pour eux ! Quant aux footeux, j’ai bien fait de ne pas chercher un bar pour les regarder. J’ai eu comme un mauvais pressentiment. A ce sujet, si vous avez l’occasion, n’hésitez-pas à aller faire un tour à Budapest. C’est une magnifique ville. J’y étais aller à vélo en 2019 depuis Orléans par l’EV6. C’était mon voyage initiatique pour voir si je pouvais voyager solo. A propos de solo, je le suis toujours. Je viens de m’arrêter à Torre Lapillo où je trouve un Lounge Bar avec wi-fi. Enfin !!! Je me rends également compte en chargeant l’Equipe que je suis complètement décalé au nouveau des jours ?!? A part ça, TUTTI VA BENE

En sortant du bar, je suis interpelé par une belle femme « entre 2 âges ». Elle me demande d’abord en italien puis en anglais d’où je viens. Puis elle s’essaie au français. Elle m’explique qu’elle est de Zürich. Sa fille s’est mariée avec un italien et vit ici avec sa petite fille. Elle est donc en vacances alors que son mari est en train de pédaler en Suisse. Et oui, c’est aussi un cycliste. Je repars de cette ville, après avoir fait le tour des ferramenta (quincaillerie) et des chinoisenta pour tenter de trouver une bouteille de gaz sans oublier les campeggio . Comme la plupart des villes et stations balnéaires, une immense tour de guet (d’où les noms de ville Torre …) les surplombe. Je continue ma petite route. Parfois, près des stations balnéaires, la piscine est bondée.

Et puis, souvent, je me retrouve seul au monde, comme j’aime, avec des décors sublimes à traverser. « Je suis dans le paysage » comme l’avait cité un jour mon ami Vincent Gaugau dans une de ces présentations de ces nombreux voyages à vélo. A ce propos, je te conseille de venir dans les Pouilles que tu ne connais pas encore. Tu pourras même y pratiquer du Swim&Run entre criques et plages. A ce sujet, une pensée pour mon amie Jessy qui doit participer à celui de Collioures sur le 46 kms.

Vers midi, j’arrive à Santa Catarina avec cette côte toujours autant ciselée. Je m’y arrête faire mes emplettes pour déjeuner. J’achète une bruschetta (et non pas pizza comme je le dis depuis plusieurs jours !). En sortant du commerce, c’est un belge, installé ici pour sa retraite, qui vient me taper la causette. Ensuite, je me pose sur un banc à l’ombre et en bord de plage pour y déjeuner.

Puis je trouve un endroit tranquille et à l’ombre également, en l’occurrence le bâtiment sanitaire d’un camping désaffecté, pour roupiller. Après une bonne heure de sieste, j’enfourche mon destrier et me dirige maintenant vers Gallipoli. Le centre historique est une magnifique cité érigée à la pointe d’une baie. Sa configuration me fait penser à Intra-muros de St-Malo où j’ai passé mon adolescence. Je me balade dans les ruelles de cette presqu’île. Y rencontre 2 jeunes et belles parisiennes en vacances. Et y boit un caffe ristretto à 1,50€ (50% plus cher qu’ailleurs !) pour me refiler un coup de tonus.

Puis je bascule de l’autre côté de la baie. C’est toujours aussi charmant. Je circule même sur une piste cyclable sur laquelle j’ai eu un peu de mal à m’engager (les vélos avec sacoches sont larges !).

Mais, de temps en temps, je circule également à l’intérieur des terres. Le paysage est plat et aride. La plupart des maisons sont des cubes blancs. Même cette ferme fortifiée est de ce type !

Vers 16h30, je me pose dans un bar en bord de mer où la patronne parle très bien français. J’y déguste un Granita Citrone alors que le fiston m’appelle de Montréal pour la Fête des Pères. Ma fille m’a envoyé un message et, quand j’ai lu « Bonne Fête Papa », je pensais déjà être le 17 décembre !

Ce qui fait le charme aussi de cette région de Pulga, c’est que les habitants sont sensibilisés à l’environnement et aux déchets. Il y a des poubelles partout et des panneaux incitent les citoyens à plus de responsabilité. De ce fait, les détritus sont beaucoup moins présents sur le bord des routes. J’ai même vu ce matin 2 hommes sortir des sacs poubelles emplis d’ordures qu’ils avaient dû ramasser sur le littoral.

« Le nettoyage et l’hygiène de ces lieux dépendent également de votre respect. »

L’heure avance et je n’aurais pas le temps d’aller jusqu’à la pointe du talon, en l’occurrence Santa Maria du Leuca. Je suis un parcours cyclable qui m’emmène dans la pinède où je trouve aisément un nouveau bivouac du côté de Fontanelle. Ce sera la fin de cette très belle journée à tout point de vue.

Résumé : 100kms, 6h10, 16,2km/h, temps très chaud, bivouac

Un avis sur « J73 – dimanche 20 juin – Maruggio / Fontanelle »

  1. Felicidades !
    Estoy en San José.
    Mucho viento !
    En contra.
    Rumbo la torre.
    Quando se acaba su viaje ?
    Donde para ?
    Tal vez Calar Alto.
    Me gustaría también viajar en Italia.
    Por qué ha eludido Sicilia ?

    J'aime

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