J41 – lundi 9 janvier – scoot’ trip from Chiang Mai to Chiang Rai

La chambre est superbe. Cependant, l’hôtel est situé parallèlement au bout de la piste de l’aéroport. Comme je n’ai pas mis mes boules Quiès, je suis réveillé par les premiers décollages. De plus, dès potron-minet (un euro dans la tirelire !), un de mes voisins sonne le rappel en frappant à 5 ou 6 autres portes. Certainement pour se rendre à l’aéroport de bonne heure.

J’arrive à me rendormir jusqu’à 7h30. Je ne traîne pas trop. La journée s’annonce à nouveau chargée. Vers 8h30, je trouve un café-gargote à deux pas de l’hôtel. J’y rencontre un malaisien vivant entre Chiang Mai et Toronto. Décidément … À 9h00, je fais l’ouverture d’un petit salon de coiffure à proximité. Le patron est très pro et me fais une belle coupe d’été thaï. Je paie 280THB (7,50€), sors du salon et trouve par terre, devant un des nombreux vendeurs ambulants, deux biftons de 100THB. La coupe ne m’aura vraiment pas couté très cher. Ensuite, après avoir bouclé à nouveau mon sac, je rejoins les jeunes pour déjeuner puis boire notre traditionnel café dans notre repère. Le fiston me confirme qu’il a pu régler mon litige avec Airbnb. L’assistance essayait de me joindre, en vain évidemment, sur mon numéro français. Les 130€ encaissés par l’arnaqueur de Chang Mai devrait m’être remboursé.

A 12h30, je leur claque la bise après avoir déposé mon gros sac dans leur chambre. Je rentre mon camel-bag avec quelques affaires sous le siège de mon scooter et c’est parti mon kiki, direction Chiang Rai à 190kms au nord, très près de la frontière birmane. La sortie de Chiang Mai est toujours aussi compliquée malgré les 3*3 voies. Heureusement, après une vingtaine de bornes, j’attaque la montagne en empruntant la route 118. Je rentre dans le parc national de Khun Chae.

Une belle route à 2*2 voies s’élève en tournicotant dans la montagne. La température se rafraîchit. Je m’arrête pour enfiler ma doudoune. Le paysage est sympa. Le scooter enfile les virages comme des perles. Tout va bien. Je vais bien. Il ne reste plus que 123kms à parcourir. 1-2-3-soleil !

Après une longue descente vers la vallée, je fais un nouvel arrêt pour regarder « les plus hautes sources d’eau chaudes de Thaïlande » dans le village de Wiang Pa Pao. J’évite de me baigner dans la baignoire de peur d’être cuit au court-bouillon.

Juste à la sortie de ce village, je tombe sur un superbe temple à l’abandon (Mae Chedi Mai).

Quelques kilomètres plus loin, j’aperçois sur la gauche de la route une énorme statue d’un moine en pleine méditation. Nouvel arrêt culturel. Cela permet aussi de faire refroidir le moteur.

J’arrive dans une longue et étroite vallée enserrée entre deux montagnes. Les cultures et villages réapparaissent. La route, qui est passée à 1*1 voie, devient monotone bien que le mauvais revêtement réserve quelques surprises. Je commence à fatiguer. Et j’ai aussi l’impression d’avoir les fesses au chaud ! J’espère que ce n’est pas le moteur qui est en surchauffe. De plus, le réservoir se vide. Il ne me reste plus qu’une seule barre. Je m’arrête donc à la première station venue. Quiproquo avec la jeune pompiste alors que j’arrête mon scooter devant une pompe avec d’un côté marqué « Diesel » et de l’autre « Gazole ». Finalement ce sera Gazole !

Puis je m’arrête à nouveau quelques hectomètres plus loin boire un café à un stand de ravitaillement aux couleurs de ma moto. Et là, c’est le monde à l’envers. En effet, la patronne me demande de faire un selfie. Elle ne doit pas voir beaucoup de farang scootérisé dans le secteur ! Il me reste encore une soixantaine de bornes à faire. Je sors de cette vallée et ça grimpe à nouveau pour basculer dans la vallée de Chang Rai.

Arrivé à une bifurcation, je stoppe pour brancher mon GPS et vérifier ma route. Au même moment, mon téléphone sonne. C’est l’ami Nico. Je lui avais proposé de me rejoindre au Cambodge, en prenant un vol de transit depuis Bangkok, à son arrivée lundi prochain. Comme cela, il ne passait pas par la case Covid. Après s’être renseigné auprès d’Air France, cela s’avère impossible de transiter son vélo ou fort onéreux de modifier son vol. C’est mort. Notre périple en amoureux tombe à l’eau. Je suis dégouté. Il va falloir que je me motive grave pour repartir en solo. Je reprends ma route. Pas le choix : « La vie, c’est comme une bicylette, il faut continuer à avancer pour ne pas tomber ! » (A. Einstein)

Après cette déflagration, j’avance et passe alors à proximité du « Temple blanc », l’un des plus célèbres de Thaïlande. Je suis à une quinzaine de kms de ma destination finale. Je préfère continuer et m’arrêterais au retour jeudi. La circulation devient de plus en plus dense. La ville approche. A 16h30, j’arrive enfin à destination. Je trouve facilement l’endroit que j’avais réservé avec Agora. Ça m’a l’air sympa. Je récupère mes clés, dépose le peu d’affaires emportées et pars me balader dans le coin pour me dégourdir les gambettes et surtout la tête, alouette. Pour info, je logerai au 206 en haut de l’escalier bleu à droite.

Cette résidence se trouve à l’écart du centre-ville et est très proche de la rivière Kok. Je m’y dirige. Pas très loin des berges, je tombe sur un groupe de femmes en train de prendre, chacune à son tour, la pose assise sur une chaise au milieu de ce champ fleuri.

Puis, en continuant ma balade, je traverse un vaste complexe sportif. Une piste d’environ 1 kms ceinture plusieurs terrains de tennis, basket, badminton, danse … et pétanque !

Et oui, la Thaïlande est une nation forte dans ce sport. Des matchs internationaux sont retransmis sur la chaîne L’Equipe et les équipes thaïs y brillent. Des coureurs ou coureuses tournent en boucle sur cet anneau. Je pense que demain je ferai comme eux. En attendant, la nuit arrive. Je rentre à l’hôtel et rencontre un couple de français. En arrivant, j’avais déjà abordé la jeune femme après l’avoir entendu converser en anglais et m’étais gentiment moqué de son accent aussi bon que le mien. Ils sont également en vadrouille en Asie du Sud-Est pour quelques temps. En effet, ils font les saisons, accumulent de l’argent et voyagent. Pour l’anecdote, le père du jeune homme habite la Croix-Falgarde à côté de Toulouse. Je les quitte pour aller dîner dans le restau le plus proche d’ici. Fin de cette journée ô combien contrastée.

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