J14 – mardi 13 décembre – volcan Batur

Après une bonne nuit de sommeil, je me réveille de bonne heure, déjeune frugalement dans ma chambre d’hôtel et pars vers 8h30 en direction plein nord pour aller au volcan Batur.

La circulation est encore très dense jusqu’à ce que j’attaque la vallée à l’est. C’est beaucoup plus agréable de rouler dans ces conditions. En milieu de matinée, je m’arrête pour visiter une plantation de café. Je suis accueillie par une charmante hôtesse qui m’accompagne tout au long de cette visite en me présentant d’abord les variétés récoltées puis l’étape de torréfaction.

J’ai ensuite droit à une dégustation de thés et cafés mélangés à différents arômes, puis, à la boutique, de chocolats. Dommage que la tablette de chocolat noire soit si onéreuse (7€ ce qui est beaucoup ici).

Je peux repartir sans risquer de m’endormir avec toutes les doses de théine et caféine bues. Après avoir grimpé continuellement par une bell route, j’arrive enfin en vue du lac Batur et, à l’est, le volcan Abang (2.152m) dont le sommet est perdu dans les nuages. C’est absolument magnifique avec ce lac couleur vert émeraude au pied de ces volcans.

A l’ouest du lac, le volcan Batur (1.717m) le surplombe. La dernière éruption a eu lieu en 2000 alors que l’énorme coulée de lave date de l’éruption de 1963.

Je me dirige ensuite vers Toya Devasya Geopark, sources d’eau chaude dans un complexe hôtelier, que m’a conseillé le fiston après y être allé ce dimanche avec son amie. Les tarifs sont exhorbitants (300K IDR). N’ayant pas pris suffisamment d’espèces, je préfère renoncer. Je pars donc en direction du temple Pura Pasar Agung sis au pied du volcan Batur. Après avoir acquitté une « donation », j’arrive sur site. Il y a très peu de voitures et scooters. Juste un minibus. Tant mieux.

Alors que j’ai à peine posé mon scooter sur sa béquille, un petit homme au tee-shirt orange se précipite et me demande si je veux faire une excursion. Je comprends que c’est un guide officiel. Je lui demande le tarif bien que je ne pense pas lui proposer ses services. Il me fait la rando à 400K IDR au lieu de 600K IDR. Quand même ! Même motif, même punition que précédemment. Grimpé sur son scooter, il m’accompagne jusqu’à l’entrée du temple où, par respect, j’enfile mon sarong. J’imagine qu’il imagine que je vais partir en solo. A l’intérieur du temple, des balinais récupèrent des mets et s’installent pour déjeuner.

Auparavant, quelques femmes me demandent d’être prises en photo en ma compagnie. Décidément, c’est une tradition ! Je m’exécute avec le sourire. Puis, le patriarche me demande d’immortaliser tout le groupe. Je me retrouve avec 5 téléphones sur les bras (si je puis dire). J’en profite pour leur tirer le portrait avec le mien …

… avant que je demande à l’une des jeunes femmes de m’immortaliser à mon tour.

Cela me rappelle mes vacances avec Nomade Aventure au Cap Vert à la même époque en 2018. Alors que j’avais sympathisé avec Paulo notre accompagnateur cap-verdien, il m’avait fourni un papier pour que je puisse grimper en solo au volcan Fogo à 2829m sans devoir prendre un guide. J’avais donc grimpé depuis le pied du volcan par une trace directe dans la cendre et les blocs de lave. Peu avant le sommet, j’avais doublé un trailer de Chamonix, accompagné de son guide trailer cap-verdien, qui allaient battre le record officieux de la montée en partant eux du niveau de la mer … soit 2.829m de dénivelé positif. Je n’ai plus le temps exact mais je crois que c’était en moins de 4 heures !

Il est temps de redescendre et d’aller déjeuner. Mon guide me propose de monter free sur son scooter. Je ne suis pas encore impotent et j’aime bien marcher. Merci petit homme orange ! Je redescends au pied du lac et trouve une gargotte au bord de la route. Ce sera parfait … malgré les mouches qui pullulent.

Je déjeune d’un plat de poulet mijoté accompagné de son riz blanc et de légumes. De toute façon, il n’y a pas 36 choix et le cadre est fort sympathique.

Une fois rassasié, je continue à contourner le lac jusqu’au village cul-de-sac de Kedisan et à son temple de Pura Hulundanu Batur Songan. Je suis le seul occidental dans le coin et les autochtones me regardent bizarrement. Il faut dire que cette région, et notamment ce village, est particulièrement pauvre. A part la culture de tomates et d’oignons, il n’y a pas grand chose.

Ce temple est particulièrement impressionnant avec cet alignement de « pagodes ».

Malheureusement, je ne peux pas faire le tour du lac. Vu l’abrupté de la pente du volcan, aucune route n’a été construite de ce côté après ce village. Plutôt que de reprendre la belle route de l’aller, je décide de prendre la route qui fait le tour du cratère par l’ouest. Et bien m’en prend. C’est à nouveau magnifique. Je passe au pied de la coulée de lave de 1963.

Puis m’arrête boire un café une fois la méchante pente grimpée (je m’imagine à vélo dans cette portion de plusieurs kms à +10% !). L’endroit est tenu par des jeunes qui porte un chapeau de cow-boy … d’où le nom de ce restaurant. De la terrasse, j’admire une dernière fois ce grandiose panorama.

Je reprends la route à travers une autre vallée. Comme à l’aller, la circulation se densifie en même temps que le dénivelé décroît. Je rejoins mon havre de paix en fin d’après-midi après cette magnifique et plus belle journée de mon séjour balinais.

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