J59 – jeudi 9 juin – Lale Adasi / Aliaga

Réveillé par l’appel à la première du matin vers 4h30 ! C’est quand même un peu tôt. Je me rendors pour sortir de mon igloo deux heures plus tard. Le soleil perce au-dessus des arbres. Je plie mes gaules puis déjeune sur mon petit muret devant la mer. Énormément de marcheurs font leur exercice matinal sur la promenade au dessus de ma tente. Quant à moi, c’est un joggeur avec son chien qui fait des aller-retours sur la plagette.

Vers 7h15, je sors de ma presqu’île et retrouve la route D550. Je file vers Izmir.

A nouveau, la route me paraît monotone. C’est un axe à 2*2 voies relativement plat et roulant. Je longe la bande d’arrêt d’urgence. J’essaie de m’évader. Heureusement, je reçois des encouragements qui réconfortent. Je suis dans la plaine. A droite, la mer. A gauche, la montagne dénudée. De temps en temps, j’aperçois des femmes au travail à la main dans les champs.

Forcément mes pensées s’envolent vers mes compagnons de L’Arche. A cette heure-ci, ils doivent être soit sous les serres de Maniban, soit en plein champ aux Quinze-Sols. Quant à moi, je pédale ! Je finis par quitter la D550 pour bifurquer vers la mer et la ville de Dikili. Je quitte également la province de Balikesir pour entrer dans celle d’Izmir. Comme sur de nombreuses routes, des portiques (à la Ségolène !) supportant des radars, permettent de contrôler la vitesse.

Je me pose dans un café en front de mer mais il n’y a encore pas de wi-fi. Je vais être obligé de me faire un 2ème çay ailleurs après avoir pas mal cherché. Je l’accompagne d’un chausson au fromage et fines herbes. J’ai envie de salé. J’en profite aussi pour appeler mon bro Riri qui est en partance pour … Antalya via Istanbul. Il va courir l’UTVL (Ultra Trail de la Voie Lycienne), une course dans la montagne de 180kms en 6 étapes avec 8.000D+. Encore un sacré défi pour le phénomène. De mon côté, avant de quitter cette baie, je salue ces 3 enfants et cette personne dont je ne connais pas le nom (Atartük ?).

Je repars par ces petites routes que j’affectionne. Ce ne sont pas de grands axes avec trop de circulation. Ce ne sont pas non plus des chemins de galère. C’est un compromis entre les deux. C’est vallonné sans trop de circulation avec de beaux paysages. Tout ce qui fait le charme du cyclotourisme.

En milieu de journée, j’aperçois à nouveau la mer. Je n’ai plus qu’à descendre, traverser un noeud routier avec l’autoroute qui passe par là, retrouver la route D550 et m’arrêter dans un restaurant en bord de route dans un jardin ombragé.

J’y mange des boulettes de viande avec tomates et frites. Le patron, parlant anglais, envoie même un de ces fils m’acheter une bière au Market du coin. Lui n’en vend pas. Je termine avec une tarte aux fraises (c’est la région de production) accompagnée d’un çay. Je n’ai plus qu’à repartir et me rapprocher de la mer à Caltilidere pour y trouver un coin ombragé et pour y siester.

Je suis à nouveau obligé de reprendre la route D550 pour couper une péninsule et traverser une rivière. Il est bientôt 16h00 et j’arrive à l’entrée de la grande ville portuaire de Aliaga. Je récupère une belle piste cyclable qui longe la mer et un parc. Par contre, l’environnement ne donne pas trop envie de se baigner.

Je me pose pour étudier les lieux. Cela va s’avérer compliqué. Au sud : zone pétrolière. A l’ouest : la mer. A l’est : la ville. Au nord : j’en viens ! Si je continue ma route D550, je rentre à nouveau dans les terres en direction d’Izmir où la circulation s’intensifie et où je ne suis pas sûr de trouver un coin sympa. Je longe le golfe jusqu’à la zone pétro-chimique mais je ne trouve aucun coin tranquille pour bivouaquer. L’affaire se complique. Je tente une recherche de camping sur Maps.me. Il m’indique un emplacement « 1 tent » à l’est. Bizarre ? Je m’y rends. Aucun panneau. Aucune indication. Je tombe sur une pinède au-dessus de la ville. Je vais faire quelques courses puis étudie la topographie des lieux. Je prends finalement un chemin et grimpe en haut de la colline. Je trouve assez facilement un emplacement où me poser. Par contre, ni baignade, ni bière (magasin musulman) pour ce soir, ce sera couture (mon short Fox se découd et mes manchons blanc sont troués) !

Résumé : 95kms, 5h55, 16,1km/h, beau, bivouac

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