J65 – mercredi 15 juin – Örnekköy / Fethiye

La nuit fût excellente. J’ai dormi comme une marmotte de 21h30 à 5h30 environ lors de l’appel à la première prière de la journée. A 6h00 j’émerge. A 7h00 je suis parti de mon tranquille cimetière.

Je retrouve ma route D400 dans les brumes matinales. Il n’y a pas grand monde. Tant mieux. De grandes plantations d’agrumes se disputent l’espace avec les pins de toutes essences. Des stands vendant citrons, oranges et pamplemousses et confitures s’éveillent.

Je descends vers le lac dont je parlais hier. Le village est fort sympathique et que dire du lac, de ses rives et de la plénitude matinale qui s’en dégage. D’autant plus que je suis seul !

Je sors mon téléphone et zieute les bars qui captent la wifi. Je m’arrête finalement chez Mona Lisa Cafe. (« Ô Mona Lisa Klaxon … Planque ton trombone » dédicace spéciale à Maître Higelin). Je commande un çay et un simit. Mon p’tit déj’ arrive (tomates, concombres, olives, fromage chèvre et vache) …

Après ce bel intermède, je reprends ma route D400 en empruntant une belle piste cyclable pour la retrouver. Je fais quelques kilomètres mais j’éprouve une sensation bizarre. J’ai l’impression que le vélo « flotte ». Je continue jusqu’à une station service. Je m’arrête et vérifie mes attaches de sacoche puis mes pneus. J’ai celui de derrière légèrement dégonflé. Je dois avoir une crevaison lente. Je vérifie à nouveau mon pneu arrière. J’ai un clou planté dedans ! Je n’ai plus qu’à tout poser, réparer, laver et faire une inspection générale.

J’ai la vis du dérailleur arrière qui commençait à se dévisser, le pneu arrière et les patins qui fatiguent et ma chaîne qui est déjà en fin de vie. Je le fais souffrir mon pauvre destrier. Il faut dire que je lui tire sacrément sur la couenne. Soit je retourne en arrière au village du lac où j’ai vu un vélociste, soit je continue jusqu’à la ville suivante d’Ortaca. Comme je n’aime pas faire demi-tour, je continue. De toute façon, la chaîne n’est pas à 15kms près.

Je trouve facilement le magasin Tarkan. C’est un très beau magasin avec du matos et l’atelier est nickel. 3 vélos sont en cours de réparation. J’attends un petit peu puis le patron me change ma chaîne gracieusement. Comme il est déjà 12h30, je vois en repartant des maçons qui se dirigent vers un restaurant. Je les suis. Je choisis : goulasch, riz, légumes avec crudités & çay offerts. Je suis paré pour reprendre la route, sous le cagnard, jusqu’à la mer.

Ce matin, j’allais de vallée en vallée, cloisonnée par des montagnes, en franchissant à chaque fois un petit col. Cet après-midi, ce n’est que de la montagne. Alors que je sors d’Ortaca, une grosse montée approche. C’est reparti mon kiki. Tout à gauche et je mouline. Au loin, j’aperçois un gars qui pousse sa monture. J’arrive à sa hauteur, lui demande s’il a besoin de quelque chose. Il me répond « Good ». Le gars est cramoisi. Je ne sais pas où il va mais il va mettre du temps. D’autant plus qu’un tunnel se profile au loin mais il n’est réservé qu’aux véhicules. Pour les piétons, vélos, charrettes, tracteurs et véhicules qui ne veulent pas payer le péage, c’est l’ancienne route qui grimpe sacrément dur.

J’arrive en haut du col qui culmine à 340m mais avec du 10% dans la montée. Juste quand je vais basculer, je vois un camping-car immatriculé en Gironde qui arrive en face. Je l’interpelle. Le gars s’arrête. C’est un vendéen en vadrouille qui est parti depuis 8 mois. Un pote l’a rejoint. Ils sont tellement bien en Turquie qu’ils prolongent la balade. On papote un bon moment sur nos parcours respectifs puis chacun reprend sa route.

Après cette longue montée arrive une longue descente vers le golfe de Göcek et donc la mer. Je vais y faire un tour. C’est un Bodrum en miniature. De nombreux bateaux y font escale. De nombreux restaurants y font fortune.

Je me demande comment le sens peuvent passer leur temps dans ce genre d’endroit. Chacun ses plaisirs. Je fuis et trouve un market pour m’acheter un Magnum double chocolate. Ils m’ont trop fait envie avec leur glace à la bouche. Alors que je finis de déguster ce délice, un vieux monsieur arrive perché sur un antique vélo. Je ne peux résister à le photographier (le vélo pas le monsieur !). J’aimerais bien le restaurer celui-là. Avec sa double barre centrale et son système de frein sans câble, c’est un spécimen rare.

Je reprends mes montées et mes descente pour arriver en vue du golfe de Fethiye. Le site est grandiose avec ces hautes montagnes qui plongent dans la mer et ces ilets. Je ne pensais vraiment pas découvrir de tels paysages.

J’arrive à l’entrée de la ville et me pose pour le point bivouac du soir. Il est 17h. Je vais descendre en bord de mer et voir comment cela se présente. Si c’est trop compliqué, il faudra que je traverse le golfe et trouve un point de chute en sortant. Finalement, juste en arrivant sur la mer, je tombe sur le Flamingo Camping. J’ai trop envie de me baigner et aussi de ne pas me prendre le chou. J’y vais. C’est un petit camping avec quelques emplacements et surtout une vue incroyable. Parfait pour la soirée. Je me pose, monte la tente, me baigne, me douche et vais faire quelques courses.

Par contre, en rentrant, mauvaise surprise. A nouveau, je n’arrive pas à recharger mon iPhone alors que c’est OK pour l’iPad. J’ai beau essayé avec les 2 câbles, sur batterie et sur prise : nada ! Quelle merde ces machins électroniques … Je profite quand même d’un magnifique coucher de soleil en bouquinant sur ma chaise longue avant de rejoindre mes pénates.

Résumé : 90kms, 6h00, 15km/h, chaud, camping

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