J39 – samedi 7 janvier – retour à Khun Chang Khian

En ce samedi matin, je reprends mes bonnes habitudes blagnacaises avec ma sortie longue de running. Ce ne sera pas mon traditionnel circuit en bord de Garonne jusqu’au parc des Quinze Sols de Beauzelle mais le double-tour du pâté de maison. Il est 8h. C’est encore calme. Je chausse ma belle paire de runnings bleu-orange assortie à ma doudoune compressible. Et me voilà reparti pour mon dernier footing à Chiang Mai en longeant le fossé de la vieille ville.

Après avoir couru une bonne douzaine de kms, je rentre me doucher. Puis je pars déjeuner dans un café-bakery repéré sur le circuit. Quelques personnes sont déjà installées. Au bout d’un petit moment, je me rends compte que la plupart sont mal-voyantes voire (sic !) carrément aveugles. D’autres arrivent. Je pense que ce café est proche d’une institution spécialisée. Dur-dur comme handicap …

Je rentre ensuite dans ma chambre pour récupérer la valise poubellisée et la déposer en voiture-taxi à l’hôtel du fiston et, ce, plutôt que de prendre l’inutile risque de me la trimballer à scooter en la calant entre les jambes. Je le rejoins ensuite dans un café-restaurant branché (JOINT.S) où il déjeune avec son pote. Deux magnifiques Samoyède (race d’origine russe) attirent les caresses de la clientèle.

Puis je repars en taxi-scooter afin de récupérer le mien de scooter. Les jeunes sont « chaud patate » pour monter au village Hmong. Je leur conseille de prendre des affaires chaudes en prévision d’une légère baisse des températures. Vers 13h, je les retrouve à leur hôtel et les guide pour monter au village. Je leur propose une halte au temple zen de Wat Pha Lat où j’étais monté à pied par le chemin des moines. Là, on accède directement par la route 1004. J’en profite pour reprendre quelques photos. J’adore cet endroit très peu visité.

Moine pris en photo !
Temple forestier
Zénitude …

Par contre, il y a toujours foule au temple Wat Phrathat Doi Suthep. J’accompagne les jeunes en haut de l’escalier aux 306 marches puis redescend les attendre. Je n’ai vraiment pas envie de me farcir à nouveau la cohue. Surtout après la visite de mon temple préféré ! Nous repartons ensuite, chacun grimpé sur son scooter. Je mène la marche en faisant gaffe de ne pas les perdre en route vu que mon scooter est beaucoup plus puissant. Comme hier, je fais une pause sur le parking surplombant le premier village Hmong avant d’attaquer la petite route sinueuse qui serpente dans la forêt jusqu’au village. Le paysage est toujours aussi magnifique avec cette brume qui estompe les sommets.

Je profite de ce grandiose décor pour me faire tirer le portrait avec mon scooter assorti à ma doudoune qui me protége de la fraîcheur ambiante sous la canopée ombragée.

Nous arrivons au village en milieu d’après-midi. La faim tenaille mes deux solides gaillards. Je les amène à mon restau d’hier. Alors que nous passons commande, je reçois un appel catastrophé de mon pote Nico après qu’il m’ait envoyé un SMS non encore lu (thailande-restrictions-sanitaires). Il semblerait que la Thaïlande annonce de nouvelles restrictions sanitaires à l’entrée du territoire pour s’attirer les faveurs des Chinois. Il faut dire que la Chine représente plus du quart de la fréquentation internationale. Et que cela fait presque 3 ans que cette manne touristique chinoise est arrêtée.

Le tout petit léger problème est que l’ami Nico n’est pas vacciné ! Je la sens très mal cette affaire. Décidément, cette saloperie de Covid me poursuit durant mes périples à vélo. Quelle guigne … surtout pour Nico qui se faisait une joie de me rejoindre. Sa Dulcinée, épousée juste avant le départ de son périple, s’était même faite toute belle pour parcourir l’Asie du Sud-Est.

Cette très mauvaise nouvelle ne m’a pas complètement coupé l’appétit mais presque. C’eût été dommage d’autant plus que la sympathique patronne Hmong nous sert une soupe aux brocolis et aux nouilles, accompagné d’un bol de riz (faut quand même pas déconner), plat qui n’était pas servi hier. Nous dégustons ensuite le café maison avant d’aller nous balader dans les ruelles du village.

Mon petit restau préféré

Maître Dureau, par l’odeur alléché, prit une nouvelle photo de la torréfaction du café local. Pour l’anecdote, mon grand-père paternel, paysan sarthois et petite propriétaire terrien, était appelé Maître par ses voisins et amis. Enfant, cette appellation me choquait. Pour moi, à l’époque, « Maître » était réservé pour nommer mon instituteur.

Le soleil décline méchamment. Il faut penser à redescendre. J’aimerais prendre une autre route pour effectuer une boucle. Mon GPS m’indique une trace qui part en-dessous de l’école et qui coupe au plus court pour redescendre dans la vallée. Je la suis. Très rapidement, on se retrouve sur un mauvais chemin pentu. Le fiston est partant pour continuer. Moi pas. Vu l’heure avancée, l’état du chemin, la tenue légère de son pote, le froid piquant, je préfère faire demi-tour et reprendre la route principale. On s’arrête à nouveau sur le parking alors que le soleil se couche derrière les montagnes.

La nuit tombe. La descente se fait aux flambeaux. Le retour à l’hôtel des jeunes est épique. Je leur propose d’aller boire une bonne bière Chang bien fraîche après cette belle journée mais ils déclinent mon invitation. Ce n’est plus ce que c’était la jeunesse ! Tant pis. Avant de rejoindre ma petite chambre, je m’arrête dans un 7-11 pour me préparer un bel apéro. Las ! La vente d’alcool est interdite en ce jour d’élection (je ne sais pas laquelle !). Décidément, quand ça veut pas. Tant pis, ce sera noix de cajou et bananes séchées accompagnés d’eau plate en guise d’apéro et de diner.

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