J9 – mercredi 20 avril – Drage / Marina

La nuit fût pour le moins agitée. Après que je me suis mis sous la couette un peu après 19h30 et bouquiné mes magazines préférés (à ce sujet, Libé en met une sacré couche sur la présidentielle et l’amie des chats; pour convaincre les indécis ou les abrutis pour rester poli, il faudrait leur expliquer que cet électorat ne lit malheureusement pas leur journal !), l’orage a éclaté.

Et après l’orage, ce fût à nouveau la tempête. A 4h du mat’, j’étais réveillé en espérant de pas m’envoler avec ma tente. Mais ma petite tente de montagne, qui a déjà dormi au pied du Mont-Perdu (3.348m) sous l’orage, en a vu d’autres … comme son occupant. Tel le roseau, elle plie mais ne rompt pas ! Alors que je déjeune dos au vent, deux molosses tirant deux colosses à la mine pas tibulaire mais presque m’adresse un bonjour interloqué.

Comme j’avais mis la bâche sous la tente, je me réveille avec mon matelas gonflable et mon duvet légèrement humide. Je mets le tout à sécher pendant que je déjeune. Il fait un froid de gueux avec ce vent d’est qui arrive des montagnes. Je sors mes affaires d’hiver (gants, jambières, veste thermique) avant de plier avec difficulté tout mon barda et reprendre ma route plein sud en retrouvant l’EV8.

L’EV8 emprunte le même parcours que j’avais tracé la veille en évitant au maximum la route 8 et en suivant au plus près la côte. Le paysage est verdoyant et parsemé d’oliveraies, de vignes et de pins méditerranéens. Les rares villages traversés sont toujours aussi déserts. Au large la côte, j’aperçois toujours autant d’îles et d’îlets.

En milieu de matinée, je m’arrête dans le village portuaire de Tribunj où je prends mon café en terrasse avec vue superbe sur des îlets au loin. On se croirait aux Antilles si ce n’est ce vent toujours aussi froid.

Je poursuis mon petit bonhomme de chemin en direction de Trogir via Sibenik toujours en suivant l’EV8 … sur des chemins de traverse justement ! Mais je préfère cela aux routes où la circulation est trop dense. J’ai hésité à aller jusqu’à Jadrija à la pointe de cette péninsule où il y a un départ de traversier pour rejoindre Sibenik. Une fois à Sibenik, je verrais ce traversier arriver et décharger uniquement des piétons. J’ai bien fait de suivre l’EV8 !

J’arrive finalement à Sibenik en début d’après-midi. Alors que je prends la photo de la vieille ville, un couple de français avec son enfant papotent. Ils ne me calculent pas du tout. Pourtant, j’ai les couleurs du Stade bien apparente. Tant pis. Je vais visiter la cathédrale St-Jacques, inscrite à l’UNESCO sur sa liste du patrimoine mondial de l’humanité et me balader dans la vieille ville avant de pique-niquer sur le port.

Sibenik

Une fois rassasié, je reprends la route 8 afin de suivre la côte. Comme l’autoroute A1 passe au-dessus de la ville, cette route 8 est très peu empruntée. Et c’est tant mieux. Le paysage est absolument ma-gni-fi-que. Certainement, une des plus belles côtes empruntées depuis mes nombreux périples.

Brodarica

De petits villages sont érigés à la pointe de péninsule. La mer y oscille entre le vert émeraude et le bleu azur. Des îlets au loin sont posés au milieu de ce tableau idyllique.

Bilo

Une seule ombre au tableau : les dépôts d’ordures sauvages ! Ce n’est pas aussi pire que la Calabre mais cela gâche un peu le plaisir. Je note aussi les nombreuses constructions de nouveaux immeubles grand standing pour accueillir encore plus de touristes. Et aussi les nombreuses routes en réfection. Les travaux et le secteur du bâtiment ne doivent pas chômer dans le secteur.

Primosten

Après Céline, la route 8 coupe à travers la péninsule pour arriver à Marina. Il n’est pas loin de 17h00, je décide de bifurquer ici et d’essayer de trouver un bivouac plutôt que de continuer en bord de route jusqu’à Trogir. J’emprunte un chemin après le port de plaisance qui me mène à un cul-de-sac et au refus d’un propriétaire. Demi-tour, je m’arrêterai un peu plus bas dans une oliveraie. Fin de cette superbe journée bien ensoleillée qui avait pourtant débuté dans le froid et le vent. D’ailleurs, il neige à Montréal !

Résumé : 100kms, 5h35, 17,9km/h, beau venté, bivouac

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