J44 – jeudi 12 janvier – retour à Chiang Mai

La nuit fût pour le moins agitée. A 4h00 du mat’, j’étais déjà prêt à prendre la route du sud. Finalement, j’ai patienté un peu. Au p’tit déj, j’ai retrouvé Ariane&Patrice avec qui j’ai échangé mes coordonnées. Puis je charge mon baluchon dans le coffre du scooter et, à 8h30, je quitte Chiang Rai direction plein sud. Comme prévu, je m’arrête au temple Wat Rong Khun plus connu sous le nom de Temple blanc. Arrivé sur place avant 9h00, il commence à y avoir du monde. Il faut dire que l’endroit est assez stupéfiant.

À la fin du XXè siècle, le Wat Rong Khun original, était un vieux temple qui tombait en ruine et il n’y avait pas de fond pour le restaurer. Un artiste thaïlandais de renom, Chalermchai Kositpipat, a alors proposé de le rénover totalement avec ses propres deniers pour rendre hommage au roi Rama IX et à sa ville natale. Il aurait déjà dépensé plus de 40 millions de bahts sur le projet qui ne devrait pas être terminé avant 2070 !

Comme son confrère de la Maison noire, cet artiste est aussi un touche-à-tout. Il faudrait passer la journée dans ce parc immense pour découvrir tous les détails cachés. C’est assez ahurissant. La visite commence donc par le temple principal. Chaque visiteur veut se faire tirer le portrait devant l’escalier principal. Quant à moi, j’ai un peu de route à faire et pas trop le temps de faire la queue. Après avoir agrandi et viré les poseurs de cette photo, vous découvrirez que le premier plan en gris est un enchevêtrement de mains et d’ossements. Cela commence fort …

Dans l’un des temples, se tient une exposition des œuvres de l’artiste. A la vue des tableaux (photos interdites), j’ai une pensée pour ma puce Gwendoline et mes neveux Valérian et Hugo, fans de Warhammers. Je pense qu’ils adoreraient. Quant à moi, je classe les photos de ce site par thème et vous laisse apprécier les délires de l’artiste.

Les temples blancs :

Les temples jaunes :

Les grottes :

En construction
En punition

La cascade :

Gnome
Nymphe
Ni jas
Reptiles

Les sculptures :

Tête
Bonze
Anti-grille
Pointe de grille

Vers 10h00, je reprends la route principale n°1 puis je bifurque à droite pour prendre la 118. Pour changer de la monotonie de l’aller, je change de vallée. J’emprunte ensuite la route 1150 qui traverse le Khun Chae National Park.

Pendant une cinquantaine de bornes, je vais virevolter à travers la montagne sur une route en piteux état. Par contre, la circulation est très calme. Je redouble de prudence avec tous ces virages et autres nids-de-poule.

Heureusement, le paysage est à nouveau magnifique. Après avoir franchi ce massif montagneux, j’arriverai dans la ville de Phrao. Je m’y arrête pour déjeuner. Comme hier, tous les menus sont en thaï et personne ne baragouine un seul mot de rosbif. Je commande donc comme mon voisin. Grave erreur ! C’est légèrement spicy. Heureusement, une banane calmera le feu …

J’emprunte ensuite la route 1001 et traverse le Srilanna National Park. La route est belle et toujours aussi peu de circulation à part quelques pickups. Par contre, il faut que je me méfie des traversées de … singes !

Je reçois un message du fiston qui me donne RDV à 17H00 à son club de sport. Il est 14h00. Cela me laisse de la marge. Finalement, je vais tenter de monter au village Lahu, « l’une des minorités ethniques les plus hétérogènes au monde ». Originaires du plateau tibétain, ils ont migré un peu partout dans l’Asie du S-E et font partie des tribus des collines.

Pour monter à ce village, il me faut emprunter une piste forestière pendant 4 kilomètres interminables. Je croise un homme torse nu, petit à la peau mate, portant un sac de jute sur son dos. Par ses signes, je comprends qu’il me demande si je veux dormir au village et si je fume. Je réponds par la négative aux 2 questions et continue ma grimpette.

J’arrive enfin au « village » qui n’est qu’un assemblement de quelques maisons en bois. Des chiens et des poules errent sur ce plateau aride. Quelques femmes vaquent à leurs occupations. La vue est à couper le souffle mais la vie ici doit être rude.

Sur l’autre colline, j’aperçois un autre village qui me semble ddifficilement accessible; <

Je redescends en manquant me casser la binette à plusieurs reprises tellement la pente est raide et les ornières nombreuses. Je retrouve avec bonheur la piste bétonnée puis la route goudronnée. L’heure avance et il me faut tracer. Je traverse une vallée aux éléphants et qu’elle n’est pas ma surprise de tomber nez-à-trompe avec l’un deux et son cornac.

Je rejoins la route principale qui mène à Chiang Mai. Après avoir remis 1 litre d’essence, je pique une pointe à 110km/h. A 17h pétante, j’arrive au Gym. Les gars finissent leur dernier atelier. Nous allons déjeuner à leur cantine. On trinque avec une bière Leo puis je file ramener mon scooter au loueur. J’aurais fait presque 300 bornes dans la journée et pas loin de 2.000 en ??? Jours. Je suis fourbu, mâché, exténué. Je commande un dernier taxi-scooter pour me ramener à l’hôtel des jeunes. Je récupère mon gros sac avant de prendre une bonne douche et de dire au-revoir au fiston qui part co-worker. Il devrait s’arrêter 15 jours en France avant de rentrer ensemble à Montréal.

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