J83 – mercredi 30 juin – Foce del Conca / Pontelangorino

Dernier jour de ce mois de juin italien ô combien ensoleillé … et certainement un des derniers jours de ce périple dans le sud. En effet, après cette bonne nuit de récupération et de cogitation, je pense que je vais rentrer depuis Venise. Je pourrais me lancer dans les Balkans (Slovénie, Croatie, Bosnie …) mais, comme mon matos, je commence à accuser la fatigue. Je ferais ce périple plus tard avec beaucoup plus d’envie … Il est donc 6h30 quand je quitte ce bivouac.

Je retrouve mes belles pistes cyclables et traverse tranquillement de nombreuses stations balnéaires dans cette région d’Emilie-Romagne. La plupart ont fait le choix de redonner de la place aux modes actifs sur les promenades de front de mer. Et c’est vraiment très agréable de circuler de bon matin sans bruit et sans fureur et de croiser autant de promeneurs, runners et cyclistes.

Les aménagements ne sont pas tous parfaits (manque de cohérence, discontinuités, partage piéton/vélo, …) mais on sent une volonté certaine de changer de paradigme. J’avance donc bon train sur ce réseau. A 9h00, je m’arrête boire mon café américain et mon corneto …

… dans la charmante station balnéaire de Cella.

Je continue à suivre le réseau cyclable même si, quelquefois, il me réserve de drôles de surprise et, ce, toujours pour franchir cette satanée voie ferrée.

Mais cela vaut quand même la chandelle vu que j’emprunte maintenant un réseau cyclable dans les sous-bois en longeant des canaux. Même là, on retrouve les carrelets (je crois que c’est comme cela que s’appelle ce système de pêche).

Par ces chemins de traverse bien agréables, j’arrive à Ravenne. Je visite la basilique à l’entrée de la ville avant de traverser cette grande agglomération.

Je pique-nique et sieste à l’ombre dans une pinède en bordure de mer que je vais quitter pour retrouver une dernière fois la SS16. A partir de maintenant, c’est changement complet de décor. Tout d’abord, je longe un immense Pôle Chimique avant d’emprunter la route SS309 qui traverse la zone des lagunes. J’ai débranché le cerveau et branché la sono. Le vent s’est levé et ça souffle très fort sur cette plaine infinie. Dès que je le prends de travers, je manque me casser la gueule à plusieurs reprises. De temps en temps j’emprunte des axes parallèles sur des mauvais chemins sableux.

Là, c’est ma sacoche avant qui se barre à deux reprises manquant me désarçonner. Finalement, je préfère suivre la route même si c’est tout autant dangereux. Ce n’est qu’un incessant chassé-croisé de camions. C’est usant physiquement et mentalement.

Heureusement, mon GPS m’envoie dans la cambrousse et me fait bifurquer à gauche. Je m’arrête le long d’une voie cyclable retrouvée au Butterfly’s café à Pontemaodino. L’endroit et la patronne sont charmants. J’y déguste, et quand je dis « déguster » je pèse vraiment mes mots, un Schweppes Tonic citrons-glaçons bien frais. Que c’est bon après avoir bouffé du vent et de la poussière tout l’après-midi. Puis, en sortant de cet endroit frais, je continue sur la piste cyclable qui longe un canal et arrive dans le village rural de Codigoro où je cherche un bivouac. Je ne trouve rien, regarde sur ma carte et m’aperçois que je suis parti à l’envers de ma direction !

Je n’ai plus qu’à faire demi-tour et refaire les 2 kms pour revenir au bar et prendre la bonne route. Je m’arrête finalement à l’aire de jeux à côté du stade de foot. Il commence à se faire tard. De plus, avec mon cuissard Ekoï qui n’est plus tout jeune non plus, je suis en train de me choper un échauffement sur la fesse gauche. C’est mon 1er depuis le départ … c’est quand même ballot ! Pourtant, je ne lésine pas sur la crème Nok. Ce soir, ce sera Biafine et j’espère que demain je pourrais rallier Venise sans trop de souci.

Résumé : 140kms, 7h30, 18,7km/h, temps très chaud et venté, bivouac

2 commentaires sur « J83 – mercredi 30 juin – Foce del Conca / Pontelangorino »

  1. Bonjour Gaêl
    Je sens que tu as envie de rentrer, bien normal après trois mois et cette grosse chaleur.
    Je suis surpris que les fesses d’un baroudeur comme toi ne soient pas tannées. Lors de mon tdm je ne me suis pas mis un seul cuissard, seulement un short normal; et la peau de mes fesses presque comme celle d’un bébé😊 . Je trouve que le short est plus pratique pour ce genre de voyage découverte.
    Je te souhaite un bon retour sur notre belle ville rose, et merci de nous avoir fait suivre ton aventure qui était très agréable, et tellement facile pour nous.
    Merci Gaêl et bon retour.
    Amicalement
    marcel

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    1. Je vais y réfléchir pour mon prochain trip … Mais c’est quand même étonnant de me choper une brûlure après 84 jours. Je pense que mon corps m’a juste envoyé un petit signal … qu’il me faut entendre. Au plaisir

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