J38 – jeudi 19 mai – Corinthe / Pireus

Et bien la nuit fût pour le moins agitée !!! Aucun moustique n’est venu m’enquiquiner et pour cause … Après le coucher de soleil, l’orage s’est invité de ce côté-ci. Alors que j’avais monté ma tente dans le sens du vent en arrivant, ça s’est mis à souffler de travers en venant de la mer. Je me lève et sors à loilpé pour coucher mon vélo derrière la tente et vérifier les piquets. J’ai enregistré 30’’ de son à l’intérieur de la tente. Cela a duré toute la nuit !

Vers 7h30, j’émerge. Cela souffle toujours autant de travers. La tente en est toute déformée mais elle a encore tenu le choc. Je plie comme je peux mes affaires et reprends la route sans déjeuner. Je m’arrête à l’entrée de Corinthe dans une boulangerie avant de trouver un vélociste pour y gonfler à bloc mes deux pneus neufs.

Je traverse Corinthe qui s’éveille au plus près de la mer. J’y salue Diogène le cynique, philosophe grec vivant dans son tonneau.

Puis je trouve un chemin qui longe le canal de Corinthe. Je suis côté ouest, mer Ionienne. Ce canal mesure 6,343kms pour 25m de largeur. Il a été inauguré en 1893 après bien des soucis financiers pour le finaliser.

Alors que je circule tranquillement sur le chemin, je rencontre Giovanni, cyclotouriste italien, qui se rend à Athènes. On taille un bout de chemin en discutant mais il veut s’arrêter pour faire de nombreuses photos du canal. Je le laisse et repars solo.

Alors que d’énormes travaux ont massacré ce chemin, je suis obligé de retrouver la route empruntée hier. J’arrive au pont avec poutres en bois identique à celui de ce matin pour traverser le canal qui donne côte est et mer Egée.

En peu plus en aval, j’aperçois le pont qui lui permet aux véhicules de traverser. C’est ce pont dont j’avais souvenir évidemment lorsqu’y étais passer plus jeune.

Je rejoins ensuite une route longeant l’autoroute et traversant une immense zone de raffineries. Ca pue, c’est moche et c’est sale ! En face, j’aperçois, au loin de l’autre côté de la baie, la route empruntée hier.

Vers 11h00, je m’arrête boire mon café frappé et prendre connaissance des dernières nouvelles. Puis je repars en empruntant toujours l’ancienne route E08 qui longe l’autoroute A8 au-dessus. La circulation est calme … et les paysages toujours aussi superbes. Je m’arrête d’ailleurs à Kineta en bord de mer, assis sur un banc et à l’ombre de cet arbre, pour y pique-niquer.

Je suis abordé par un couple allemand aussi âgé que moi qui, eux, sont en cyclotourisme électrisé. L’homme me demande en anglais si je vais sur Athènes et si je pense passer par l’île d’Aianteio. C’est effectivement mon intention pour éviter de me taper l’arrivée par l’immense baie d’Athènes. Il me demande si je me suis renseigné sur la possibilité de passer le vélo, les horaires, les ports … Heu non, je le fais rire en anglais (incredible but true) en lui disant que cela fait partie des plaisirs de la découverte et du voyage. Sur ce, je leur souhaite un bon trip et je reprends ma route ô combien ventée depuis mon départ.

Je rejoins donc l’embarcadère Nea Peramos pour y prendre le traversier vers l’île pré-citée. Comme d’hab’, il m’attend et on part !

Je parcours les 11kms à travers cette île en direction du port de Paloukia. Je profite des derniers instants de calme et de tranquillité. Avec le vent, des vaguelettes se forment à la surface de la mer. On pourrait presque imaginer des surfeurs à la Brice de Nice.

Puis je reprends un traversier qui me dépose à Perama sur le continent. Tout cela pour 1,80€. Me voilà arrivé dans la grande banlieue d’Athènes. Il est 17h00. Et là, c’est changement complet de décor. De la circulation ô combien dense. Des klaxons. Des gens partout. Des immeubles en veux-tu, en voilà. La ville quoi ! Cela surprend après toutes ces journées hors du monde. Je me rapproche du Pirée en pensant être toujours sur mon île (le soleil tape fort !) d’où une légère incompréhension avec les autochtones. Comme l’heure avance et qu’il va être difficile de trouver un bivouac dans le coin, je me pose pour capter la wifi et réserver un hôtel pas trop loin et pas trop cher. Je trouve mon bonheur à 700m d’ici pour 30€ la nuit. Parfait.

Résumé : 85kms, 5h10, 16,5km/h, beau venté, hôtel

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