J72 – samedi 17 juin – Metaponto / Maruggio

Les jours se suivent et se ressemblent … pour le réveil. Je décolle un peu avant 7h00 afin de profiter de la relative fraîcheur matinale. Je quitte ce bivouac installé dans un parc forestier.

Puis je reprends ma route longeant la SS106 après m’être arrêté pour voir le temple grec. Malheureusement, le site est fermé. Et je n’ai pas trop envie de me faire empaler sur les grilles de bon matin. Je ne verrai ce temple encore bien conservé que de loin. Un papa et son fils font choux blanc comme moi.

Puis j’attaque cette dernière partie qui va enfin me conduire à Taranto dont je vois les panneaux depuis 350kms au moins. Ce n’est pas la plus sympa loin de là. Je ne fais que serpenter le long de la SS106 sur des voies de service en suivant les panneaux « Complanare ». Heureusement, il y a des orangeraies (et des oliveraies) tout le long. Je n’ai qu’à tendre la main pour me taper mon jus d’orange matinal.

Il n’est que 9h00 et ça tape déjà fort. A la moindre fuite de tuyaux d’arrosage, je m’arrête pour m’asperger la tête et refroidir la machine. Avant 10h00, j’arrive enfin dans cette ville tant désirée depuis qq jours. Par contre, il me faut contourner l’énorme complexe industriel et portuaire. En ce samedi matin, les parkings de certains complexes sont blindés mais la circulation est pratiquement nulle.

Je traverse ensuite le quartier ouvrier constitué de grandes barres d’immeubles tristounes avant d’arriver dans la vieille ville beaucoup plus agréable.

J’essaie de me balader dans les ruelles de la vieille ville mais cela est pratiquement impossible avec mes sacoches. C’est un vrai quartier piéton interdit aux scooters et aux routards !

Je me trouve ensuite mon café mais toujours sans sucre et sans wifi. Tant pis. Je reprends la route et, alors que je quitte la ville, je tombe sur un camion vendant des fruits. Je freine et demande uno mezzo kilo de ciriglie. Elles sont aussi bonnes que celles de Céret ! Après avoir tapé la causette, je repars à nouveau sans payer.

Par contre, la circulation devient plus dense. J’imagine pour rejoindre les plages en ce beau samedi. D’ailleurs, c’est ce que je fais également après m’être arrêté dans un camping pour m’acheter une belle part de pizza et ma bière bien fraîche. Et également pour demander une bouteille de gaz (qu’ils n’ont pas), la mienne ayant rendu l’âme après avoir chauffé mon eau du thé de ce matin. Et je n’ai pas trouvé de Décathlon à Taranto. Je vais faire comme Iker l’an dernier : manger froid ! Je finis par dénicher un endroit sympa où déjeuner.

Après ces 2 à 3 jours merdiques, je retrouve enfin les côtes telles que je les aime : saignantes, découpées, rocailleuses. Après avoir fini de déjeuner, je rencontre Luigi, un jeune homme de 75 ans qui habite une des maisons donnant sur cette petite baie. Il rentre de la pêche et est tout fier de m’en montrer le produit : poulpe, oursins, poissons aux noms inconnus. Il va déjeuner, siester et regarder le match des français à 15h dans la chaleur de Budapest. La dolce vita en quelque sorte !

Je continue mes pérégrinations beaucoup plus sympathiques que ces derniers jours. Je longe la côté et ses stations balnéaires. C’est blindé de monde. Les parkings et les abords des routes sont surchargés. Ce doit être les Tarantinos qui viennent sur ces belles plages de sable blanc ou dans de petites criques.

Cependant, au fur et à mesure que je m’éloigne de cette grande ville, la fréquentation baisse également. Ce n’est pas pour me déplaire.

Plus l’heure avance, plus l’envie de me baigner se fait pressante. La tentation est vraiment trop grande surtout dans de tels décors.

Comme j’ai bien roulé ce matin et que j’ai pas mal de choses en attente, je décide de m’arrêter au premier camping venu. Finalement, cela tombe bien. Je déniche un camping agroturismo à 10€ la nuit. Je me pose, monte ma tente, planque mes affaires, lave mon linge sale en famille à l’ancienne, enfile mon maillot de bain puis … plouf !!! L’eau me semble encore plus chaude que lors de mon dernier bain matinal. C’est un véritable plaisir. D’autant plus qu’une bonne douche m’attend à la sortie. Puis j’entreprends de changer ma chaîne et de laver mon vélo. Pendant que j’y suis … Il faut dire que je ne suis pas embêté par les voisins. A part quelques camping-caristes, c’est plutôt calme.

Il est l’heure de me taper une bonne bière au bar du coin. Mais il n’y a toujours pas de wi-fi. Le propriétaire du camping m’a expliqué qu’ils étaient dans une zone non couverte. Ce qui explique mes difficultés pour poster mes derniers messages.

Résumé : 100kms, 5h30, 18,2km/h, temps très chaud, camping

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