J43 – mercredi 11 janvier – into the wild above Chiang Rai

Réveillé comme d’hab’ vers 7h30, je me prépare pour une journée dans les montagnes au-dessus de Chang Rai. Au p’tit’ déj’, je retrouve mon couple de jeunes français ainsi qu’une bordelaise beaucoup plus âgée. Comme moi, elle a rejoint sa fille qui travaille en tant que prof à l’Alliance Française de Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie. Elle en profite aussi pour se balader. Quant à moi, c’est vers des rizières en terrasse dans les montagnes au nord-ouest de Chiang Rai que je pars en balade. Les matinées sont fraîches mais pourtant ensoleillées. Je mets ma doudoune. Après être sorti de la ville, je retrouve avec grand plaisir Dame Nature. Je vais la fréquenter toute la journée.

Vers 9h30, j’arrive au village de Ban Li Kai. Au milieu coule un torrent. Et, au bord du torrent, poussent des terrasses. Je m’y arrêterai au retour.

Pour le moment, je roule jusqu’au bout du village où la piste en béton s’arrête, gare mon scooter, sors mon camel-bag et attaque le sentier qui grimpe sec à flanc de montagne. De temps en temps des passerelles en bois enjambent de petits torrents qui se jettent dans le torrent principal.

Je rencontre quelques buffles broutant dans les premières rizières en terrasse mais qui sont bien sèches.

Lorsque j’arrive en haut de cette colline, je découvre d’autres terrasses asséchées. Cependant, je pense au boulot que cela a dû représenter pour défricher la forêt puis construire et irriguer ces terrasses. Je me remémore aussi les magnifiques terrasses de Bali. Me viennent à l’esprit ces quelques vers :

Avec les terrasses de Bali,
C’est vraiment le jour et la nuit.
Là-bas, de la pluie et du riz.
Ici, c’est « riz-kiki » tout cuit !

Et oui, le soleil chauffe sur ces montagnes défrichées ! Je redescends pour une nouvelle demi-heure de marche. Comme d’habitude, le silence est d’or. Pourtant, soudain, j’entends un bruit de moteur. Étrange … Et non, un couple motorisé descend de je-ne-sais-où sur cette sente. Je n’aurais pas osé !

Je retrouve mon scooter et ce village, perdu au fond de cette vallée, aux maisons sur pilotis construites en bois et nattes de bambous.

Je m’arrête à l’entrée du village pour boire mon café au Foreste Café. Je suis le seul client. Je suis accueilli par deux jeunes femmes ne parlant pas un traitre mot d’anglais. Elle prenne la pause avec plaisir et me tire également le portrait.

Le touriste doit de faire rare dans le coin pourtant le cadre est enchanteur. Je m’installe, le pied en éventail, le long du torrent pour déguster mon « hot coffee » et quelques biscuits maison.

Après cet intermède, je reprends la piste bétonnée pour redescendre dans la vallée malgré la présence d’une vachette aux grandes oreilles qui a l’air aussi surprise que moi. Décidément les farang interpellent dans le coin.

Après avoir rejoins la route principale n°1 et alors que je m’apprête à tourner à droite pour me diriger dans une autre vallée, je tombe sur un groupe de jeunes cyclistes bien affutés et équipés. Ils ont le temps de récupérer. En effet, les feux passent alternativement au vert des 4 côtés de la route. En arrivant au moment où le feu passe au rouge, on peut donc attendre jusqu’à 3 minutes avant de passer !

Après ce feu, je me dirige vers le village de Mae Yao que je traverse avant d’emprunter une piste pour monter vers Ban Lee Pha Kao Viewpoint en haut d’une montante. Je me retrouve à nouveau sur de mauvaises pistes dans la forêt. En ratant un embranchement, je stoppe devant l’entrée d’une ferme au milieu de nulle part.

Les paysages sont vraiment de toute beauté. Je suis seul au monde « Into the wild » ! Seuls quelques nuages me tiennent compagnie.

