J14 – lundi 25 avril – Rupa / Cavtat

Une nouvelle fois, réveillé aux aurores par le soleil. J’émerge vers 7h30 sous un beau ciel bleu. Préparatifs habituels et 8h30 je reprends la route 8. Ce fjord est dédié à la mytiliculture. Tout au bout, j’aperçois le futur pont. Quant à moi, il me faut traverser cette péninsule pour rejoindre le bord de mer.

Comme chaque jour, je me tape un feu (que je grille la plupart du temps pour anticiper les véhicules qui vont me coller au cul) pour signaler de nouveaux travaux. Ces marteaux-piqueurs géants sont impressionnants. « Le bruit et l’odeur. Du marteau-piqueur. » Je vous invite à écouter cette chanson de Zebda. C’était sous Chirac. On comprend mieux pourquoi de plus en plus de personnes décomplexées vote pour l’extrême-droite !

Au bout de 45’, je rejoins le bord de l’Adriatique. Toujours avec ces chapelets d’îles au loin et ces paysages à couper le souffle dont je ne me lasse pas.

Je contourne le golfe magnifique de Slano. Malgré une petite rando pour essayer de prendre une photo d’ensemble, cela ne donne rien. J’insère donc une photo googleisée.

Je continue mon p’tit bonhomme de chemin toujours sur cette route 8. Le milieu de matinée approche mais je ne traverse aucun village pour m’arrêter boire mon café. A un moment, une petite route descend vers la mer et un grand panneau annonce un restau-café. Allez zou, je descends. Manque de pot, l’établissement est en travaux. Il ne me reste plus qu’à grimper ce raidard pour retrouve la route principale.

En prenant un petit chemin qui descend à la plage par des escaliers, je tombe sur une chapelle à l’abandon. Devant celle-ci, une grande demeure, aux petites tourelles sur les côtés, également à l’abandon domine la mer. Et toujours pas café.

Je continue à grimper, descendre et tournicoter en suivant la côte. Je croise 3 couples de cyclotouristes qui remontent vers le nord. On se salue. Je préfère descendre et avoir la mer sur ma droite. Je m’arrête dans une boulangerie en bord de route pour y boire enfin mon café et déguster un Strügel à la cerise. Tous les jours, je m’en tape un, soit à la pomme/cannelle, soit cerise, soit crème. A 1$ le gâteau, c’est cadeau.

Par contre, les automobilistes s’arrêtant sur les parkings, ont la mauvaise habitude de laisser tourner leur vieux diésel qui pue. Les croates ont encore du boulot pour rattraper leur retard en matière d’environnement …

En fin de matinée, j’arrive en vue de Dubrovnik.

Cependant, mon GPS m’indique de faire le tour du fjord de Komolac plutôt que d’emprunter le pont suspendu où passe la route 8 et l’E65. Je suis son conseil et m’enquille un nouveau tour de fjord, vent dans le dos à l’aller et dans le pif au retour.

Je profite de ce tour de manège gratuit pour faire un arrêt buffet dans un magasin Studenac (existe également Konsum et ???) à Komolac. Je pique-niquerai plus loin assis sur un banc le long du fjord. Je repars et finis par arriver à Dubrovnik par les embarcadères. Je fais le tour des pointes et finis par enfin tomber sur la vieille ville. Je m’y balade à vélo une bonne partie de l’après-midi. Cette forteresse est vraiment impressionnante.

En me baladant dans les petites rues, je trouve des photos des bombardements de 1991 pendant la guerre qui a déchiré les Balkans il y a 30 ans déjà. On pensait ne plus jamais connaître pareille horreur en Europe. Et bien faut jamais désespérer de l’Humain !

Voici quelques photos (mais apparemment, elles n’apparaissent plus sur le blog !?!) pour vous donner envie de venir vous balader dans le coin. Je vous invite vraiment à venir en Croatie. Le pays est vraiment superbe.

Ce n’est pas le tout mais je ne vais pas dormir là. Je repars par la porte sud en suivant l’ancienne route qui longeait les falaises. Pour retrouver la route 8, il faut suivre un chemin de 200m le long des balustrades et c’est un peu chaud. Mais ça passe sans casse.

Je poursuis mon chemin en longeant au maximum la côte. Je traverse Srebreno par un agréable sentier côtier mais je vais dans un cul-de-sac. Je suis trop bas. Il me faut remonter par un escalier aux (trop) nombreuses marches. Je finis par rejoindre la route 8. Il me faut dorénavant trouver de l’eau et à manger pour ce soir. Je poursuis jusqu’à Cavtat où je peux me réapprovisionner. Je repère une pointe avec un blockhaus et m’y dirige. L’heure avance.

Las ! Je tombe sur un méga complexe hôtelier qui s’est approprié toute la pointe de ce superbe port. En galérant un peu, je finis par trouver un coin dans la pinède où planter ma tente entre la baie d’un côté et l’Adriatique de l’autre.

Après avoir diné assis sur un premier blockhaus, je pars me balader au coucher du soleil sur la pointe de cette péninsule. Comme j’ai pris ma frontale, j’en profite pour aller à l’intérieur du blockhaus principal. C’est impressionnant ce complexe de galeries avec ces pièces de vie et ces escaliers pour accéder aux tourelles. Et dire que des allemands ont passé du temps enfermé là-dedans … J’admire le coucher de soleil avec, d’un côté, vue sur Dubrovnik au loin, et, de l’autre, la baie illuminée de Cavtat avant de rentrer dans mon igloo.

Résumé : 90kms, 5h25, 16,5km/h, beau, bivouac

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