Par contre, la piste devient vraiment exécrable. Je suis encore à 4kms du sommet. Je décide de faire demi-tour. C’est trop risqué. De plus, l’heure avance et je commence à avoir les crocs. Je redescends jusqu’au village où quelques rizières sont un peu plus humides et vertes que là-haut.

Je trouve un petit restau où déjeuner. Mère et fille sont aux fourneaux. Comme il n’y a aucun menu, la jeune femme me fait goûter les 2 marmites qui mijotent sur le feu. La première serait « maï phèt » (sans épice), la seconde avec. Je goûte la première qui arrache ! Je m’abstiens pour la seconde.

J’ai droit à une délicieuse soupe « légèrement » épicée avec nouilles, ships et un morceau de poulet de ferme … bien ferme ! Et le tout pour la modique somme d’à peine 1€.

Je reprends ensuite ma route pour grimper vers la cascade de Huai Mae Sai. Auparavant, je m’arrête à la sortie de ce village dans un charmant endroit pour y déguster un café maison. Le jeune qui tient cet endroit parle très bien anglais. Il m’explique qu’il préfère la nature à la ville et qu’il a créé cet endroit. Mais il semblerait qu’il n’y ait pas beaucoup de touristes. Dommage pour lui …

Quant à moi, je déguste son café servi dans un verre de bambou avant de profiter du hamac pour faire une petite sieste bercée par l’eau du torrent en contrebas. Elle est pas belle la vie ? Une fois repu et reposé, je reprends la route pour monter à la cascade. Après avoir laissé mon scooter, j’y accède après un petit kilomètre de rampaillou.

Arrivé au pied de la cascade, je tombe sur un jeune couple français en césure avant de commencer à bosser (c’est à la mode), elle agenaise, lui bordelais. Décidément, c’est la journée sud-ouest. Ils viennent du SriLanka, pays qu’ils ont adoré, et se baladent en bus et scooter à travers l’Asie du Sud-Est. On redescend ensemble à nos scooters avant que nos chemins se séparent. De mon côté, je prends la direction de Doi Bo Viewpoint en espérant cette fois-ci pouvoir grimper jusqu’au sommet. Après quelques kilomètres bien pentus sur une mauvais piste, je parviens à mon but.

J’arrive sur une plateforme à 1000m d’altitude où il est possible de camper. Quant à moi, je ne fais qu’admirer le paysage et la mer verte qui s’étend devant moi. Au centre légèrement à gauche, le point blanc s’avère être la statue du grand Bouddha du temple de Wat Huay Pla Kang.

Je redescends prudemment la forte pente. Je suis surpris de croiser sur la piste des écoliers perchés à 1, 2 voire 3 sur le scooter du père ou de la mère qui les ramènent de l’école jusqu’à leur village perdu dans la montagne …

… mais où il y a quand même l’eau courante ! Et dire que, dans nos contrées « civilisées », nous n’arrêtons pas de nous plaindre.

Je reviens au village principal croisement de toutes ces vallées. Là, ces écoliers sont un peu mieux lotis et peuvent rentrer à pied chez eux.

Quant à moi, je retrouve l’agitation toute relative de Chiang Mai et ma chambrette. Je me change avant de trouver un bar où déguster une bonne bière fraiche après cette belle journée dans la nature. Quand je sors du bar, où j’étais encore bien seul, il fait nuit.

C’est mon dernier soir ici et je ne suis pas encore allé au « Bazar de nuit » (en français dans le texte). Je repars à scooter en ville. En me rendant à ce bazar, je passe devant un parc illuminé. Ce parc servait de décor à la Fête des Fleurs en décembre. C’est hyper kitsch mais ça attire la foule.

Je profite des nombreux stands en face de ce parc pour dîner. Après je me rends à pieds au Bazar. Il y règne exactement la même ambiance avec beaucoup d’autochtones dans ces 2 lieux …

… alors que c’est plus occidentalisé dans ce 3è endroit. Remarquez les chaises et les tables. Et je ne vous parle pas des stands de bouffe (homards, gambas, poissons, …)

Ce n’est pas le tout mais demain j’ai de la route à faire. Je rentre après avoir fait le plein de carburant (j’étais à sec de chez sec !). « Bonne nuit les petits ! ».

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